Villers en Arthies

Au long des rues du XIXè au XXè siècle

Fermiers, Commerçants et Artisans


SOMMAIRE

SOMMAIRE p.2

LISTE des RUES p.4

INTRODUCTION p.6

Un VILLAGE AGRICOLE

A - Aux alentours de 1914-1918 p.9

B - En 1957 p.11

C - En 1987 p.12

Un VILLAGE de PETITS COMMERCANTS et d’ARTISANS

A – Avant 1900 p.13

B - Vers 1914-1918 p.14

C – En 1957 p.16

D – En 1987 p.16

AU LONG des RUES p.18

(Voir liste des rues p.4)

CONCLUSION p.97

NOTES et REFERENCES p.99

SOURCES p.101

CARTES POSTALES et DOCUMENTS

(Notes et références) p.102

ANNEXES p.104


LISTE des RUES

GRANDE RUE p.20 et p.98

ROUTE des MARES p.39 et p.98

ROUTE de CHERENCE p.45

(Y compris le hameau des Mares)

ROUTE de VETHEUIL p.51 et p.98

(Y compris le hameau de Chaudray)

RUE de la CROIX DIALOT p.59 et p.96

CHEMIN des BOULEAUX p.62

CHEMIN du PONT de PIERRE p.65

ROUTE de DROCOURT p.66 et p.98

(Hameau de Villeneuve)

ROUTE de BELLE VUE p.73

(Hameau du Tremblay)

ROUTE de La GOULEE p.76

RUE de l’EST p.78 et p.96

(Hameau de La Goulée)

ROUTE de St LEGER p.85

CHEMIN des CAVIERES p.89

IMPASSE de la GROTTE p. 92 et 96

(Hameau des Mares)

ROUTE de MAUDETOUR p.38 et 96


AUTRES rues citées


RUE du PUITS (Villers) p.44

RUE du CHATEAU p.22

CHEMIN du ROCHER p.50 et p.98

CHEMIN de la CHARRIERE p.57

(Hameau de Chaudray)

RUE du NORD p.82, 96 et 98

(Hameau de La Goulée)

CHEMIN du LAVOIR p.98


Villers en Arthies

Au long des rues du XIXè au XXè siècle

Fermiers, Commerçants et Artisans


INTRODUCTION


Pourquoi dresser un inventaire des fermiers, des commerçants et des artisans du XIXè au XXè siècle ? Pour étudier l’évolution des activités agricoles, commerciales et artisanales. Ce sera aussi l’occasion d’évoquer les mutations de l’agriculture, la disparition du petit commerce, l’apparition de nouveaux artisans ou de nouvelles activités, mais aussi l’arrivée d’une population nouvelle : citadins en quête d’air pur, de sécurité, de calme, d’un environnement protégé… Le paysage bâti a subi des changements. Des besoins nouveaux sont apparus : hygiène, confort, environnement, distractions et loisirs, utilisation de matériel et d’engins mécaniques… De nouveaux services sont créés dans le cadre de Syndicats intercommunaux ou interdépartementaux : transports scolaires, ramassage des ordures ménagères, collèges (C.E.S. de Magny en Vexin), éclairage public, regroupement scolaire, cantine et garderie, parcs de stationnement pour les autos (près de la mairie-école et du nouveau cimetière), aire de jeux et de sport…

Villers en Arthies ne peut pas être classé parmi les villages de versant de vallée ou les villages de butte, ni parmi les villages de fond de vallée ou les villages de plateau. Le bourg s’inscrit presque dans un triangle dont les sommets seraient le château, l’église St Martin et la ferme du Grand-Chemin. C’est un village éclaté avec son bourg et plusieurs hameaux. Il cumule les divers types d’implantations, ce qui complique son administration, son entretien, son développement et sa modernisation. Les habitants des écarts ont parfois l’impression d’être délaissés.

On ne trouve pas non plus comme à Genainville, à Wy-dit-Joli-Village ou à Chérence, le noyau ancien des « maisons rurales vexinoises », ces « habitations typiques en pierre calcaire régionale » souvent « protégée par un enduit de plâtre et de chaux grasse taloché »,ce qui donne à l’ensemble une couleur qui varie « du blanc cassé à l’ocre clair ». Les murs de clôture, de même nature et de même couleur, qui enfermaient la maison, la cour et le jardin, ont presque tous disparu. Les bombardements et le duel d’artillerie de 1944 ont provoqué de nombreuses destructions et expliquent en partie le manque d’unité architecturale du bourg.

Les constructions anarchiques, les restaurations fantaisistes, les dérogations accordées, ont été réduites par la suite grâce au décret du 31 Déc.1958 instituant les P.D.U.I.

Ces plans directeurs d’urbanisme fixaient l’aménagement à long terme et la réglementation de l’utilisation des sols. Ceux-ci seront remplacés par une loi d’orientation foncière (30 Déc.1967) instituant le S.D.A.U. et le P.O.S. Le S.D.AU. (Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme) prévoyait les orientations à long terme. C’est à partir de ces prévisions que l’on établira le P.O.S (Plan d’occupation des sols). Le P.O.S. détermine le droit applicable à chaque parcelle et est opposable aux tiers et aux Collectivités locales, dès qu’il est rendu public après approbation de l’autorité de tutelle et la publication dans deux journaux locaux. Il prévoit :

-les équipements publics.

-la protection de l’environnement (bois, sites…) Zone naturelle : N.

-les espaces verts à créer.

-les zones urbaines (continues ou discontinues…) Zone : U.

-les zones artisanales et commerciales.

-les zones d’aménagement concerté : Z.A.C.

-les zones d’équipements publics existants.

-les réserves de terrains pour création d’équipements publics.

-l’emprise des voies (réseau actuel et voies nouvelles).

Le P.O.S. de Villers en Arthies a été approuvé par le Conseil municipal le 21 mai 1990. Il a été enregistré en sous-préfecture de Pontoise le 1er juin 1990 (date d’arrivée du dossier). L’affichage a eu lieu le 28 mai 1990 et la publication obligatoire dans deux journaux locaux le 6 juin 1990 (Gazette du Val d’Oise et le Petit Parisien libéré).Mais un arrêt du Conseil d’Etat, à la suite d’une requête d’un propriétaire, a prononcé l’annulation de l’ensemble du P.O.S. le 28 octobre 1998. Tout est à refaire et à quel prix ?

Pourtant les associations de défense de nos villages ruraux, l’association des Amis du Vexin et les élus locaux tentent de sauvegarder le milieu naturel et le patrimoine rural, de ne pas défigurer la partie ancienne des villages, de faire connaître le passé historique et culturel du Vexin .Ce sera les objectifs du « dernier-né » le Parc Naturel Régional du Vexin Français.

Le décret n° 95-704 du 9 mai porte classement du Parc Naturel Régional du Vexin Français (Ile de France), à la suite des divers avis des instances concernées, aux décisions du Conseil Régional de l’Ile de France (23 mars 1995), du Conseil Général du Val d’Oise (7 novembre 1994), du Conseil Général des Yvelines (27 janvier 1995), aux délibérations des communes intéressées (du 1er octobre 1994 au 3 février 1995 – Le 7 novembre 1994 pour la commune de Villers en Arthies).L’arrêté préfectoral du 24 avril 1995 pris par le Préfet du Val d’Oise autorise la création du Syndicat Mixte d’Aménagement et de Gestion du Parc Naturel Régional du Vexin français. Il a été installé dans le château de Théméricourt, devenu « la Maison du Parc », le 16 mai I995. C’était l’aboutissement de 5 années de travail. L’étude avait été confiée à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la Région de l’Ile de France (I.A.U.R.I.F.).

Je devrai citer les chemins et les routes qui desservaient ces maisons [maisons à cour fermée, maisons de manouvriers (a), maisons de vignerons (b), petites fermes (c), maisons bourgeoises, maisons de la fin du XIXè siècle (d)], les accès aux fermes ou aux divers bâtiments agricoles.

(a)Petit propriétaire sans attelage, avec peu de terre, qui doit travailler chez un gros fermier pour compléter ses ressources.

(b)Il pratiquait aussi la polyculture et un peu d’élevage.

(c)Il exploitait une dizaine d’hectares au maximum.

(d)Après 1870, toit à quatre pans en ardoise, avec un ou deux étages.

Les registres des délibérations du Conseil municipal de l’époque sont remplis de décisions concernant les chemins : entretien, réparations, alignements, redressements, déclassements, élargissements, créations … Sur les cartes postales anciennes, on remarque encore un réseau rural prévu pour les transports à cheval.

En 1957, on citait encore les chemins ruraux (C.R.) qui desservaient les champs et les bois, les chemins vicinaux ordinaires (C.V.O.) surveillés par l’agent voyer cantonal dont le siège était à Limay avant d’être repris par l’agent voyer de Magny en Vexin. Ces chemins correspondaient à la route de Chérence à Magny en Vexin en passant par la route des Mares, à celle de Chérence au St Léger… Il y avait aussi les chemins de grande communication (G.C.) : Le C.D.142 et le C.D.147 de nos jours. Ces G.C. et ces C.V.O. étaient goudronnés quand je suis arrivé à Chérence en 1954. Ce n’était pas le cas au début du XXè siècle. Il fallait très souvent les recharger (apporter de la pierre) et entretenir les fossés et les ravines.

Le Conseil municipal ayant donné un nom à chaque rue en s’inspirant des dénominations du plan cadastral (décision du 13 septembre 1969), j’essaierai dans la mesure du possible de situer les fermes, les commerces et les « ateliers » par rapport à ces rues et aux numéros des maisons actuelles.



UN VILLAGE AGRICOLE

J’ai dû choisir des dates repères qui pourront sembler arbitraires mais, pour toute enquête ou tout inventaire, il est nécessaire de fixer une date de référence. Ainsi, pour les fermiers, je citerai les nombreuses petites fermes qui existaient aux alentours de 1914-1918.Je m’arrêterai ensuite à l’année 1957, une dizaine d’années après la guerre de 1939-1945 et date de mon arrivée à Villers en Arthies au poste d’instituteur secrétaire de mairie. Je terminerai par l’année 1987, date à laquelle j’ai pris ma retraite, mais sans quitter Villers en Arthies, village que j’ai adopté avec ses habitants que je connais bien et qui me témoignent leur amitié.

J’ai pu établir les listes qui suivent en lisant les registres des délibérations du Conseil municipal (délibération du 9 novembre 1909 que j’indiquerai par C.M.1909), en parcourant la matrice cadastrale de 1913 (je citerai Mce 1913), mais aussi à l’aide de témoignages d’anciens habitants et en déchiffrant des archives privées communiquées aimablement par leurs propriétaires.


A-AUX ALENTOURS DE 1914-1918


*ALEXANDRE Henri (C.M.1909) : c’est la ferme de la place du bourg au 21 grand rue.

(Sur les registres de l’Etat Civil, les prénoms sont Denis Jules Henri. On les retrouve dans cet ordre dans d’autres documents)


*LANGLOIS Désiré Alphonse (C.M.1909) : c’est au 1 route des Mares, chez M. et Mme LE PROVOST Michel.


*TROGNON Charles : lieudit « Le Haut de Villers » A 953 et A 964. Cela correspond au 15 grande rue chez M. et Mme JUSTIN Thierry et au 7 route des Mares chez M.CAFFART Marcel (Mce 1913).


*GEROUT Charles : locataire de Mme BOURIENNE à la ferme des Mares (C.M.1909). C’est le père de Louis Henri GEROUT. Il est décédé en 1916 à Estrées (Somme).


*RULENCE Joseph aux Mares (C.M.1909) : 13 route de Chérence. De nos jours, c’est à la famille BILLET Jacques, petit-fils de Mme BEGUINE.


*PREVOST Séverin (On lit dans d’autres textes Julien Séverin) aux Mares (Mce 1913) : au 47 Chemin des Cavières. C’est chez M. et Mme DUBOUT Jean, sans certitude toutefois.


*MARIN Louis Alphonse : lieudit « Le Bas de Villers » A 871 (C.M.1909 et Mce 1913). C’est au 2 rue de la Croix Dialot. Mme THIBAUT Renée, née MARIN, est sa petite-fille.


*ROGER Alphonse (C.M.1909). Au 14 rue de la Croix Dialot, chez la nièce de M.CAFFART Marcel. On cite François Alphonse ROGER, puis son fils Charles Alphonse ROGER, « propriétaires cultivateurs ».



*RICHOMME Jean-Baptiste (C.M.1909) : rue du Pont de Pierre chez le docteur MILHAUD.


*TROGNON Edouard Désiré à Villeneuve (C.M.1909) : au 2 route de Drocourt chez Mme TROGNON Irène, veuve de Julien TROGNON, le fils d’Edouard Désiré.



*BEGUIN ………… à Villeneuve : aux 4, 6 et 8 route de Drocourt. C’est chez M. et Mme BRACHET (n° 4 et n° 8) et chez Mme DELECLUSE-GOUIN (n° 6).


*TOUTAIN Athanase fils, à la ferme de Villeneuve, B 1179 (ferme) et B 1031 (maison, au n°1 route de Drocourt chez M. et Mme DUPONT Jean-Louis. Mme SCHREVERE Madeleine, née FLEURIER, est la petite-fille d’Athanase TOUTAIN.


*TROGNON Jules Alexandre au Tremblay (Mce 1913) : cadastré B 1813. C’est au 7 route de Belle Vue chez M. et Mme GRACY Bernard. Il serait ensuite parti à Wy dit Joli Village (témoignage de Camille HAVARD, confirmé par la matrice cadastrale).


*Maria Moïse (en fait, PALLUET Maria Moïse) – (C.M. 1909) : c’est au 8 route de Belle Vue. J’y ai connu M. et Mme LOCKERT Robert, M. et Mme GRACY André ……..


*MONNIER Hippolyte (C.M.1909) : 17 route de la Goulée chez M. et Mme ANDERSON Ian.


*HAVARD Victor à la Goulée : route de la Goulée (Mce 1913). C’est le beau-père de Mme BENOIST Suzanne.


*DELAHAYE Emile à la Goulée (C.M.1909 et Mce 1913) : cadastré B 162. C’est 4 rue de l’Est au fond de la propriété actuelle de Mme DELAHAYE Nelly, veuve de Louis DELAHAYE.


*Ferme du Grand-Chemin, route de Vétheuil au n° 20. Elle reste la propriété des ROGER de VILLERS comme l’avait été celle de Villeneuve jusqu’à l’adjudication du 28 Juillet 1895 (archives de la famille TOUTAIN-SCHREVERE-HARANGER).


Je n’ai pas nommé les fermiers et les cultivateurs cités dans les registres de l’Etat Civil et que je n’ai pas pu situer dans le village à cause des imprécisions sur le domicile.


B - EN 1957

Le nombre des cultivateurs a fortement diminué. On exploite des surfaces plus grandes. Et, pourtant, la surface totale labourée a diminué : 71% en 1823, 55% en 1913, 43% en 1962.On utilise des engins agricoles. On dépense plus pour les engrais et les traitements chimiques. On emploie des semences sélectionnées. Le nombre des ouvriers agricoles diminue très sensiblement : on compte un ouvrier permanent en moyenne par ferme et, occasionnellement, des saisonniers.

On cultive le blé, la betterave sucrière, la pomme de terre, l’orge et l’avoine. Quant à la cerise « dite de Villers », son écoulement est de plus en plus difficile et les cerisiers sont en voie de disparition. Les pommiers à cidre restent encore une ressource pour de nombreux propriétaires.

L’élevage des bovins a supplanté tous les autres (porcs, chevaux et ovins).



Chevaux

ovins

porcs

bovins

1944

34

157

24

156

1953

23

60

16

227

1962

7

2

6

298

En fait, il n’y a plus que 4 cultivateurs qui pratiquent la polyculture et l’élevage, 3 herbagers (M.ANDLAUER élevant des chevaux ; les 2 autres pratiquant l’élevage des bovins) auxquels il faut ajouter le producteur de fruits et l’aviculteur car ils cotisent à la Mutualité agricole.


Cultivateurs et éleveurs


M. VANDEPUTTE Oswald, père, domicilié à Chérence. Il est fermier de M. ROGER de VILLERS Thibault et exploite les terres de la ferme du Grand-Chemin. Son ouvrier agricole, M. SCHALAPA Dmitro habite avec sa famille dans le logement rudimentaire de cette ferme. Il essaie d’entretenir bâtiments et matériel.


M. HERVIEUX Francis habite la ferme des Mares et exploite les terres. Il est fermier de la Famille PUISSANT de Dangu (Eure).


M. CODRON Raphaël habite et exploite les terres de la ferme de Villeneuve. Il est fermier de M. et Mme TOUTAIN Athanase qui résident à Villeneuve et de M. MAIGNEL Fernand, domicilié à Blamécourt (Seine et Oise).


M. BOUCHER Alphonse exploite les terres de la ferme de sa femme au n° 4 du Chemin des Bouleaux. C’est actuellement chez M. et Mme GAUDIAT. Il avait épousé Mme BEAFOURD Alice,
            veuve de GEROUT Charles, décédé en 1916. C’est le beau-père de Louis
Henri GEROUT, décédé le 10 février 1994.

            M. ANDLAUER Maurice, au 17 route de La Goulée. Il est fermier de Mme veuve DELANOY Anna. Il achète ensuite la ferme et les terres. C’est un militaire à la retraite.

Il faut ajouter 2 herbagers, 1 aviculteur et 1 producteur de fruits.

M. DREUX Marcel, à la ferme du bourg, n° 21 grande rue, élève des bovins.

M. ARRAN Charles possède des terres et élève des bovins. Il n’a pas de ferme. Il habite au n° 9 route de La Goulée. C’est chez M. et Mme CAPELLE. Ses locaux agricoles se trouvent rue de l’Est.
            Monsieur ARRAN avait l’habitude de les appeler « le poulailler ».

M. WILTZER Alex est aviculteur à Chaudray, au n° 29 route de Vétheuil. C’est chez Monsieur LAGAVILLE. Il élevait aussi des chiens de garde et une race de vaches naines.

M. MARIN René habite 2 rue de la Croix Dialot. Il produit des fruits et cultive des asperges.


C-EN 1987

L’agriculture est en pleine mutation. Les exploitants agricoles doivent être mécaniciens (coût élevé des pièces et des réparations), chimistes (précautions dans l’emploi des engrais et des traitements, tant pour eux que pour le voisinage, pour l’environnement et les nappes phréatiques), gestionnaires (le fermier est devenu exploitant agricole : dépenses, recettes, investissements, emprunts et leur remboursement, évolution des marchés, choix des cultures, impositions diverses, quotas laitiers…), utilisateurs de moyens de communication modernes….


Les fermes


La ferme de VILLENEUVE, route de Drocourt, appartient à Mme Chantal HARANGER, née SCHREVERE.

La ferme du bourg, place du village, au n° 21 grande rue, appartient à M. Paul TRUFFAUT. Sa fille, Marie-Thérèse, est l’exploitante. M. TRUFFAUT habite à Maudétour en Vexin (Val

d’Oise).

La ferme des MARES, au n° 22 route des Mares, appartient à partir de 1987 à M. et Mme Martial SARAZIN.

La ferme du GRAND-CHEMIN devient la propriété de M. et Mme VANDEPUTTE Oswald, fils, cette année-là. Elle est aussi le siège d’un gîte rural, de salles de réceptions (mariages, séminaires, fêtes de famille, réunions de comités d’entreprises ...) et d’un gîte accueillant des groupes (scolaires, classes vertes, camps de vacances, randonneurs…).

Il faut ajouter à ces agriculteurs un berger et un paysagiste :

M. Serge VOISIN qui s’installe à Villers en Arthies après 1988. Il habite au n° 46 grande rue.

M. Claude CORBEL qui a le siège social de son entreprise « Parcs et Jardins » au n° 6 rue de l’Est à La Goulée.

Si Villers en Arthies reste un village agricole, sur les quatre fermes qui restent, deux exploitations n’emploient aucun ouvrier permanent ; les deux autres n’en possèdent qu’un, et, encore, l’une est exploitée par une entreprise. Est-ce un procédé qui va se perpétuer dans un avenir prochain ?

Parfois, l’agriculteur accueille un stagiaire qui vient s’initier au travail et à la gestion de l’exploitation. Il participe aux travaux de la ferme et doit rédiger un mémoire à la fin de son stage.

Les difficultés financières, les réglementations pesantes, les contraintes imposées par la C.E.E., la mondialisation expliquent en partie le malaise du monde agricole. Les jeunes ne peuvent plus ou ne souhaitent plus reprendre l’exploitation de leurs parents. Ils n’y sont pas encouragés car il est certain que l’avenir ne se présente pas sous de bons augures.



UN VILLAGE de PETITS COMMERCANTS et d’ARTISANS


Pour le commerce et l’artisanat, je prendrai un repère supplémentaire : avant 1900. En effet, j’ai pu retrouver dans les archives communales le registre des déclarations de constructions, d’additions et d’affectations à usage commercial ou industriel et celui des arrêtés du maire. Bien sûr, les matrices cadastrales m’ont été fort utiles.


A-AVANT 1900

Je ne peux citer que les noms trouvés dans les divers registres communaux, ce qui n’implique pas qu’il n’y ait pas d’autres commerçants et artisans. D’ailleurs, j’en ai trouvé de nombreux autres dans les actes des registres de l’Etat Civil, mais l’adresse était trop imprécise pour pouvoir les situer dans la commune.

Les commerçants

TRUFFAUT Adolphe Eugène est cité dans l’arrêté du maire du 23 mai 1883 pour une « maison sise au centre du village au carrefour du chemin de Vétheuil ». C’est très certainement la maison
            du n°3 de la route des Mares qui porte une enseigne à demi effacée : « TRUFFAUT M. DE VINS-LIQUEURS ». C’est chez M. et Mme RENNER Didier.

LUCE Henri : un arrêté du maire du 10 janvier 1886 situe son commerce au « Bas de Villers ». Il est  «marchand-épicier ». C’est chez M. et Mme VALEMBOIS Alain au n° 12 rue de la Croix Dialot.

GAGUIN Auguste est nommé dans un arrêté du maire 11 mai 1885 sans précision sur l’emplacement de son commerce. Nous le retrouverons plus loin.

RENARD Jean-Baptiste : son nom est cité dans un arrêté du 8 février 1884 sans précision sur la boutique. Il est charcutier.

PILLEUX Adolphe Théodule : il est autorisé à «ouvrir un débit de boissons, chemin communal n° 28 » sans autre précision (arrêté du maire du29 avril 1888).

Est-ce au 45 grande rue chez Mme Ginette BINAY (parcelle A 903 « le Bas de Villers » ou au 4 grande rue chez M. BROUILLARD Denis (parcelle A 1010 « le Haut de Villers ») ?
            J’incline pour le n°4. Les cartes postales anciennes m’y autorisent. Pourtant, M. MALINGRE Liane affirme qu’il a connu un commerce chez Mme BINAY.

DESOINDRE Pierre François : un arrêté du maire du 11 février 1886 le cite. La matrice cadastrale de 1913 indique qu’il possède la parcelle A 937p « le Bas de Villers ». C’est la maison
            d’Emmanuel BEDET au n° 35, grande rue.     


Les artisans


HUETTE Eugène, menuisier, dépose le 8 mai une déclaration de travaux. Il possède la parcelle A 1011 « le Haut de Villers ». C’est au n° 8, grande rue chez Mme NOIREZ.


B-AUX ENVIRONS de 1914-1918


Ce sont les mêmes documents qui m’ont servi : matrice cadastrale de 1913, registres de déclarations de constructions, d’additions ou d’affectations, cartes postales anciennes et des témoignages.


Les Commerçants


*TRUFFAUT Adolphe : cabaretier.

Le 15 mai 1908, on note une déclaration de construction d’une maison à usage de commerce sur le terrain cadastré A 1023 « le Haut de Villers ». C’est au n° 18, grande rue,
chez M. et Mme Didier MABILLE.

La matrice cadastrale porte au compte de TRUFFAUT Adolphe :

*A 953 «le Haut de Villers » : maison (1)

*A 959 id.  : id. (2)

(1) C’est au n° 15 grande rue chez M. et Mme JUSTIN Thierry.

(2)C’est au n° 3 route des Mares chez M. et Mme RENNER Didier.

En 1924, TRUFFAUT Adolphe vendra la « A 959 » à Pierre TROGNON, cantonnier, et la « 953 » à Charles TROGNON, cultivateur.

* PILLEUX Théodule est le propriétaire du débit de boissons d’avant 1900. Il possède les parcelles suivantes :

*A 903 « le Bas de Villers » - maison.

*A 1010 « le Haut de Villers » - id. .

*A 1010p « le Haut de Villers » - salle de billard.

La première parcelle correspond au n° 48, grande rue chez Mme BINAY Ginette.

Les deux suivantes correspondent au n° 4, grande rue chez M. BROUILLARD Denis.

En 1918, il vendra les 2 parcelles A 1010 à DELOFFRE Maurice.

*PLANCOUARD Auguste : épicier.

Sa boutique est sur la parcelle A 904 « le Bas de Villers ». C’est le n° 46 grande rue chez M. VOISIN Serge.

*PATROUILLEAU Louis : débitant d’eaux de vie. Il possède une maison et un hangar cadastrés B 1005 « les Prés de Villeneuve ». C’est au n° 7 route de Drocourt chez Mme veuve PATROUILLEAU.

*TROGNON Louis : coquetier. Il a sa maison sur la parcelle B 1175, lieudit « Villeneuve ». C’est au 12 route de Drocourt chez M. et Mme NOUAILHETAS philippe.

*HOTEL-RESTAURANT « La GLYCINE ».

Les cartes postales de l’époque permettent de le situer au 16 grande rue chez M. et Mme PATUREL Michel. Sur ces cartes, on peut lire l’enseigne qui suit : « EPICERIE-CAFE-CHARCUTERIE ».

*RENARD Edouard : épicier.

Sur la matrice cadastrale de 1913, au folio 87, on lit « DELAHAYE et RENARD Ed. indivis».

Nous sommes au 26 grande rue chez Mme veuve LOCKERT Denise.

*GAGUIN Auguste : buraliste qui tient la régie des recettes.

Plusieurs témoins le citent bien avant 1918. M. DUBAR Jean et M. THIERY Robert situaient son commerce à l’angle de la grande rue et de la rue du château, tout de suite à gauche en montant. C’est chez la famille LESOT, père et fils.


Les artisans


*HUETTE Eugène : menuisier déjà cité avant 1900. Il habitait au 8 grande rue chez Mme NOIREZ. Il cessera son activité en 1923.

*JEAN François : maçon qui habitait au 10 grande rue chez M. et Mme O’LANYER. Mme THIERY affirme qu’il cesse son activité en 1926.

*BAILLY Aimable : charron qui a son atelier et sa maison sur la parcelle A 616, lieudit « La Brisoire ». C’est au 25 route de Chérence chez Mme PICHON Joëlle.

*LEGENDRE Henri : maréchal-ferrant, père de mme THIERY Reine. Il était propriétaire des parcelles suivantes :

A 532 « Les Cavières » - maison.

A 411 « Le Clos Savary » - maréchalerie.

La maison se trouve au n° 22 Chemin des Cavières.

La « forge » était à l’entrée de la rue du Puits, à gauche.

*BENARD Louis : matelassier aux Mares. C’est au n° 1 Impasse de la Grotte chez Mme HUAN Suzanne, décédée dernièrement. La maison a été achetée par M. et Mme SAGNOT.

*LABORIER Claude : cultivateur cité sur la matrice cadastrale de 1913 pour la parcelle B 180 « La Goulée ». C’est au 12 rue de l’Est .Pourquoi le citer parmi les artisans ? C’est que ceux qui l’ont connu déclarent qu’il était menuisier et qu’il fabriquait, en particulier, des brouettes.

Les commerces n’impliquent pas forcément la possession ou la création d’une boutique au sens où on l’entend de nos jours. En effet, une simple pièce d’habitation comprenait à la fois les rayons où étaient exposées les marchandises, l’entassement des cartons et des objets à vendre, les tiroirs contenant la mercerie et la quincaillerie, les tringles suspendues au plafond supportant divers produits non altérables. Cette pièce servait aussi de réserve. Il ne restait que peu d’espace pour un comptoir, le tiroir-caisse, la balance Roberval et ses poids de cuivre bien astiqués ou pour une simple table de cuisine recouverte d’une toile cirée. C’est ce que l’on peut encore voir, en province, dans l’arrière-pays, dans ces petits villages où, le lavoir abandonné ou détruit et le café fermé, la boutique reste encore (Pour combien de temps !) le point de rencontre des villageois et le lieu d’échange des nouvelles ou des commentaires sur la vie communale.


C - EN 1957


Les commerçants

Il en reste trois :

*THIERY Robert qui tient le Café – Tabac – Restaurant – Epicerie. C’est au 18 et 20 grande rue chez M. et Mme MABILLE Didier.

*HAVARD Eva qui tient une épicerie – buvette au n° 46 grande rue. C’est le garage de M. et Mme VOISIN Serge.

*DELARUELLE Lucie qui tient une épicerie au n° 10 rue de la Croix Dialot.

Tous sont propriétaires des biens et du fonds de commerce. Il y eut bien, un temps, en bas de la grande rue, dans le garage, à droite en sortant du bourg, un laboratoire de charcuterie, tenu par M. LANGE qui vendait ses produits sur les marchés. Il habitait au 4 rue de la Croix Dialot. C’est chez M. et Mme SAMBET Gilbert.


Les artisans


*BINAY Georges : maçon au 2 Chemin des Bouleaux.

*VIGNOLA Joseph : maçon au 5 route de Vétheuil, mais son dépôt et un grand hangar se trouvent au 24 route des Mares. C’était ensuite la menuiserie de Raymond LEBARS qui a pris récemment sa retraite.

*RALLET Georges : menuisier au 4 route des Mares. C’est chez M. et Mme SALAUN Michel.

*CAFFART Pierre : peintre en bâtiment au 4 route des Mares. C’est chez Marcel CAFFART. Tous sont propriétaires de leur fonds de commerce.

*BROSSEAU Emile : forgeron. La forge se trouvait dans l’ancien potager du château. Elle sera fermée en ­1969. Il habitait au 25 grande rue. C’est chez M. et Mme Jean-Pierre RENNER Il était le locataire de M. ROGER de VILLERS pour la maison et la forge.


D - EN 1987


Les commerçants


Les commerces ont disparu à la mort de leurs propriétaires. Seul, le commerce du haut de Villers subsiste, mais il est devenu crêperie en 1980 et brocante en 1986. Les 2 activités sont tenues par M. et Mme MABILLE Didier.


Les artisans


*La FORGE est fermée depuis le départ de M. Robert LAGADEC, forgeron-serrurier, en 1969.Le bâtiment devient l’entrepôt du matériel de M. Michel CAFFART, peintre à Magny en Vexin,
         en 1980.

*BINAY Philippe, maçon au 2 Chemin des Bouleaux. C’est le petit-fils de Georges BINAY.


       *LE BARS Raymond, menuisier au 24 route des Mares.

*BROUILLARD Denis, fabricant de housses pour autos, au 2 grande rue.

       *FAUQUET Michel, menuisier au 29 route des Mares.

Les petits villages perdent un à un leurs commerces traditionnels après avoir perdu leur café. Les supérettes et, surtout, les grandes surfaces contribuent largement à ce phénomène. En outre, les nouveaux villageois sont plus jeunes et le couple travaille à l’extérieur de la commune, souvent à des endroits et des horaires différents. L’homme et la femme partent tôt et rentrent tard. Les horaires d’ouverture des hyper marchés (fermeture 20 h, 21 h, voire 22 h certains jours), la facilité du stationnement, la concentration des produits les plus divers, le voisinage de certains commerces spécialisés (bricolage, papiers peints, peintures, pièces d’automobiles, halle aux vêtements…), à la périphérie ou dans des galeries marchandes, mais, aussi, souvent, l’existence d’ une station d’essence, d’une cafétéria, d’une pharmacie, d’une banque…,tout cela correspond aux besoins de clients toujours pressés. Les promotions répétés et les anniversaires renouvelés attirent la clientèle.

En revanche, la relation commerçant-client, le suivi des produits et des marques, les conseils qui facilitent une recherche ou un choix, ont tendance à disparaître. L’acheteur tombe dans l’anonymat. Même si l’accueil s’améliore, même si la qualité peut être assurée, même si le service après-vente est accordé, il y a des surprises : sans le ticket de caisse prouvant votre achat, votre réclamation sera vaine ; on vous invitera souvent à rapporter votre appareil pour sa vérification ou sa réparation…

Les grosses entreprises obtiennent les grands travaux et les constructions nouvelles. L’artisan doit se contenter des petites réparations, des restaurations (heureusement de plus en plus nombreuses), des agrandissements, de travaux de sous-traitance (procédé peu rentable car, dans ce dernier cas, il est souvent perdant). M.LE BARS Raymond ne travaille pas pour les particuliers, il équipe des magasins, des collectivités…On ne trouve plus de peintre à VILLERS.


AU LONG DES RUES


Les inventaires précédents n’ont pas la prétention d’être exhaustifs. Les sources sont très diverses. Les critères qui ont servi à l’établissement des listes varient aussi. Tantôt, ce sont les propriétaires qui sont cités, tantôt, ce sont les fermiers. Plus tard, ce seront les bailleurs et les fermiers (preneurs), puis les propriétaires exploitant leurs terres. Quant aux commerçants et aux artisans, ce sont les registres des arrêtés du maire ou ceux des déclarations (création, adjonction, ouverture ou fermeture, modification du commerce, déplacement de la boutique ou de l’atelier…) qui ont permis d’établir ces listes. Hélas ! Ces déclarations sont souvent imprécises pour nous : vague indication du lieu, prénoms en désordre ou omis, profession qui varie d’une déclaration à l’autre (charcutier puis épicier, coquetier ou épicier…). Seules, les matrices cadastrales (à partir de 1823) et les plans cadastraux à partir de 1819 permettent de les situer avec plus de précision, mais les numéros des parcelles ont changé lors de la révision du cadastre en 1935.


        Ces inventaires ont permis de recréer le paysage agricole, commercial et artisanal. On a pu ainsi suivre son évolution et, surtout, le déclin, puis la disparition du petit commerce. Il m’a semblé utile de lui « donner vie » en reprenant chacune des maisons qui ont été autrefois le siège d’une activité en citant les propriétaires successifs, en précisant les modifications d’usage de ces locaux, si cela était possible, du XIXè à nos jours.

Comment présenter cette troisième partie ? Une suite des propriétaires pour chaque maison ? Cela risquerait d’être bien monotone. Dois-je suivre les parcelles du cadastre ? Je pense que ce sera souhaitable et utile, mais des difficultés se présentent alors. Les archives de la commune possèdent bien les matrices cadastrales de 1823, les plans cadastraux depuis décembre 1819, un registre des mutations établi dès 1823, un registre des propriétés bâties rédigé en 1910, mais, dans quel état pour certains ! La matrice de 1823 est très fragile : l’humidité a rongé le bord des pages, plus de 10 cm à certains endroits. Le classement des propriétaires, par ordre alphabétique à l’origine, comporte ensuite une succession de renvois qui conduisent à plusieurs pages différentes.

Le numéro du folio quand il lisible, permet de s’y retrouver. Ajoutons que les parcelles sont souvent divisées : une parcelle nommée A 640 se trouve partagée en 2 ou 3 parcelles notées, pour simplifier, A 640 p. Il faut suivre alors les numéros et la contenance. Elles peuvent d’ailleurs se reconstituer en partie ou en totalité par la suite. Les successions, les partages, les ventes, les échanges sont à l’origine de ces découpages. On ajoutera ensuite la révision totale du cadastre effectuée en 1935 qui a regroupé des parcelles trop petites et trop nombreuses sous de nouveaux numéros et parfois sous de nouveaux noms. Ainsi une parcelle A 444 lieudit « le Village » sera formée avec les parcelles A 961 à 965, 967, 968 du lieudit « le Haut de Villers » avec approximativement la même contenance.

Cela a conduit à un découpage chirurgical : certaines parcelles anciennes sont divisées en lopins aux formes bizarres qui sont répartis entre les voisins pour obtenir la surface souhaitée. Heureusement, un état des sections comporte la correspondance entre le nouveau numéro et les anciens. Enfin, la date de mutation portée sur les registres ne concorde pas toujours avec la date d’entrée en possession du terrain ou du bâtiment. En effet, durant mes fonctions de secrétaire de mairie instituteur (1957-1987), les inscriptions des modifications étaient inscrites dans les 4 ans qui suivaient : ainsi, une famille installée à Villers en 1975 ne paraît au cadastre qu’en 1979. Quand je citerai des dates, ce ne seront que des repères.    

Il faut bien se décider. Je citerai quand cela sera possible la parcelle bâtie et le lieudit actuels. Je noterai la correspondance avec l’ancien cadastre. Pour la plupart des cas, je ne suivrai que la parcelle bâtie. J’indiquerai la suite des propriétaires en signalant les dates d’entrée en jouissance, sans garantie d’exactitude comme je l’ai expliqué précédemment, ainsi que la profession ( ?).



Quand je le pourrai, j’évoquerai les personnes ou le bâtiment à l’aide d’extraits des registres communaux (arrêtés du maire, constructions, déclarations diverses…), des dossiers archivés, des registres de l’Etat civil, des témoignages d’anciens habitants, de la « mémoire collective », des archives du diocèse de Pontoise, des archives privées, mais aussi en étudiant certaines photos et les cartes postales anciennes…

J’ai évité jusqu’ici de renvoyer à des notes ou des références en les incorporant dans le texte ou en utilisant des abréviations. Ce sera la cas pour les registres de l’Etat Civil (noté E.C.), les matrices (notée Mce 1823), les archives (notée Arch. …), les folios de la matrice (noté f.25).


4 GRANDE RUE


  
Mce 1935 Mces 1823 et 1913
Le Village A 463                          

Le Haut de Villers A 1006 –1007 (T) – 1008 (J) – 1009(J) –A 1010 (M) – 1011 (S) – 1012 (T)


Je suivrai donc la parcelle A 1010 qui appartient en 1823 à TROGNON Martin, dit MARTINOT (Folio 437 de la Mce).

En 1837, c’est TROGNON Pierre (f.479) qui la possède.

En 1876, elle devient la propriété de PILLEUX Théodule. Pourtant, la matrice cadastrale de 1823 (1), signale qu’en 1875 PILLEUX Adolphe (encore le prénom !) construit une maison ou l’agrandit sur la parcelle A 1010. Rappelons ici l’arrêté du maire du 29 avril 1888 qui autorise PILLEUX Adolphe Théodule « à ouvrir un débit de boissons, chemin d’intérêt communal n° 28 », c’est à dire la grande rue de nos jours. On peut affirmer que c’est bien au n° 4 grande rue. En effet, une carte postale ancienne que m’a présentée Jean-Luc LIEVYNS, porte l’inscription « PILLEUX – MARCHAND de VIN » (Liqueurs, vin et tabac). La boutique possédait un cigare pour enseigne.

Acte de mariage en date du 3 avril 1888 : Adolphe Théodule PILLEUX, chaudronnier, né le 11 août 1862 et d’Elise Léontine Alphonsine TROGNON, née le 2 mars 1866, domiciliée à Chaudray.

Sa femme décède en 1904. Il se remarie en 1906 avec Henriette Alphonsine BOURGENOT, 46 ans, sans profession. Il est cité dans l’acte comme marchand de vin (D’après E.C.).

La matrice de 1913 indique qu’il est cabaretier, propriétaire de 2 parcelles :

A 1010 Le Haut de Villers : maison et salle de billard.

A 1011 Le Haut de Villers : sol.

La première parcelle est partagée en A 1010p qui reste au compte de PILLEUX A. et A 1010p attribuée à un compte illisible.

Un M. LODDE Henri a été aubergiste. Mme THIERY Reine déclare qu’il était chez « PILLEUX ». Est-ce sur la 2è parcelle A 1010p ? M. Didier MABILLE m’a montré une carte postale non datée qui portait la mention « Collection LODDE ». Elle représentait la boutique des 18/20 grande rue. C’était la tradition pour les commerçant de faire éditer des cartes postales représentant des bâtiments, des quartiers ou des hameaux. Son existence est confirmée par les registres de l’Etat Civil.

Acte de naissance du 19 mai 1914 de Denise Alphonsine LODDE. Son père est LODDE (On lit Loddé)

Henri Constant, aubergiste, 28 ans. Il s’était marié le 21 octobre 1911 avec Jeanne BINET (E.C).

PILLEUX « Théodule » vendra sa parcelle à Maurice DELOFFRE en 1918. Ce dernier restera propriétaire jusqu’en 1942.

1935 : Le cadastre est rénové et remembré. A cette date, M.DELOFFRE possède au lieudit « Le Village » avec de nouveaux numéros : A 454 (grange-bûcher) – A 461 (serre)
            –
A 463 (maison et dépendances) – A 480 (maison et garage).

A 454 et A 480 appartiendront à DELOFFRE Gaston en 1943. A 461 sera vendue à Norbert TESSIER en 1951. Quant à la parcelle A 463 qui nous intéresse, elle passera :

En 1943, aux héritiers de Gaston DELOFFRE, puis à Rodolphe DOCQUET, administrateur de société, domicilié à Paris 8è.

En 1947, à BARATELLI, arboriculteur-apiculteur, domicilié à Amiens.

EN 1951, à Mme Henri BOIVIN et, la même année, à Robert ARNITZ ( ?).

En 1961, à Mme LAURENT Marguerite qui achètera la A 1675 « Le Village » en 1965.Cette dernière est le 6 grande rue.

Depuis, 1983, Denis BROUILLARD s’est installé au n° 4 et y a établi son atelier « HOUSSES AUTOS BROUILLARD ».

8 GRANDE RUE



Mce 1935     
Mces 1823 et 1913

Le Village A 471      

Le Haut de Villers A 1011


 

Je précise que l’année indique la date de la création de la matrice cadastrale. Les modifications sont portées les années suivantes jusqu'à la refonte des registres.

A l’origine, la parcelle appartient à Mme NOYER, veuve « Henry » (f.300).

Elle passe en 1828 à un compte illisible en partie. J’ai pu déchiffrer : …BUNEL, Magny …(f.36).

C’est Jean-Louis RICHOMME (f.389) qui la possède en 1859.

Dès 1878, Eugène HUETTE y aura sa menuiserie (f.763). Rappelons sa déclaration du 8 mai 1891 pour des travaux sur la parcelle A 1011 « Le Haut de Villers ». Il arrêtera son activité en 1923.

Acte n° 9 du 22 février 1873 : Mariage de HUETTE Eugène Honoré, menuisier, 21 ans, avec Adèle Gabrielle DARET, couturière, 19 ans… (D’après E.C.)

En 1932, la propriétaire est Hélène DUPUY, née BOIVIN. C’est la petite-fille de Mme HUETTE.

Acte de naissance du 5 septembre 1918 d’Hélène BOIVIN dont la grand-mère était Gabrielle Adèle DARET, épouse HUETTE, âgée de 65 ans. (D’après E.C.). 

En 1966, M. et Mme NOIREZ achètent la maison qui devient leur résidence secondaire. Actuellement, suite au décès de M. NOIREZ, la maison appartient à sa veuve et aux héritiers.

Toutefois, avant les NOIREZ, à mon arrivée à Villers en 1957, M. et Mme BOUTTIER Georges y habitaient en résidence principale. Mme BOUTTIER était couturière, M. BOUTTIER G. était ouvrier maçon chez M. Georges BINAY, entrepreneur au 2 Chemin des Bouleaux. Mme BOUTTIER, née CABOT Marcelle, avait épousé G. BOUTTIER en 1930 (E.C.).


10 GRANDE RUE


Mce 1935                                                              Mces 1823 et 1913
Le Village A 472 Le Haut de Villers A 1013 A 1014(M) A 1015 A 1016



S’y sont succédés :

*1823 PREAUX Jacques (couvreur en paille dans l’acte de mariage du 20 avril 1815)-(E.




RUE du CHATEAU

En 1904, le jour de la Sainte Barbe, patronne des pompiers, M. FOUTNIER, maire, et ses conseillers municipaux décident d’installer une lanterne au carrefour de la rue coupant l’allée du château.

En fait, le 6 janvier 1905, on installe 5 lanternes.

Une pompe existait en bas de la rue du château, à gauche, en montant. Le puits devait être dans la propriété au n° 2 rue du château. Camille HAVARD affirmait qu’il était dans la ca

Acte de décès du 17 janvier 1868 de PREAUX (On lit Préaux) Jacques Eustache Alexandre, cultivateur, 57 ans… (D’après E.C.)

            *Je n’ai pas pu trouver le successeur.

*1853, on trouve DARET Prosper. Il déclare une construction nouvelle sur la parcelle A 1014 en 1857 (Mce 1823).

Acte de décès du 17 août 1903 de DARET Prosper, menuisier, âgé de 80 ½ ans. (E.C.)

*1905 : François Armand JEAN, entrepreneur de maçonnerie. Il aurait arrêté son activité en 1926 selon les déclarations de Mme THIERY Reine.

*1939 : Mme JEAN, veuve.

*1940 : M. et Mme CRETAINE Louis. Mme CRETAINE était née JEAN.

Le 23 septembre 1907, Blanche Armandine JEAN, fille de François Armand JEAN, 46 ans, et de Marie DARET,son épouse, couturière, 44 ans, épouse Louis Auguste CRETAINE. (E.C.)


            *1958 : Mme CRETAINE Louis, bien qu’on lise encore sur la matrice CRETAINE Louis.

*1979 : M. et Mme O’LANYER Gabriel. Or, ils se sont installés à Villers en 1975, date de l’inscription de 2 de leurs 3 enfants (Delphine et Cyril) à l’école mixte à tous les cours du village.


Angle de la rue du CHATEAU Et de la GRANDE RUE


Mce 1935                                          
Mces 1823 et 1913
Le Village A 450

Le Haut de Villers A 972 (S)-A 974(B)

Suivons les propriétaires de la parcelle A 974.

*BERTHEAUME Jean, veuve (1823).

*OZANNE Claude (1825).

Acte de mariage du 9 décembre 1823 de Nicolas Quentin TROGNON, 31 ans, tailleur d’habits, et de Marie Geneviève TROGNON, 32 ans, domestique. Le père de Nicolas, Joseph TROGNON, 76 ans, est aussi tailleur d’habits. L’un des témoins est Claude OZANNE, 49 ans, garde-chasse au château, beau-frère de l’époux .(D’après E.C.)

*…Le compte suivant est illisible…

*FONTELLE Edouard (1875).

Passons à la parcelle A 972.

*DEVAUX Henri et LAINE (on lit Lainé) Jules, indivis (1823).

*PARMENTIER Louis (1856).

*COURCOL Michel (1860).

*COURCOL Edmond, jardinier (1884).

*FONTELLE Edouard devient propriétaire en 1888 et le restera jusqu’en 1909.

*A cette date, M. GAGUIN acquiert les parcelles A 972 et A 974 et les conservera jusqu’à son décès en 1942. « Il avait épousé Céline Louise FONTELLE le 30 juin 1884 (E.C.) ».

Acte de naissance du 1er mai 1866 de Céline Louise FONTELLE, fille d’Edouard Louis Marie FONTELLE, 26 ans, et de Céline Eléonore Julienne DAMESME, son épouse, 23 ans, tous deux épiciers (E.C.).

Dans le registre des arrêtés du maire, le 11 mai 1885, on trouve une déclaration de vente d’essence et de pétrole émanant d’Auguste GAGUIN, marchand-épicier. Etait-il associé avec son beau-père? C’est probable car il s’était marié avec sa fille l’année précédente.

La matrice cadastrale des propriétés bâties de 1913 indique pour l’année 1926 : « GAGUIN,

Buraliste ». M. THIERY Robert déclarait qu’il tenait le bureau de tabac et la régie des recettes (encaissement des taxes, des laissez-passer…). Sa boutique se trouvait à l’angle de la rue du château et de la grande rue, en bas et à gauche.

Au cimetière communal ancien, un peu après l’entrée, sur la droite, se dresse le monument de la tombe de la famille FONTELLE – DAMESME – GAGUIN. On lit distinctement les noms qui suivent :

-Désirée OZANNE 1817 – 1907

-Edouard FONTELLE 1839 -- 1907

-Céline (Jne) DAMESME 1843 – 1916

-Auguste GAGUIN 1864 – 1942

-Céline FONTELLE 1866 – 1955

En 1947, M. BIGOT André devient propriétaire. Il possède les bâtiments depuis la grande rue jusqu’à la maison à l’angle de la rue du château où habitaient M. et Mme Bruneau.

En 1955, il habitait en bas, à gauche du portail ; M. et Mme GRAIGNON Louis occupaient la partie à droite. Mme Jeanne GRAIGNON (1905 – 7 février 1984) restera dans la propriété jusqu’à la mort de son mari (1901 – 1975).

Au décès de M. BIGOT, sa veuve conserve la propriété. Ensuite, Mme FORISTIER, fille de Mme BIGOT et belle-fille de M. BIGOT, devint co-héritière avec son demi-frère M. MELES, demeurant à Nevers (48).

En 1995, la famille LESOT achète la propriété. On trouve M. et Mme LESOT Jean-Marc au n° 2, Philippe LESOT au n° 4 et M. et Mme Dominique LESOT au n° 4 bis de la rue du château.


16 GRANDE RUE


Mce 1935                                                        Mces 1823 et 1913
Le Village A 482

Le haut de Villers A 1020(M) 1021(J) 1022(T)





            Je ne suivrai que la parcelle bâtie A 1020 contenant 3 ares à l’origine.

1823 : NOYER Henry Veuve (f. 300)

1828 : NOYER jean Henry (f. 304)

…… : compte illisible ……

La parcelle doit être divisée : en effet, on trouve 2 parcelles notées A 1020 p.


A 1020 p (1,86 are) A 1020 p (1,4 are)
1858 : NOYER Henry (f. 293)
…… : compte illisible …              
1858 : NOYER François (f.313)
1896 : DUBOST Nicolas fils (f. 560)


Les 2 parcelles ont-elles été regroupées ?

1923 : Eugène BOULAY, cafetier.

1924 : Antoine DESMULLES.


Hôtel-Restraurant « La Glycine »

Très longtemps, j’ai confondu avec l’entrée du portail de la crêperie-brocante des MABILLE.

Après une observation plus attentive des piliers, c’est bien au n° 16 de la grande rue.

Il y a eu aussi un commerce : l’enseigne ne laisse aucun doute à ce sujet.

En 1957, à mon arrivée à Villers, M. et Mme DESMULLES Antoine y habitaient. Monsieur DESMULLES y décéda peu de temps après.

Et les RENARD-DELAHAYE, charcutiers ?

Leur commerce était-il au n° 1 rue du château ? aux n°S 18/20 grande rue ? Pourquoi pas au n° 16 grande rue ?

L’enseigne n’indique-t-elle pas : « Epicerie-Café-Charcuterie » ?

Il semble y avoir une bordure de trottoir.

Seul, l’imposte de la prote d’entrée diffère (Présence d’un croisillon). {Voir photo p. 80

           
            1960 : DESMULLES A., sa veuve, née SCHEFFER Elisabeth (succession).

1966 : DESMULLES Charles, « époux PATUREL ».

1967 : PARUREL André.

19.. : PATUREL Michel

Jean-Luc LIEVYNS m’a montré une carte postale d’avant la guerre de 1914-18 qui indique la présence d‘un hôtel-restaurant « La Glycine ». On peut aussi lire l’enseigne : « Epicerie – Café – Charcuterie ». C’est bien au 16 grande rue.

            Notons que les Anciens déclaraient qu’un Séverin PREVOST qui était cultivateur aux Mares sans autres précisions – Peut-être au n° 47 Chemin des Cavières ou sur la parcelle face au n° 1 Impasse de la Grotte où existaient encore les ruines d’une construction, remplacées depuis par un garage - aurait tenu cette « épicerie – Café – Charcuterie » avec Mme MONNET ( ?), veuve de guerre, qui vendait aussi du tabac. D’ailleurs, j’ai trouvé un Séverin PREVOST, clairon, dans les archives de la compagnie de sapeurs-pompiers, sur un état de 1921 (Arch.. communales).


18-20 GRANDE RUE


Mce 1935                                                                

Mces 1823 et 1913

Le Village A 485

Le Haut de Villers A 1022(T) A 1023(M) A 1024(M)


Parcelle A 1024 (2,70 ares) :

1823 : FOURNIER Pierre Jacques.

1830 : FOURNIER Maurice (f . 168).

1844 : FOURNIER Jules.

Cette parcelle est partagée :


A 1024 p (1,80 are)                                                              
A 1024 p (0,90 are)
…… : compte illisible 1882 : DUMONT Vincent, rentier.
1912 : OZANNE Alexandre, valet à Villers.
C’est le trisaïeul de Philippe BINAY, son arrière- grand-père.


Le 8 mai 1922 : décès d’Alexandre OZANNE, époux de FOURNIER Rose Marie. Le déclarant est Georges BINAY, maçon, son petit-fils (E.C.).

Parcelles A 1022 (14,40 ares) et A 1023 (5,55 ares) :

1823 : TEISSIER, les enfants.

1829 : FOURNIER Maurice qui acquiert la A 1024 en 1830.

1844 : FOURNIER Jules (f. 171) qui obtient en même temps la A 1024.

1882 : ….illisible…..

1909 : TRUFFAUT Adolphe.

On trouve dans le registre des déclarations des constructions la création d’une maison à usage de commerce sur la parcelle A 1023 lieudit « Le Haut de Villers » en date du 15 mai 1908. Or, M. et Mme THIERY Robert m’ont affirmé que cette boutique avait été construite en 1907 par M. LE CAM, entrepreneur à Drocourt et financé par M. DUPRE pour la fille de M. TRUFFAUT, Marguerite qui était mariée avec TROGNON Charles. M. GEROUT Maurice de Vienne en Arthies m’a confirmé que Marguerite TRUFFAUT avait bien tenu ce commerce. La date de 1909, inscrite sur la matrice, serait encore un simple repère.

1923 : BOULAY Eugène ( ?).

1924 : TELLIER.

Jean-Luc LIEVYNS m’a présenté une carte postale où on lit sur l’enseigne : « Hôtel -Restaurant - Vins - Tabac ».


En 1908, on construit une maison à usage de commerce sur la parcelle A 1011, lieudit Le Haut de Villers (nouveau numéro A 485 Le Village). En réalité, il existait déjà une maison rurale à cet emplacement. On crée donc un commerce.

Le maçon est M. LE CAM de Drocourt. Le bailleur de fonds est M. DUPRE. La commerçante est Marguerite TRUFFAUT, la fille d’Adolphe TRUFFAUT, marchand de vins au n° 3 route des Mares.

En 1923, l’enseigne indiquait : « Hôtel-Restaurant-Vins-Tabac ».

Plus tard, on lira : « Restaurant-Vins-Hôtel-Alimentation ».

Actuellement, on lit au-dessus de la porte de la brocante: «A La Tentation ». 

A propos des RENARD-DELAHAYE, charcutiers à Villers.

Avaient-ils leur commerce à cet endroit ? Je ne le crois pas. La comparaison de la carte postale ancienne avec la photo des DELAHAYE semble me donner raison. L’appareillage des ouvertures des portes et des fenêtres de la boutique était en briques. {Voir p.80 }

Eugène BOULAY, 34 ans, est déjà qualifié de commerçant dans l’acte de décès du 8 décembre 1922 de Paul VAILLANT, époux de Léocadie PHILIPPE. (E.C.)


            En 1928, Mme THIERY Mathilde (0r, sa belle-fille, Mme THIERY Reine affirme en 1926.).Son mari, M. THIERY Sadi, avait un atelier de mécanique et de déménagement à St Ouen. Il se retira à
            Villers en Arthies où il effectuait des réparations mécaniques, puis la vente de vélos.

1943 : Son fils Robert THIERY et sa femme Reine. Robert THIERY travaillait avec sa mère depuis l’âge de 17 ans.

Lorsqu’on parle de cette époque, on évoque toujours le commerce et le café en disant «Chez Sadi ».

Une question se pose cependant : au cadastre, on attribue la propriété à DUCHE Honoré de 1924 à 1928 (Peut-être encore du retard dans la transcription des mutations).

La parcelle A 1023 sera partagée en 1935 entre Les THIERY et les BINAY :

*A 485 à M. THIERY (nouveau n°).

*A 486 à M. BINAY ( id. ).

1976 : Le « Café - Epicerie - Tabac » est repris par M. et Mme MABILLE Didier (déclaration du 7 mai 1976 concernant un débit de boissons, licence IV). (2)

En 1987, ils achètent les bâtiments.

EN 1980, Ils ouvrent une crêperie à la place du Café-tabac.

En 1986, ils créent une brocante « A LA TENTATION » en remplacement de l’épicerie.


15 GRANDE RUE


Mce 1935                                                             

Mces 1823 et 1913

Le Village A 506 Le Haut de Villers A 950(M) A 951, A 953, A 948



            1823 : HUPPE Dominique (f.214).

1851 : LANDRIN Léon (f.257).

1875 : LANGLOIS Alphonse Désiré (f.708).

Alphonse Désiré LANGLOIS, cultivateur, paraît comme témoin âgé de 43 ans, dans l’acte de décès de son père Nicolas Jean-Baptiste LANGLOIS, 69 ans, décédé le 31 juillet 1890. Ce dernier était le fils de Pierre Nicolas LANGLOIS et de Marie Magdeleine Marguerite BERTHEAUME, et veuf de Marie Alphonsine Azéline Désirée FOURNIER..(E.C.)

Les biens de la famille LANGLOIS sont partagés en 1915 entre :

*LANGLOIS Léon Jules, mécanicien, qui obtient les parcelles A 954 et A 957, lieudit Le Haut de Villers, qui deviendront A 447 et A 448, lieudit Le Village, en 1935, puis A 1704, lieudit Le Village, après un savant découpage de l’ensemble des propriétés situées entre l’avenue du château et la grande rue, le long de la route des Mares. C’est chez M. Michel LE PROVOST au 1 route des Mares (A 954) et chez M. Didier RENNER au 3 routes des Mares (A 957).

*et LANGLOIS Alphonse Maxime, de 1915 à 1939), qui hérite des parcelles A 947p, A 950(M) et A 1033, lieudit Le Haut de Villers. La première parcelle correspond à la partie haute de la ferme TRUFFAUT ; la deuxième à la maison des JUSTIN ; la troisième,  autrefois, à l’écurie - étable de M. et Mme BOUCHER, partie gauche du n°1 du Chemin des Bouleaux.


            Je ne suivrai que la parcelle A 950 qui devient en 1935 « Le Villlage A 506 ».

1939 : veuve LANGLOIS Fernande, née FEUILLETTE.

1977 : LEBOUGAULT Didier, ouvrier chez Renault à Flins.

1986 : M. et Mme JUSTIN Thierry qui possède aussi la parcelle A 1608 entre sa maison et celle des JORAIS-ANTHAUME au 17 grande rue.



21 GRANDE RUE


Mce 1935                                                                                                 
Mces 1823 et 1913
Le Village A 511(M.C)
Le Village A 512(J

Le Haut de Villers A 943- A 944 (M)- A 945 (Bât.)-A 946 (J) A 947 (B.S.C.)
Le Bas de Villers A 944



            C’est la ferme de la place du bourg. La parcelle A 944 est un jardin à l’époque.


            1823 : FOURNIER Pierre Jacques.

1830 : FOURNIER Martin.

Acte de mariage du 15 décembre 1813 de Martin FOURNIER et de Marie Geneviève Alexandrine NOYER. Il est le fils de Pierre Jacques FOURNIER, propriétaire cultivateur, et de Marie Anne BERTHEAUME. (3) (E.C.)

18… : ……………….illisible……

1875 : FOURNIER Alfred Mesmin, décédé à 88 ans le 30 juillet 1908. (E.C.)

La famille FOURNIER est une famille ancienne. Plusieurs tombes du cimetière portent ce nom allié aux familles : LABBE, GODET, RULENCE, ALEXANDRE, et plus près de nous DREUX, mais aussi BEGUINE, BILLET …

Un Jean-Baptiste FOURNIER déclare, en 1846, vouloir faire construire une maison nouvelle sur la parcelle A 944. En 1878, une autre construction neuve est prévue sur la parcelle A 947 (C’est la partie haute de la cour de la ferme actuelle). Or, j’ai trouvé plusieurs Jean-Baptiste dans les registres de l’Etat Civil.

Est-ce le Jean-Baptiste FOURNIER, marié le 29 mars 1813 avec Catherine Flore HARENGER et qui était propriétaire cultivateur ? Peut-être pour la première construction. (4) (E.C.)

Ou le Jean-Baptiste, décédé, à 82 ans, le 29 Juillet 1872 ? Peut-être pour la première.

Le Jean-Baptiste Georges, décédé à 54 ans, le septembre 1869 ? Il était le mari de Prudence Elisabeth LETU, décédée, à 67 ans, le 17 janvier 1886. Non pour la deuxième maison.

Le Jean-Baptiste, maréchal-ferrant (1833-1903), cité dans la matrice cadastrale de 1823 ? Non pour

la première. (E.C.)


            En 1901, les biens passent à M. ALEXANDRE Denis Jules Henri. Sur sa tombe, le premier prénom est Henri.

Il est né le 2 juillet 1877. Il est décédé le 15 mars 1951. Il avait épousé Amélie FOURNIER, née le 28 avril 1879 et décédée le 21 janvier 1953. (E.C.)

C’est lui qui achète la parcelle A 943 en 1926. Henri DEVAUX et Jules LAINE, indivis, lui vendent, en 1927, les parcelles A 944 p et A 947 p. Il y avait sûrement eu une division que je n’ai pas remarquée lors de mes recherches dans les matrices.

En 1952, les biens passent à Mme DREUX, née ALEXANDRE. M. DREUX Marcel, son mari était né à La Villetertre (Oise) le 6 février I896. Il est décédé le 21 octobre 1976, à la suite d’une chute d’échelle dans un pré près de la route de Maudétour, alors qu’il gaulait des pommes à cidre. Il avait épousé Henriette ALEXANDRE, née le 14 juillet 1900 et décédée le 7 février 1988. (E.C.)

Place du village

Près de la ferme de Marie-thérèse TRUFFAUT

Sur une carte postale ancienne, un charretier surveille ses deux chevaux Un muret de pierre le limite en bordure de la route.

Il y avait donc un abreuvoir. Sur les plans cadastraux anciens, il est bien signalé.

Le 29 août 1852, le conseil municipal décide d’effectuer la réfection du lavoir et de l’abreuvoir (Place du village).

Le 15 août 1863, il fait creuser « un puits avec pompe en bois » (Celui de la place).

La mémoire collective assure que l’abreuvoir a été asséché en 1933 après l’installation de l’égout pour les eaux pluviales de la grande rue. Pourtant, il semble bien qu’il le soit déjà en 1905 sur cette carte.

Il existe plusieurs cartes anciennes représentant les environs de cette place du bourg. Sur l’une d’elles, prise près de l’entrée de la ferme de Marie-Thérèse TRUFFAUT, on peut voir, sur le trottoir, un homme, bras dans le dos, et, tout en haut, un attelage qui descend la grande rue.

 En 1955, Paul TRUFFAUT, cultivateur à Maudétour, cousin de Mme DREUX Henriette, paraît sur la matrice cadastrale. Il possède aussi la parcelle A 563, lieudit Le Village
            (C’est la maison où habite Mme SARTI Bruna).

M. et Mme DREUX quittent la ferme et habitent au 39 grande rue. M. DREUX exercera encore pendant plusieurs années la profession d’herbager (élevage de bœufs, particulièrement des Charolais).

Paul TRUFFAUT est devenu propriétaire de la ferme en 1987. Auparavant, il exploitait en viager.

En 1970, Philippe LEFEVRE, gendre de M. TRUFFAUT, sera fermier et habitera à la ferme. Sa femme, Marie-Thérèse TRUFFAUT, depuis son divorce, réside toujours au 21 grande rue,
            mais les terres sont exploitées en famille depuis 1985.L’élevage des bovins a été arrêté fin 1987-début 1988. La surface exploitée s’élève à un peu plus de 100 ha.15 % des terres ont été
            mis en jachère en 1993 ; 20 % en 1994.

La famille FOURNIER donnera plusieurs maires à la commune :

*1848-1849 : Pierre FOURNIER.

*1871-1878 : Louis LABBE. Il avait épousé Appoline FOURNIER. Il eut des démêlés avec les Prussiens lors de la guerre de 1870. Il est mort, à 50 ans, le 2 juin 1882. (E.C.)

*1898-1908 : Alfred FOURNIER.

*1955-1976 : Marcel DREUX. Avant, il avait été adjoint au maire.

*1976-1983 : LEFEVRE Philippe.

On pourrait ajouter M. GAGNAISON, époux de Françoise TRUFFAUT, sœur de Marie-Thérèse, maire de la Maudétour, commune voisine. Son beau-père avait été adjoint pendant de longues années.


26 GRANDE RUE


Mce 1935                                                                 
Mces 1823 et 1913
Le Village A 500 (a)    Le Village A 499
    (a) Maison et dépendances

Le Bas de Villers A 1034, A 1037, A 1038 (M), A 1039


Parcelle A 1038 :

1823 : FOURNIER Michel (f.168).

1844 : DUMONT Eustache (f.141).

Acte de naissance de Justine Marie Blanche DUMONT, née le 5 août 1855, fille de DUMONT Eustache, 37 ans, et de Louise Justine JOUANNE, 35 ans. (E.C.)


            1883 : RENARD Jean-Baptiste (f.459 et 796).

Il est déjà cité dans l’énumération des commerçants. Le 8 février 1884, on trouve dans le registre des arrêtés du maire, une demande de M. RENARD Jean-Baptiste, charcutier, pour l’alignement de sa propriété en vue du drainage «du bout longeant le chemin du haut de Villers aux bouleaux de St Léger. » C’est trop imprécis pour pouvoir situer le commerce.

Le 13 mai 1905, lors de la naissance de leur fils, Maurice DELAHAYE, Emile DELAHAYE, 36 ans, et Marie RENARD ,30 ans, son épouse, sont charcutiers.

Marie RENARD, 21 ans, avait épousé Emile Jules DELAHAYE,­ 26 ans, le 1er avril 1894.(On note un écart sur les âges de Marie et d’Emile entre les deux actes).Elle était la fille de Jean-Baptiste RENARD.(E.C.)

Ce Jean-Baptiste RENARD était le fils de Jean-Baptiste RENARD et d’Augustine ALLAVANT. Il était né à Wy - dit - Joli - Village le 14 avril 1849. Il avait épousé Justine Marie Blanche DUMONT le 23 octobre 1871. Il est décédé à Villers le 15 juillet 1929. Dans l’acte de décès, le déclarant était son fils Edouard Auguste RENARD, 54 ans. (E.C.)

Mme THIERY Reine, lors d’une visite et dans une confirmation par écrit, m’a relaté qu’elle avait connu, dans sa jeunesse, ce Jean-Baptiste qui habitait au 26 grande rue. Il était, à cette époque, impotent (Il pesait plus de 100 kg). Il restait toujours couché dans sa chambre. Pour se soulever dans son lit, il avait fait fixer, au plafond, un énorme crochet auquel pendait une grosse corde.

Ce RENARD J.B. possédait (Mce 1913) :

            *Lieudit Le Haut de Villers A 986 (J), 987 (S),988 (S),989 (J),990 (S),991 (J),992p (J). Ces parcelles sont portées au compte de :

DALLIER Emile en 1919.

Puis à TEISSIER en 19… pour les parcelles A 986 à 991.

Ces parcelles deviendront « Le Village A 458 » (Mce 1935).

*Le Haut de Villers A 1028 (J),1029 (J).

En 1926, elles passent au nom de Mme DELOFFRE, née Jeanne Marie Adélaïde DRU.

*Le Haut de Villers A 1030 (J), 1032 (T), 1034p (T),1037p (T), 1038p (S).

La dernière parcelle correspond à la maison construite en 1878.En 1932, elles passent au compte de Georges WERQUIN qui décède le 24 décembre 1972.

1975 : LOCKERT Robert, époux de Denise WERQUIN, fille du précédent.

Lorsque j’ai rencontré M. LOCKERT, pour la première fois, j’étais instituteur à Chérence. Il était représentant de commerce. Il tint avec sa femme une boulangerie à Magny en Vexin par la suite. Quand il prit sa retraite, il se retira à Villers et poursuivit un petit élevage de moutons. Lors de nos rares mais longues conversations, il m’apprit qu’il avait été professeur de natation à la ville de Paris. Il exerçait à la piscine Ledru-Rollin. Il est décédé à Evecquemont (78) le 11 mai 1992.

1992 : Mme LOCKERT et les héritiers.  


35 GRANDE RUE


Mce 1935                     
Mces 1823 et 1913
Le Village A 554
Le Village A 555
Le Bas de Villers A 937p
Le Bas de Villers A 937p


La première parcelle correspond à la maison de M. René BEDET et la seconde à celle de M. Emmanuel BEDET. A l’origine, la parcelle A 937 avait une surface de 4,20 ares.

1823 : DUPRE(Z) Martin (f.124).

Acte de baptême de Marie Anne Geneviève DUPRE du 5 septembre 1813. Son père est Martin DUPRE, cultivateur .(5) Où était sa ferme ? (E.C.)

Elle est partagée en deux :


A 937p (2,10 ares) A 937p (2,10 ares)
1840 : illisible …. (f.478)
18 .. : feuille disparue
1876 : DUPRE Pierre
1912 : MARQUET Marie-Louise

1922 : Sœurs St Vincent de Paul
(f.127)
1925 : MONTARNIAT veuve, née PELLETIER Madeleine (f.685)
1949 : DELANOS Edouard
1954 : BEDET René, nu-propriétaire
BEDET Marguerite, sa sœur, usufruitière,
            Décédée fin 1988 à Magny en Vexin
1990 : BEDET René

1840 : DUPRE Louis-Philippe (f.153)
1863 : DUPRE Louis Désiré, journalier
(f .149) 1876 : DUPRE Armand (f .717)(f.542)
1878 : DESOINDRE Pierre (f.776)
1928 : FOCK veuve, née KOHL Marie
1977 : FOCK Albert
1991 : BEDET Emmanuel



 

Pour plus de clarté, j’ai gardé le commentaire sur DESOINDRE Pierre pour la fin. Je l’ai déjà cité lorsqu’il déclarait vendre des vins, des eaux de vie et des liqueurs dans « sa maison » et ne pas savoir signer. Il devait sûrement savoir compter ! (Arrêté du maire du 11 février 1886). Ce devait être au 35 grande rue ( ?).


46 GRANDE RUE


Mce 1935 Mces 1823 et 1913
Le Village A 594                             
Le Bas de Villers A 903,904 (M), 905



 

1823 : LANCHANTIN Théodore, tisserand (Acte de naissance de son fils le 23 février 1815 ~ E.C.~).

1853 : même nom plus une mention illisible.

1883 : ……illisible………….

1890 : PLANCOUARD Maximilien, épicier.

1910 : PLANCOUARD Auguste, épicier.

1925 : PLANCOUARD (succession).

1930 : PLANCOUARD Amélie Estelle.

Le 8 mai 1885, PLANCOUARD Auguste dépose en mairie une déclaration de « vente au détail » d’essence et de pétrole et que :

1. « Les récipients contenant ces liquides sont dans son jardin à environ 20 m de sa boutique et des habitations ;

2. Lesdits récipients sont en forte tôle étamée avec un robinet à clé et que la vente n’a lieu que le jour ;

3. Il ne vend que de l’essence et du pétrole ;

4. Son approvisionnement est de 50 litres d’essence et 25 litres de pétrole. »

(D’après le registre des arrêtés du maire)

Mme THIERY Reine se souvient de la boutique. « Quand le client entrait, un carillon retentissait et avertissait l’épicier ou l’épicière lorsqu’il n’était pas présent dans la pièce. Sur le comptoir, trônait une balance Roberval toujours bien astiquée. »

Mme EONO, née Simone BAILLY, que j’ai bien connue et qui habitait une maison beaucoup plus rustique au 25 route de Chérence (C’était autrefois une forge comme nous le verrons plus loin), tiendra la boutique certainement en gérance. Des décomptes de la compagnie des sapeurs-pompiers, datés de 1933, avec en-tête « épicerie-buvette » ou « Chez Simone » attestent qu’elle a succédé aux PLANCOUARD. Elle sera plus tard assistée de son mari, Paul EONO. Je n’ai pas trouvé la date de cessation de son activité, mais elle doit correspondre à l’arrivée de son successeur.

Le 9 janvier 1939, Albert DELARUELLE déclare ouvrir un débit de boissons au bas de Villers, en qualité de gérant, débit appartenant à M. LEBIGRE, successeur de Simone EONO, née BAILLY, mais la déclaration n’est pas signée.(6)





A son tour, le 8 mai 1948, Georges HAVARD déclare ouvrir, grande rue, à Villers, un débit de boissons. Il précise : épicerie-buvette avec grande licence). Il succédait à Albert DELARUELLE, gérant libre. M. et Mme HAVARD Georges sont propriétaires du fonds et des bâtiments. (7)

Sa veuve, Mme HAVARD, née Eva SOLLIER, continue le commerce « épicerie-débit de boissons avec grande licence » (8). La déclaration est du 5 mai 1965 et est signée du maire, M. Marcel DREUX. Elle cessera son activité et fermera le commerce début 1968. Elle aura beaucoup de mal à vendre sa licence qui sera achetée par Mme GAUTHERON Henriette, le 25 novembre 1968, qui l’utilise pour créer « une buvette temporaire » au lieudit « Le Pont de Pierre », route de Maudétour. C’était dans un bâtiment construit à l’origine pour servir de bergerie qui n’a jamais fonctionné.


Mme GAUTHERON était la belle-mère de M. BLUM, agent immobilier à Gaillonnet (95).Sans eau, sans électricité et sans hygiène (pas de point d’eau potable), il était étonnant que ce projet aboutisse. Pourtant, avant l’interdiction officielle, la buvette fonctionne quelque temps en fin de semaine. L’eau était apportée dans des bidons de lait.


L’épicerie HAVARD occupait l’emplacement du garage de M. Serge VOISIN. La boutique donnait sur la rue. Elle était prolongée par la buvette à laquelle on accédait par le couloir d’entrée qui mène à la maison d’habitation.


M. et Mme VOISIN sont propriétaires depuis 1988. L’époux est berger ; l’épouse est infirmière à la Croix Rouge de Magny en Vexin.


48 GRANDE RUE


Mce 1935                                      
Mces 1823 et 1913
Le Village A 595

Le Bas de Villers A 902, A 903 (M)



*1823 : COURTIS Sulpice.

Acte de mariage du 3 mars 1845 d’Antoine Alexandre COURTY, journalier, né le 25 avril 1821 à Vienne en Arthies, fils de Sulpice Gilbert COURTY, 52 ans, charpentier, et de Marie Françoise SAVARY,57 ans,

et de Marie Anne Euphrasie MENNECIER, née le 18 décembre 1825 à Villers en Arthies, fille de MENNECIER Félix, cultivateur au Tremblay.

Ils perdent un enfant de 8 ans le 3 décembre 1853.

Ils sont cultivateurs au Tremblay en 1875. Antoine décède au Tremblay le 1er avril 1894. (E.C.)

*1838 : La parcelle est partagée entre COURTIS Sulpice et LODDE Jean-Baptiste.

Etait-ce une erreur ? Le tout revient à :

*1849 : COURTIS Sulpice.

*1852 : MENNECIER Jean –Philippe.

Acte de mariage du 28 juin 1875 de LANCHANTIN Victor Isidore, maçon, 28 ans, domicilié à Fontenay St Père, et de Marie Mélésine COURTY,cultivatrice, 27 ans, fille de COURTY Antoine, 54 ans, et de MENNECIER Marie Anne Euphrasie, 49 ans, cultivateurs au Tremblay. (E.C.)

On note l’alliance des familles COURTY (COURTIS)-MENNECIER-LANCHANTIN.

*1854 : LECOUTURIER Edouard.

Un LECOUTURIER a construit une maison nouvelle sur la parcelle A 903 en 1853 (Mce 1823 -f.557)

*1888 : BOURGENOT Henriette.

*1910 : PILLEUX Théodule (Adolphe Théodule), cabaretier du haut de Villers.

*1918 : La veuve PILLEUX.

La veuve PILLEUX était Henriette Alphonsine BOURGENOT qui avait épousé, à 46 ans, en 1906, Adolphe Théodule PILLEUX, 44 ans, marchand de vins, veuf d’Elise Léontine Alphonsine TROGNON, décédée en 1904. (E.C.)

*1928 : SEHEUT Henri.

*1942 : sa veuve.

*1950 : Raymonde BINAY qui loge son frère, Pierre BINAY, d’abord ouvrier chez son père Georges BINAY, puis artisan maçon de 1968 à 1981.

Pierre BINAY est décédé le 27 septembre 1991 à Mantes la Jolie (78), deux ans après avoir pris sa retraite.

*1973 : Philippe BINAY, fils de Pierre. Il est artisan maçon depuis 1981.Il habite au 2 chemin des Bouleaux depuis 1982.

En fait, il est propriétaire de la maison depuis 1972.


1 ROUTE des MARES



Mce 1935                                     

Mces 1823 et 1913

Le Village A 447 et 448

Devenu A 1704

Le Haut de Villers A 954(M) A 955

 


Parcelle A 954 (1,60 are)

*1823 : LANGLOIS Pierre Nicolas (f.230).

Elle est partagée (A 954p de 0,80 are) entre :


*1848-1882 : LANGLOIS Jean-Baptiste (f.227)
*1848-1882 : LEMAITRE Marie François (f.286)
*1882 : …………. ?………… * *… -1896 : BERTHEAUME Jean (f.46)

Elle est reconstituée :

*Jusqu’en 1915 : les deux parcelles A 954 p de 0,80 are chacune à LANGLOIS Désiré Alphonse.

Elle est à nouveau partagée entre :

*1915 : LANGLOIS Alphonse Maxime *1915 : LANGLOIS Léon Jules


Les registres de l’Etat civil permettent de mieux présenter cette famille LANGLOIS.

Acte de décès du 31 juillet 1890, de Jean-Baptiste Nicolas LANGLOIS, né le 21 juin 1821, fils de Pierre Nicolas LANGLOIS et de Marie Magdeleine Marguerite BERTHEAUME, veuf de Marie Alphonsine Azéline Désirée FOURNIER. Les témoins sont Alphonse Désiré LANGLOIS, 43 ans, cultivateur, son fils, et Jean-Baptiste Noël FOURNIER, 58 ans, maréchal. (E.C.)

Est-elle reconstituée ? Elle se trouve au compte de la veuve de Léon LANGLOIS qui la vend en 1963 à M. et Mme STAUB Jean-Paul qui la loueront, dès 1976, à M. et Mme LE PROVOST Michel qui l’achèteront en 1988. Les STAUB y avaient leur résidence secondaire. M. LE PROVOST travaille à Flins, à l’usine Renault ; madame LE PROVOST travaille à E D F à Porcheville.


3 ROUTE des MARES


Mce 1935                                                     

 Mces 1823 et 1913

Le Village A 446

Devenu A 1705

 Le Haut de Villers A 957(M)-958-959(S)-960



Les parcelles A 957 et 958 correspondent au n° 3 route des Mares ; A 959 et 960 sont le n° 5 de la même route. 

*1823 : BOUTIGNON.

*1852 : LANDRIN Léon.

Léon Athanase LANDRIN, 74 ans, cultivateur, est témoin dans l’acte de naissance du 30 mai 1886 de Félicie PROVOST. (E.C.) Où était sa ferme ?

*1893 : TRUFFAUT Adolphe.

Pourtant le registre des arrêtés du maire contient une déclaration d’Adolphe Eugène TRUFFAUT, en date du 23 mai 1883, pour « continuer un fonds de marchand de vins » dans une maison « sise au centre du village carrefour du chemin de Vétheuil ».C’est le successeur de Fortuné HARANGER.


Acte de mariage n° 11 du 28 mai 1881 de GEROUT Henri Marie Charles, fils de Pierre Marie Alexandre GEROUT, 49 ans, cultivateur, et d’Hortense Elésine Mélésine BERTHEAUME,42 ans, cultivatrice. Honoré Fortuné HARANGER, 45 ans, marchand de vins, est cité comme témoin. (E.C.)

On peut encore lire l’enseigne à demi effacée : « TRUFFAUT-M. de VINS-LIQUEURS ».

Après TRUFFAUT, il y eut un certain temps, selon Mme THIERY Reine, M. LAMARCHE, tueur de cochons et charcutier. A mon arrivée à Villers, en 1957, il habitait au 14 bis grande rue.

*1924 : MERRANT Pierre, cantonnier.

*1958 : MERANT Maria, sa veuve, et les héritiers.

*1982 : M. et Mme RENNER Didier.

Encore une interrogation ! Où exerçait Louis Charles GASSE, cabaretier, âgé de 30 ans en 1903 (cité dans un acte de l’Etat civil).


4 ROUTE des MARES


Mce 1935                             
Mces 1823 et 1913
Le Village A 510
(maison-atelier)

Le Haut de Villers A 948(M)




Parcelle A 948 (5,80 ares)

*1823 : TROGNON Martin, fils (f.417).

Elle est partagée en trois lots entre :

I 1863 : BERTHEAUME Jean (f.47) – A 948p (2,09 ares)

II 1863 : NOYER François f.312) – A 948p (2,05 ares)

III 1863 : LECOUTURIER Edouard (f.557) – A 948p (1,66 are)

La II appartient en 1874 : à LANGLOIS Alphonse Désiré (f.708).

En 1915 : à  LANGLOIS Alphonse Maxime.


La III est acquis par GEROULT Pierre Marie Alexandre en 1868 (f.599 de la matrice de 1823 et compte 241 de la matrice du foncier bâti de 1910). Il construit une maison nouvelle en 1871 (Mce 1823). Il acquiert la I en 1874.

Les I et III (3,75 ares) passent au compte de son fils, GEROUT Marie Charles, fermier aux Mares (compte 238 de la matrice de 1910). Ce dernier est tué en 1916 à Estrées (Somme). Sa veuve vend en 1923 à Emile RALLET qui a acheté la même année, le fonds de menuiserie à M. HUETTE qui habitait 8 grande rue.


Le 10 avril 1923, sur le registre des déclarations de constructions, on note le projet de construire une maison et un atelier sur la parcelle A 948, lieudit Le Haut de Villers, déposé par Emile RALLET.


Matrice des propriétés bâties de 1910 – Relevé de la case 123

RALLET Emile, époux BOUTIGNON – Entrepreneur de menuiserie


Entrée

Lieudit

Nature

1923

A 948

Le Haut de Villers

Maison

1923

A 948

id.

Hangar

1924

A 1026

id.

Maison

1929

A 1037

id.

Id.

1930

A 948

id.

Atelier menuiserie


            L’atelier menuiserie inscrit en 1930 a dû remplacer les bâtisses de 1923 ou les modifier.

La parcelle A 1026 correspond à la maison des GAUDIAT, 4 Chemin des Bouleaux.

La A 1037 correspond, en partie, à la propriété des LEROY, 24 grande rue. Elle appartenait, en 1914, à Berthe et Joséphine BOUTIGNON, indivis. Le bien restait dans la famille puisque Mme RALLET Emile était née BOUTIGNON.

Le cadastre est totalement révisé en 1935. De nouveaux numéros sont attribués aux nouvelles parcelles.

Relevé du compte d’Emile RALLET :

*A 501(M) et A 507(M), lieudit Le Village, qui deviendront A 1690,Le Village, sont attribués, en 1958, à Mme MERELLE Gaston, née Paulette RALLET, au 24 grande rue.

*A 502(M),lieudit Le Village, qui deviendra A 1691, Le Village, devient la propriété de Louis Henri GEROUT, dit Henri, en 1958, au 22 grande rue.

*A 510, lieudit Le Village (maison et atelier), reste à son compte.

**En 1958, son fils Georges lui succède.

**En 1967, ce dernier vend à Gilbert SERAY qui poursuit l’activité de la menuiserie avec le concours de Georges RALLET, car il n’est pas du métier.

**En 1973, M. et Mme MAHAY s’installent en résidence principale. C’est la fermeture de la menuiserie.

**1974, la famille SALAÜN Michel arrive avec ses trois enfants François, Christophe et Pierre.

7 ROUTE des MARES


Mce 1935                                                                      
Mces 1823 et 1913
Le Village A 443 et 444
A 961(S)-962(S)-963(S)-964(S)-965(J)-966-967(J)-969(T)


Pour simplifier, je n’ai pas suivi toutes les parcelles notées (S). La surface des parcelles s’élevait à 52,40 ares à l’origine.

Parcelle A 964

*1823 : HARANGER Jean-Baptiste (f.208).

Est-ce le HARANGER Jean-Baptiste, tisserand, cité le 26 mai 1793 dans le registre des Publications de mariage pendant l’année 1793, An II de la République ? (E.C.)


            *1849 : PALLUET Moyse (f.536).

*1870 : PALLUET Pierre (f.348).

*1881 : ROGER de VILLERS Georges (f.651).

*1905 : ROGER de VILLERS Paul (f.879).

De 1926 à 1937, elle est au compte de TROGNON Charles, cultivateur. Il était né le 25 décembre 1895 (E.C.). Il faut relater ici un accident peu banal. C’est le témoignage de Maurice GEROUT de Vienne en Arthies, frère de Louis Henri GEROUT, dit Henri. « Il était assis à l’arrière de son tombereau attelé d’un cheval. Il revenait de la plaine après sa journée de travail. Il avait accroché son rouleau au tombereau. En descendant la côte de Villeneuve vers Villers, il est tombé et il a été écrasé par son propre rouleau. » Cet accident m’avait déjà été conté à plusieurs reprises et avait marqué les esprits. Cela se passait le 22 mars 1932. Les terres sont restées dans la famille jusqu’en 1937 d’après le cadastre.

Parcelles A 965 et 968

Ce sont celles qui bordent la partie haute de l’avenue du château.

*1823 : PELLETIER Philippe (f.332).

*1847 : PELLETIER Pierre (f.517).

*1871 : PEZET Julien (f.364).

Le 24 juin 1886, Julien PEZET, trésorier de la Fabrique (Ensemble de conseillers qui assistent le curé d’une paroisse), présente les plans et le devis pour la nouvelle sacristie qui sera construite en août-septembre 1887 (9). C’est la sacristie actuelle(Arch. du diocèse de Pontoise).

*1915 : TRUFFAUT Marguerite.  

La parcelle A 965 (9,20 ares) est partagée en 1926 entre :

¤ ROGER de VILLERS Paul : A 965p (0,60 are).

¤ TROGNON Charles : A 965p (8,60 ares).

L’imbrication des parcelles et des bâtisses, le remembrement communal de 1935 et tous les découpages qui suivront sont trop complexes et inutiles pour parvenir aux propriétaires suivants.

Sur la matrice de 1935 deux nouveaux numéros remplacent les anciens.

*A 444 Le Village : au compte de CAFFART Pierre, artisan peintre, en 1937.

*A 443 Le Village : à ROGER de VILLERS Paul en 1935 pour 37 ares.

A ROGER de VILLERS Thibault en 1951, mais il n’y a que 16,52 ares.

Les échanges et les découpages ne sont pas évidents tant sur les plans cadastraux (feuilles anciennes ou détruites) que sur les matrices et les états de sections. Aussi, ne présenterai-je que la situation actuelle.

En 1958, les géomètres procèdent à un nouveau découpage des parcelles A 443 et 444 et, sûrement, des parcelles voisines car certaines surfaces définitives sont différentes de celles de l’origine.

Voici les nouvelles parcelles et leurs propriétaires :

*A 1702 (13,35 ares) :  BIGOT

Puis LESOT Jean-Marc et ses fils.

*A 1703 (11,69 ares) :  MERCIER Pierre.

Puis sa veuve et les héritiers.

*A 1704 (9,34 ares) : LANGLOIS Léon.

Puis sa veuve.

1963 : M. et Mme STAUB J.P.

1976 : M. et Mme LE PROVOST Michel.

*A 1705 (5,63 ares) : MERRANT Pierre, cantonnier.

Puis sa veuve.

1982 : M. et Mme RENNER Didier.

*A 1706 (5,24 ares) : TILLOLOY Emile, garde champêtre communal.

1970 : REBOUL Michel.

1971 : CAFFART Pierre.

*A 1707 (12,72 ares) : CAFFART Pierre

*A 1708 (0,17 are)  : id.

Puis sa veuve

Les héritiers CAFFART.

Ces deux dernières parcelles remplacent la A 444 de 1935.

Pierre CAFFART, artisan peintre, était arrivé en 1937. Il améliore la maison et bâtit son atelier vers 1939. Il décède à Villers le 3 novembre 1980. Sa veuve, née GEROUT Marie, sœur de GEROUT Louis Henri, décède à son tour le 30 décembre 1993. (E.C. et souvenirs de famille).

Ce sont ses deux fils, Marcel, cantonnier communal à la retraite depuis le1er janvier 1997, et Michel, artisan peintre, puis conducteur de travaux, demeurant à Magny en Vexin, qui possèdent les biens en indivis, avec l’usufruit de la maison du 7 route des Mares pour Marcel.


Angle de la rue du PUITS et de la ROUTE des MARES



Mce 1935                                                   
Mces 1823 et 1913
Le Village A 433

Le Clos Savary A 411(maison-atelier)-A 410


*1823 : NOYER Martin, maréchal au hameau du Grand Chemin.

Acte de décès du 19 septembre 1822 de Marie Louise TROGNON, 52 ans, épouse de Jean Alexandre NOYER, cultivateur. Un des témoins est Martin Alexandre NOYER, 28 ans, maréchal-ferrant (E.C.).


       *1843 : RICHOMME François, fils.

*1885 : RICH ……. Jacques.

*1898 : DUBOST Guillaume, fils.

Puis LECOMTE Constant, gendre BOULLE (sur le même folio).

Acte de naissance n° 14 de 1874 d’Arsène Lucien EONO. L’un des témoins est Guillaume DUBOST, 64 ans, épicier à Villers. (E.C.) Où ?

*…… : LECOMTE Aimable.

*1928 : PRETET Léonie.

*1929 : LEGENDRE Henri, maréchal-ferrant, le père de Mme THIERY Reine.

*1954 : THIERY Robert, époux de Reine THIERY, décédé le 1er janvier I994.

Mme THIERY Reine précisait : « Dès 1922, M. LEGENDRE, mon père, habitait 22 chemin des Cavières où il avait sa forge (Nous y reviendrons). Il dut la quitter à cause de l’accès difficile pour les attelages avec plusieurs chevaux. En 1927, il transféra sa forge à l’angle de la rue du Puits et de la route des Mares (encore en désaccord avec la matrice). »

En 1941, le 17 juillet, il réclamait un dégrèvement d’impôts car son atelier de maréchalerie était désaffecté.


Ancienne forge ROUTE des MARES


C’est le bâtiment construit dans l’ancien potager du château en 1954. Un forgeron était nécessaire dans un village à vocation agricole. A l’époque, les cultivateurs de Villers devaient aller chez le
           forgeron de Maudétour.

Emile BROSSEAU en sera le premier utilisateur (1954-1963). L’atelier ne paraît qu’en 1958 sur la matrice cadastrale. La parcelle sur laquelle la forge a été bâtie résulte d’une division de parcelle
            transcrite sur la matrice en 1956. Elle a une surface de 0,96 are.

Robert LAGADEC sera le second forgeron (1963-1969). Il était serrurier de formation. La famille LAGADEC quittera Villers pour s’installer à L’Isle-Adam (95).

Plus tard, ce sera l’entrepôt des matériaux et du matériel de Michel CAFFART, artisan peintre à Magny en Vexin (1980-1989).

En mars 1996, le bâtiment est loué à la commune pour garer les engins communaux et ranger le matériel.


24 ROUTE des MARES

Aussitôt après l’ancienne forge, en allant vers Les Mares, c’est un grand hangar fermé, construit par M. VIGNOLA Joseph, entrepreneur de maçonnerie (1939-1969). Il habitait 5 route de Vétheuil.
            A sa retraite, il s’est installé à La Roche-Guyon (95) où il est décédé. Sa veuve, née BISARO Rose, est toujours de ce monde, mais elle a pratiquement perdu la vue.

En 1977, Raymond LE BARS y installe un atelier de menuiserie. Son siège social reste à Versailles. Il ne travaillait pas pour les particuliers. Il équipait des bureaux, des ateliers, des entreprises,
           des magasins, des collectivités…Il a cessé son activité en janvier 1995.



29 ROUTE des MARES

C’est une construction récente (P.C. n° 8 /71.375 du 24 avril 1978) achevée en 1981.

M. FAUQUET Michel a créé une entreprise de menuiserie dont le siège social est à Villers (d’après le registre de la taxe professionnelle de 1984).Il obtient ses chantiers à l’extérieur de la commune.


3 ROUTE de CHERENCE


            Le terrain nu a été acheté par M. CARNIAUX Emile qui a obtenu un permis de construire le 14 décembre 1956. Cette maison préfabriquée, montée très rapidement, s’arrêta au gros œuvre.
            Il n’y avait que les quatre murs et le toit quand M. et Mme GUIRAUD André, antiquaires à Paris, l’achetèrent. Un nouveau permis de construire est accordé (arrêté du maire du 21 décembre 1957).

            M. et Mme GUIRAUD avait acheté le terrain voisin où ils avaient fait bâtir leur résidence secondaire au n° 1 route de Chérence.

A la mort de Mme GUIRAUD, son mari perdit petit à petit la notion du temps et de l’espace. A sa mort, la maison du n° 3 passa à M. et Mme BIHOREL Jean-Jacques qui avaient acheté cette maison
            en location-vente. Ils y habitèrent vers 1979 (leur fils aîné, Guillaume, est inscrit à l’école à cette date).

M. BIHOREL J .J. créa une entreprise de terrassement (T.P) - (1982-1986 - siège social au 3 route de Chérence). La famille BIHOREL quitta Villers pour aller s’installer à St Martin la Garenne
            (78).Entre temps, M. et Mme BIHOREL avaient acheté le terrain voisin.


13 ROUTE de CHERENCE


Mce 1935                                                   
Mces 1823 et 1913
Les Mares A 280

Les Mares A 280(M)-281(J)-284(pré)-285(

 


*1823 : ……………………………… ?……..

Un BLANQUET Hippolyte, cultivateur aux Mares, paraît sur la matrice de 1823. Sur la matrice des propriétés bâties de 1910, Marie François BLANQUET, cultivateur, possède la parcelle A 270(M), lieudit Les Mares, jusqu’en 1921, mais c’est au n° 11 route de Chérence.

On peut suivre cette famille sur les registres de l’Etat Civil.

Acte de décès du 18 octobre 1903 d’Alfred Gabriel BARBEREAU, 64 ans, domicilié aux Mares. Les témoins sont : Hippolyte BLANQUET, 51 ans, cultivateur, et Joseph RULENCE, 39 ans, cultivateur, voisins du défunt.

Acte de mariage du 30 juillet 1908 d’Hyacinthe Narcisse BLANQUET, fils d’Hippolyte BLANQUET, 56 ans, cultivateur aux Mares, et de Fernande LEMAIRE.

Acte de naissance du 30 janvier 1920 de Madeleine Jeanne BLANQUET, fille de Marie François BLANQUET, 26 ans, cultivateur.

Acte de mariage du 17 mars 1945 de Pierre Camille Lucien DUPUY et de Madeleine Jeanne BLANQUET, fille de Marie François BLANQUET.(E.C.)

*1825 : HUPPE Pierre, aux Mares.

*1867 : BAILLY Ferdinand.

Acte de naissance du 6 octobre 1867 de BAILLY Aimable, fils de BAILLY Ferdinand Antoine, 32 ans, forgeron, mais il demeure au hameau du « Grand Chemin ». C’est sûrement au 25 route de Chérence. Nous le verrons plus loin. (E.C.)


BAILLY Aimable succèdera à son père, BAILLY Antoine (encore les prénoms), maréchal au 25 route de Chérence (Mce de 1823).

*1902 : BEGUINE Claude, employé de commerce.

*1929 : Veuve BEGUINE Claude, née RULENCE Véronique, directrice d’école.

1913 : mariage de FEY Jean-Louis, 25 ans, cultivateur aux Mares, et de RULENCE Jeanne Aimée Marie, 23 ans, ménagère aux Mares, fille de RULENCE Aimé Joseph, 50 ans, cultivateur aux Mares. L’un des témoins est Véronique RULENCE, 44 ans, directrice d’école à Deuil, tante de l’épouse (E.C.)

Lors de la séance du conseil municipal du 9 décembre 1909, Joseph RULENCE, fermier, fait partie d’une commission de cultivateurs. Sa ferme était-elle au n° 13 ou sur la parcelle voisine au 11 route des Mares, cadastrée A 281 (Mce de 1935), formée avec les anciens numéros A 281 à A 284 des matrices de 1823 et 1913 ? D’ailleurs, les BILLET possèdent aussi cette parcelle.

*1963 : BILLET Jacques, petit-fils de Mme BEGUINE.

Encore une fois, le cimetière de Villers comporte plusieurs tombes des familles: FOURNIER-RULENCE-BEGUINE-BILLET.

Un caveau avec les noms qui suivent : FOURNIER Marie Aimée (1815-1893)

RULENCE ……… (1834-1885)

BILLET Emile (…. -189..)

BEGUINE Pie…… (187. – 19..)

Une autre tombe avec : MARY Marie Madeleine (18.1-1902)

FOURNIER Marie Am… (184. – 1930)

RULENCE Véronique (1869-1960)

Sur une autre : BILLET Marcel (1888-1934 ou 1954)

Officier de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 1914-1918.


22 ROUTE de CHERENCE


Mce 1935  
Mces 1823 et 1913
Les Mares A 269 (ferme-cour)
Id. A 268 (dépendances)
Id. A 1829

B 277(J)-278(M.B.C.)-279(J)-280(J)-281(M.B.C.)-282(J)
B 287(M-tuilerie)-288(T)

(chemin rural aliéné et vendu le 22 octobre 1966

 


C’est la ferme des Mares. Les bâtiments d’habitations ont sensiblement conservé la même disposition avec la cour bordée en face par des dépendances. Ils correspondent aux parcelles anciennes B 278 et B 281(M.B.C.).

*1823 : BAILLY Jean-Louis (f.8) possède la B 278 pour 4,85 ares.

*En 1854, elle divisée en deux lots :


Parcelle B 278p (2,42 ares) Parcelle B 278p (2,43 ares)

*1854 : TRUFFAUT Denis (f.460)- (I)

Puis TRUFFAUT Léon Hippolyte (même folio)
*1878 : TRUFFAUT Joseph (f.768)
* ? : TROGNON Claude (f.25)
*1900 : BOURIENNE Emile (f.747)- (II) boucher à Magny en Vexin
Il acquiert aussi la B 281(M.B.C.)
*1854 : DELAHAYE Jacques (f.94)- (III)
*1901 : DELAHAYE Marie Mélézine (f.865)
*1919 : DELAHAYE Marie Justine (f.864)
*1932 : PUISSANT Charles Emile (f.716)- (IV)cultivateur à Vesly (27)
*1937 : Mme PUISSANT Ch. « époux » BOURIENNE Louise
*1953 : PUISSANT Charles Alfred
* ? : DELON Patrice
*1987 : M. et Mme SARAZIN Martial - (V)

 

En 1929, la veuve E. BOURIENNE, née TROGNON Françoise, demeurant à Magny, n’a plus de biens au lieudit Les Mares (Mce 1913).

Suivons les propriétaires de la parcelle B 287 (15,85 ares) qui portait la tuilerie et la maison du tuilier. A l’origine, c’est la propriété des châtelains de Villers :

*1823 : ROGER de VILLERS Alexandre François (f.375).

*1846 : ROGER de VILLERS Thiébault Charles (f.379).

*1847 : TROGNON Claude (f.25).

*1902 : BOURIENNE Emile.


Revenons à Denis TRUFFAUT (I).

Extrait du compte de TRUFFAUT Denis Louis (Mce 1823)


Entrée

Lieudit

Parcelle

Sortie

1837

Les Mares

A 290-291(M)-292(J)-

1878

1846

Les Mares

A 285-287-291(Pressoir)

1878

1854

Les Mares

B 277(J)-278(M.B.C.)-279(J)

1878






Les parcelles notées « A …. Les Mares » se trouvent sur la droite de la route de Chérence en allant vers Chérence.

Le 16 janvier 1877, par devant Maître DELAPLANE, notaire à La Roche-Guyon (Seine et Oise), M. TRUFFAUT Louis Denis, cultivateur, et Mme Marie Virginie BAILLY, sa femme, font donation entre vifs à leurs deux enfants :

*Mme Hélène Ambroisine TRUFFAUT, épouse de Louis Aimé Léon GUILLAUMET, cultivateur à La Goulée.

*M.Léon Hippolyte TRUFFAUT, charron à Magny les Hameaux (Seine et Oise).

Le deuxième lot est attribué à Léon Hippolyte TRUFFAUT : 25 lots de terres, bois ou prés – Un lot n° 26 d’une « maison avec cave dessous et chambre à côté, écurie derrière, une autre chambre fournil – dessous remise, grenier sur le tout – cellier à côté de la maison, grenier dessus, le tout couvert en ardoises – un petit bâtiment servant de pressoir, étable à porcs couverte en tuiles et paille – cour devant, jardin attenant à cette cour – jardin derrière les bâtiments, entouré partie en mur et partie en haie vive sur deux mètres, commune de Villers. Section B 290-291-292-277(J)-278(M.B.C.)-279(J). »

(Archives de la famille LESEINE, HAVARD Victor, BENOIST Suzanne)


Passons à Emile BOURIENNE (II).

Extrait du compte d’Emile BOURIENNE en 1900 (Mce de 1823 – f.747)

           B 276(T) -277p(J) -278p(M.B.C. - 2,42 ares) -279(J) -280(J) –281(S) –282(J) –283(T) –284p(T) –285(T) –286(pâture) –287(tuilerie –15,85 ares) –288(T) –289(pâture).


Les parcelles B 283 et 284 passent à DELAHAYE Marie Justine en 1908.


Poursuivons avec Jacques DELAHAYE (III).


Acte de naissance du 17 août 1854 de Marie Justine DELAHAYE, fille de Jacques DELAHAYE, 31 ans, cultivateur au Tremblay, et de Marie Alphonsine Anastasie BAILLY, 29 ans. (E.C.)  


Arrivons à PUISSANT Charles Emile (IV).

C’est l’époux de Louise BOURIENNE. La famille PUISSANT possède les parcelles A 269 et A 268 (Mce de 1935), c’est à dire les anciennes parcelles B 278p, 281 et 287 au lieudit Les Mares. Le 10 juin 1951, par devant Maître LATRASSE, notaire à Gisors (27), M. et Mme PUISSANT signent un acte de partage pour leur fils Charles Alfred PUISSANT qui obtient la ferme des Mares dans le volume actuel.


Les propriétaires actuels (V).

Martial SARAZIN devient le fermier de Charles PUISSANT en 1971. Il signe le bail, le 17 juin 1971, par devant Maître DAUVERGNE, notaire à La Roche-Guyon avec M. Charles Alfred PUISSANT et sa femme, Lucienne EPARDEAU, tous deux demeurant à Dangu (27).

[(IV) et (V) d’après les archives de la famille SARAZIN]

Il cessera l’élevage des bovins en 1978. Il lui restait 8 à 10 bêtes. Il deviendra propriétaire des lieux en 1987.En 1993-1994, il exploitait 50 ha sur Villers et environ 100 ha sur des communes diverses.


Les FERMIERS

Les BOURIENNE comme les PUISSANT firent exploiter leurs terres par des fermiers. J’ai pu en retrouver quelques-uns.

GEROUT Charles Henri Marie a tenu la ferme chez les BOURIENNE jusqu’en 1917. En fait, jusqu’en 1916, date à laquelle il est tué à Estrées (Somme). Sa veuve, née Alice BEAUFOURD, verra son bail résilié en 1917. Elle avait 3 enfants (3, 4 et 7 ans).

(Témoignage de Maurice GEROUT, fils de Charles)

*On trouve ensuite un certain PHILBERT.

Est-ce celui de l’acte de naissance du 18 novembre 1917, de Denise Reine PHILBERT, fille de Philippe Jacques PHILBERT, 48 ans, et de Jeanne Léontine DELAFOSSE, 43 ans, fermier aux Mares? (E.C.)

Dans le Bulletin paroissial n° 11 de novembre 1924, le curé rapporte l’accident survenu à Melle PHILBERT Rose à la ferme des Mares. En harnachant un cheval, elle reçut une ruade à la tête. La blessure était grave. Heureusement, elle guérira.

*Plus tard, il y aura un SOYER.

Acte de mariage du 9 août 1930 de Maurice MONIER et de Paulette Emilie SOYER, fille de Paul Edouard SOYER, fermier. (E.C.)

J’ai connu ensuite les autres fermiers des PUISSANT puis de Patrice DELON :

*M. et Mme HERVIEUX Francis jusqu’en 1970.

*M. et Mme SARAZIN Martial jusqu’en 1987, date à laquelle ils achètent la ferme. Martial était le neveu de M. HERVIEUX.


Quant à la tuilerie, il faut se reporter à mon étude d’octobre 1993 : « Bâtiments et petits édifices existants ou disparus ». Elle a été la propriété des ROGER de VILLERS jusqu’en 1847. Elle l’était de leurs prédécesseurs avant la Révolution de 1789. On trouve plusieurs conventions entre le tuilier et les châtelains dans les archives du château.

25 ROUTE de CHERENCE


Mce 1935 Mces 1823 et 1913
Le Grand Chemin A 659 La Brisoire A 616



C’est au carrefour de la route de Chérence et du chemin du Rocher sur la droite en montant.

*1823 : ………….

*1847 : BAILLY Jean-Baptiste.


Acte de naissance du 8 octobre 1806 de Jean-Baptiste BAILLY, fils de Jean-Baptiste BAILLY, 34 ans, cultivateur, et de Marie Geneviève Elisabeth TROGNON, 26 ans, son épouse, demeurant au hameau du Grand chemin. (E.C.)


*1887 : BAILLY Antoine, maréchal.

*1893 : BAILLY Aimable, charron.

*1948 ; la veuve BAILLY et les héritiers.

*1956 : EONO Paul

*1960 : la veuve EONO, née Simone BAILLY.

*1978 : PICQUET Roland.

*1988 : PICHON Joëlle, infirmière.

Cette forge restera dans la famille BAILLY jusqu’en 1978, mais elle ne fonctionnait déjà plus à mon arrivée dans le Vexin en 1954 et, certainement, dès 1948.

Acte de naissance du 6 octobre 1867 de BAILLY Aimable, fils de BAILLY Ferdinand Antoine,32 ans, forgeron, et de DELAHAYE Elisabeth Hortense, 29 ans, son épouse L’un des témoins est BAILLY Jean-Baptiste, 60 ans, charron au Grand Chemin. (E.C.)


5 ROUTE de VETHEUIL

Je n’ai pas trouvé la date de la construction de la maison qui n’a aucun style et qui est le résultat d’ajouts successifs.

M. VIGNOLA Joseph, entrepreneur de maçonnerie, y eut son siège social de 1939 à 1969. A sa retraite, il s’installa à La Roche-Guyon où il décéda.

Il avait son entrepôt 24 route des Mares comme je l’ai déjà signalé. (10)

Au début de l’année 1971, M. et Mme BENOIST Raoul, agriculteurs à la ferme de la Moinerie à Genainville (95), ayant pris leur retraite, achètent la maison. M. BENOIST qui avait eu autrefois un grave accident, décède en février 1971. Il était né en 1907. C’est sa veuve, Suzanne BENOIST, née LESEINE, qui signe l’acte de vente le 31 août 1971.

Elle vendra en viager à M. et Mme ALVES José le 27 octobre 1990. Ces derniers aménagent les dépendances et s’installent en résidence principale(Arch. de la famille BENOIST et témoignages).


20 ROUTE de VETHEUIL



Mce 1935

Mces 1823 et 1913

Le Village A 640

Devant l’église - B 741

  Bien que l’étude porte sur le XIXè et le XXè siècle, profitons de l’existence d’archives au château de Villers pour remonter jusqu’au XVIIIè siècle. J’ai eu la chance de pouvoir étudier ces documents (11) qui remontent au XVè avec des références à l’année 1320. J’ai eu beaucoup de mal à poursuivre au-delà du XVIIIè. Je me suis alors contenté de dater les documents et de découvrir les noms des protagonistes. Les LE TIRANT, seigneurs de Villers, depuis le XIIIè siècle certainement, ont possédé les fermes du Grand Chemin et de Villeneuve jusqu’au 20 septembre 1763, date de la vente du château, des dépendances et des terres, par Jean Achille René Romain.

La ferme, dite du Grand Chemin, a appartenu aux seigneurs de Villers comme celle de Villeneuve d’ailleurs. Les deux fermes sont baillées en même temps. Du moins, les baux et les inventaires que j’ai trouvés et que j’ai pu lire, semblent le prouver.

Inventaire du 3 aoust 1708 fait à la sortie d’Anthoine H.S.. et à l’entrée d’Adrien GASSE : 1 cuisine, 1 cabinet à côté, 1 cave donnant sur la cour, 1 fournil, 1 chambre au-dessus de la cuisine, 1 petite chambre à côté, 1 chambre au-dessus du fournil, 1 grand grenier au-dessus de la moutte, 1 grange à bled, 1 étable sous la volière,……., 1 poullié, 1 bergerie.
(Ordonné par Jean LE TIRANT, le jeune) - (Archives du château)


Après 1763, le château, les dépendances et les terres appartiendront à :

*Pierre René Louis CAHOUET (1763 – 1778)

*Jean Louis LOISEAU de BERENGER (1778 – 1782)

*Pierre Victor ROGER, seigneur de GADANCOURT (1782 – 1806)

*Alexandre François ROGER de VILLERS (1806 – 1842)

C’est le fils aîné du précédent. Il était né en 1758.

Il est à l’origine de la famille ROGER de VILLERS.

La ferme du Grand Chemin sera vendue par M. ROGER de VILLERS Thibault, en 1985, à M. et Mme VANDEPUTTE Oswald Eugène.

Revenons à Jean Achille René Romain LE TIRANT, chevallier, comte de Villers, seigneur dudit Villers, Chaudry, Vienne, Les Millonnets et autres lieux, capitaine au Régiment du Roy Infanterie, chevallier de l’Ordre Royal et militaire de Saint Louis, demeurant ordinairement en son château dudit Villers qui cède la ferme, par bail du 16 avril 1753, au sieur Jean-Baptiste ROUGET et à Marie Anne LE ROUX, sa femme, demeurant à Villeneuve.

Le bail concernait les fermes de Villeneuve et du Grand Chemin.

La levée des jachères commençait au jour de la St Martin d’hiver 1756.L’ensemencement en 1757 et la première récolte en 1758.

Le bail était signé pour 9 années et 9 dépouilles consécutives. Il est aussi stipulé que les preneurs jouiront pendant le cours du présent bail de l’enclos situé sur la vigne de Chaudray. (12)

J’ai conservé volontairement l’orthographe.

Le même LE TIRANT signera un autre bail de 9 ans, avec Georges BEUDON, le 3 may 1763, avant la vente de la seigneurie du 20 septembre 1763. On trouve ce Georges BEUDON lors des baptêmes de ses enfants sur le registre paroissial (17 octobre 1768 et 4 janvier 1770).

- {Arch. du château et E.C.}-

Autre description de la ferme du Grand Chemin : « assise audit Villers comprend maison, lieux, bâtiments, cours, jardins, terres labourables, prés et bois, avec le pressoir dudit Villers….{13}.


Les FERMIERS


Les archives du château et le rôle des tailles de Villers (1716-1788) {14} vont permettre de citer quelques fermiers. Jusqu’à la fin du XVIIIè siècle et au début du XIXè, la ferme du Grand Chemin et celle de Villeneuve étaient baillées, semble-t-il, au même preneur. Divers baux cités ci-dessous l’attestent.

Le sieur LEGRAND paraît sur le rôle des tailles de 1716. Il est le plus fort imposé.

Le sieur Jean-Baptiste ROUGET est fermier dans les deux fermes de 1747 à 1756 et de 1756 à 1765. Il signe un autre bail de 9 ans avec le dernier des LE TIRANT en 1757(Arch. du château).

On trouve ensuite Georges BEUDON de 1765 à 1774 et de 1774 à 1778. Georges BEUDON a signé un bail de 9 ans, en 1763, avec Jean Achille René Romain LE TIRANT comme je l’ai cité plus
            En 1778, Jean Louis LOISEAU de BERENGER, le nouveau châtelain, reprend les fermes et les terres {Arch. du château}.

En 1788, c’est Etienne ROUGEOLE qui est le plus fort imposé sur le rôle des tailles.
           {A.D. du V.O.-C 365}

Il est impossible de citer tous les fermiers. Un Louis Auguste Omer LABBE tient la ferme du Grand Chemin vers 1863. La ferme de Villeneuve est passée en héritage à ROGER de VILLERS
            Victor Charles Marie, fils d’Alexandre Marie ROGER de VILLERS et d’Adélaïde TITON. Alexandre Marie (1790-1828) ne succèdera pas à son père Alexandre François qui décède en 1842.
           {Arch. famille TOUTAIN - FLEURIER - SCHREVERE}



Acte de naissance 24 janvier 1863 de Louise Augustine LABBE, fille de Louis Auguste Omer LABBE, 30 ans, fermier à la ferme du Grand Chemin, et de Marie Appoline FOURNIER, 21 ans. {E.C.}

Maurice GEROUT de Vienne en Arthies m’a déclaré que, vers 1900, Pierre Marie Alexandre GEROUT, son grand-père, était charretier domestique à la ferme du Grand Chemin.

Vers 1917, le fermier est Alexandre Louis CAPELLIER.

Acte de naissance du 26 novembre 1917 de Madeleine Marie Georgette CAPELLIER, fille d’Alexandre Louis CAPELLIER, 44 ans, fermier à la ferme du Grand Chemin. {E.C.}

Certains anciens affirmaient avoir connu un MARY. Lors de mes recherches dans les matrices cadastrales et dans les registres de l’Etat Civil, j’ai bien trouvé des MARY, mais aucun n’est indiqué demeurant à la ferme. Tous sont propriétaires sur Villeneuve.

En 1864, MARY Jean Louis possède la parcelle A 1161 (3,20 ares) à Villeneuve. C’est aux 4,6 et 8 Route de Drocourt. {Mce 1823}

Acte de naissance du 7 avril 1863 de Raoul Désiré TROGNON à Villeneuve. L’un des témoins est Jean Louis Joseph MARY, 51 ans, cultivateur à Villeneuve.

On trouve ce témoin dans l’acte de mariage du 13 août 1855 de Louis LENORMAND et de Marie Véronique Zéline MARY.

Acte de naissance du 3 décembre 1873 de Pauline MARY, fille de MARY Auguste Louis, 27 ans, cultivateur à Villeneuve, et de Julienne Pauline PREVOST, 24 ans, cultivatrice. {E.C.}

De 1957 à 1975, M. Oswald VANDEPUTTE, père, fermier à Chérence, exploite les terres de la ferme du Grand Chemin. M. SCHALAPA Dmitro, son ouvrier agricole, et sa famille logent dans les locaux peu confortables.

Son fils, Oswald Eugène VANDEPUTTE, lui succède de 1975 à 1985. Il restaurera les pièces d’habitation petit à petit. En 1985, il devient propriétaire des murs, les terres restant la propriété de M. Thibault ROGER de VILLERS. En 1995, il vendra son matériel agricole et confiera à une entreprise agricole l’entretien, les labours, les semailles, les traitements, les récoltes. C’est une exploitation à l’entreprise, mais M. VANDEPUTTE reste le maître d’oeuvre et garde le pouvoir de décision. Il emploie encore un ouvrier agricole permanent. Actuellement, M. VANDEPUTTE exploite 200 ha environ répartis sur Villers et diverses communes. Dès 1976, il a cessé l’élevage des bovins.


Une FERME, mais aussi un GITE RURAL


La ferme du Grand Chemin est connue de nos jours surtout depuis la création de ses gîtes.

En effet, en 1985, un gîte rural est créé par Mme VANDEPUTTE Elisabeth. Il propose deux appartements de deux chambres et deux appartements de trois chambres. A l’origine, ce gîte recevait
            des étrangers.

Dès 1987, c’est l’ouverture d’un gîte d’étape qui permet d’accueillir des groupes. Son dortoir comporte 19 lits. Il est doté en outre de sept chambres de deux lits.

Des salles de réceptions sont créées (repas de famille : 90% ; réunion de comité d’entreprise ou séminaire : 10%) :

*En 1985 : « Les Ecuries »     Capacité d’accueil : 80 personnes.

*En 1987 : « Le Relais »        Capacité d’accueil : 80 personnes.

*En 1989 : « La Grange »      Capacité d’accueil : 250/300 personnes

                                           (200 personnes s’il y a une soirée dansante)


En décembre 1991, les VANDEPUTTE font l’acquisition de la ferme de Brunel à Aincourt et créent un autre gîte avec sept studios et deux chambres. Les premiers reçoivent des personnes
            en déplacement professionnel ; les deux chambres servent lors des réceptions organisées dans une salle qui peut accueillir 250 à 300 convives s’il n’y a pas de soirée dansante.


29 ROUTE de VETHEUIL


Mce 1935                                          

Mces 1823 et 1913

Chaudray B 254(M)
Chaudray B 252

Chaudray B 668(S)-669(S)-670(S)-671

Chaudray B 666-667-668-669




Parcelles B 668 et 669

*1823 : HARANGER Dominique (f.205).

*1837 : TROGNON Jean-Baptiste (f.426).

*1875 : TROGNON Jean Pierre (f.434).

*1892 : TROGNON Martin, cultivateur (f.611).

Acte de décès du 10 avril 1893 de Jean Pierre Martin TROGNON. Le déclarant est Martin Adolphe TROGNON, 57 ans, cultivateur à Chaudray. (E.C.)

*1904 : DUPRE Armand (f.717).

*1915 : TRUFFAUT Marguerite.

*1922 : PETIT Eugène, plombier à St Ouen (f.646).

*1935 : PETIT Fernand.

Nouveaux numéros après la révision du cadastre de 1935 :

*1946 : FLEURY Etienne, banquier, acquiert la B 252.

*1947 : id. id. , acquiert la B 254.

*1955 : WILTZER Alex, avocat.

Quand je suis arrivé dans le Vexin en 1954, il était aviculteur. Il élevait aussi une variété de vaches naines [les uns affirmaient que c’était des Bretonnes] et des chiens de grande taille et peu accueillants.

La poule de Mantes – 1960 – (15)
M. WILTZER, président de la Conférence Nationale de l’aviculture française, la décrit ainsi : « Elle ne doit pas être huppée comme la Houdannaise, elle doit avoir quatre doigts aux pattes, un plumage noir et blanc suffisamment dosé, et, ce qui est primordial pour les gourmets, avoir une chair excellente qui fit jadis sa réputation. »

C’était pour la recherche d’un label.

Qu’en est-il de la poule de Mantes ?

*1983 : LAGAVILLE Paul, restaurateur.

Il a fait de nombreux travaux : démolition des vieilles bâtisses qui tombaient en ruines et restauration du bâtiment principal avec beaucoup de goût. Les extérieurs furent remaniés et l’ensemble obtenu a un aspect agréable. (Permis de démolition et d’aménagement des bâtiments restants du 19 août 1982 – Encore un désaccord avec la date de la matrice).



Parcelle B 670

*1823 : TROGNON Jean-Baptiste.

*1875 : TROGNON Jean Pierre.

*1892 : TROGNON Jean-Baptiste François (f.781).

*1906 : DUMEY Ernest (f.554).

La révision du cadastre est faite en 1935.

*1947 : FLEURY Etienne, banquier.

*1955 : WILTZER Alex.

*1983 : LAGAVILLE Paul.

Donc, les trois parcelles originelles sont la propriété d’Etienne FLEURY dès 1947.


50 ROUTE de VETHEUIL


Je ne remonterai pas jusqu’en 1823. Sur la matrice cadastrale de 1935, c’est la B 227, lieudit La Côte de Chaudray.

Je n’ai pas pu trouver de date de construction des bâtiments d’origine.

S’y sont succédés :

*1949 : MONTCHABLON Georges, commerçant.

*1953 : MONTCHABLON Louis.

*1974 : BLAIN Marcel, moniteur d’auto école. Il possédait deux agences : l’une à Poissy, l’autre à Mantes la Jolie. C’est lui qui a agrandi et donné l’aspect actuel à la maison.

*19… : Société d’entretien et de nettoyage PICARD.

*Un miroitier de Paris est propriétaire peu de temps.

*19… : MAGS SERVICE – Franck LAMMENS.


Angle de la route de VETHEUIL et du Chemin de la CHARRIERE


C’est la parcelle B 1647(M), lieudit La Côte de Chaudray (Mce de 1935). Il est de coutume d’appeler ces bâtiments « La Bergerie ».

*1953 : MONTCHABLON Georges.

Un arrêté du maire du 14 juin 1954 l’autorise à construire un hangar pour créer une bergerie. L’élevage n’a guère duré. Par la suite, des bâtisses se sont juxtaposées sans plan bien précis et, surtout, sans autorisation, et ont vu se succéder de nombreux locataires.

*1974 : succession MONTCHABLON.

*…… : divers locataires. .

*1997 : M. MAGALETTI Francesco

Une charrière est une route de 2 toises le Large. La toise de Paris valait 6 pieds, soit 1,949m. (16)

Après un détour au hameau des Mares avec la route de Chérence et, un autre, au hameau de Chaudray avec la route de Vétheuil, revenons au bourg pour suivre la rue de la Croix Dialot.


Maison du n° 2 de la rue de la Croix Dialot.

Côté grande rue, sortie de la cour et des dépendances.

C’est en sortant de Villers en direction de Villeneuve, à droite, avant le garage des SAMBET et la ravine.

On peut voir monsieur MARIN René (1902-1985) et sa femme Rose PINARD (1907-1995) et, derrière eux, Madame MARIN, née Marie Louise BENARD, veuve de Louis Alphonse MARIN (1876-1944), la mère de René MARIN. Cette dernière décèdera en 1956.

(Photo de la famille MARIN-THIBAUT)

Monsieur THIBAUT Roland a remanié la bâtisse et créé deux logements, l’un donnant sur la rue de la Croix Dialot au n° 2, l’autre sur la grande rue.


2 RUE de la CROIX DIALOT


Mce 1935                                                                      

Mces 1823 et 1913

Le Village A 604

Le Bas de Villers A 867-868(S)-869(J)-870(M.B.C.)-871(S)


Parcelle A 870 Parcelle A 871
1823 : DELAMOTTE Marguerite
1842 : DELAMOTTE Jean-Baptiste maréchal à Aincourt
1874 : MARIN Louis Frédéric

1823 : DELAMOTTE Gédéon
1840 : DELAMOTTE Elisabeth
1846 : RICHOMME Jean Philippe, charpentier
1868 : RICHOMME Claude Martin
1887 : MARIN Louis Frédéric

 
Les deux parcelles passent au compte de :

1901 : MARIN Louis Frédéric, sa veuve possède les deux parcelles.

1902 : MARIN Louis Alphonse, cultivateur.

1944 : MARIN René, producteur de fruits. Il cultivait aussi des asperges. C’est le père de Mme THIBAUT Roland, née Renée MARIN.

1985 : MARIN Rose, sa veuve, née PINARD, et les héritiers.

1995 : Les héritiers.


La famille MARIN (D’après E.C.)

Acte de décès du 15 octobre 1910 de Marie Estelle MARIN, épouse de MANTOIS Ruiz, brodeuse, fille de Louis Frédéric MARIN, cultivateur, décédé, et de Marie Augustine DROCOURT (1849-1932), couturière à Villers en Arthies. L’un des déclarants est Louis Alphonse MARIN, 34 ans, cultivateur, frère de Marie Estelle.

Louis Frédéric MARIN est né le 26 février 1843 et est décédé en 1895.

M. René MARIN est décédé en 1985. Sa veuve Rose MARIN, née PINARD, décède le 30 octobre 1995.


Mme THIBAUT, née Renée MARIN, m’a confié : « Louis Alphonse MARIN (1876-1944) et sa femme Marie-Louise BENARD, décédée en 1956, étaient cultivateurs. Au cours de la guerre de 1914-1918, il a été gazé. Leur fils René MARIN (1902-1985) travailla à la ferme comme aide familial jusqu’en 1944. Dès 1949, il se consacre à la production de fruits (cerises de Villers, pommes, poires, groseilles…) et à la culture des asperges. Il cessera son activité en 1970. Le marché des fruits était en très nette régression ».

Un marchand en gros venait chercher les fruits durant la période de la récolte. C’était des journaliers et des nomades (On dirait des gens du voyage de nos jours) qui assuraient la cueillette à tâche. C’est ce qui existait encore à mon arrivée en 1957 pour la cerise de Villers (cerise aigrelette). Les anciens racontaient que la récolte durait plusieurs semaines et provoquait parfois des heurts entre le villageois et les nomades qui campaient aux abords du bourg avec leurs roulottes et, plus tard, leurs caravanes.

La photographie de la page de couverture a été prise aux environs de 1930, côté grande rue. On reconnaît M. et Mme René MARIN et, derrière, Mme MARIN, mère.


10 RUE de la CROIX DIALOT


Mce 1935                                                                    

Mces 1823 et 1913

Le Village A 608(M)

Le Village A 607(J)

Le Bas de Villers A 861-862(M.B.C.)-863(J)-864(J)-865
Le Bas de Villers A 841-863-864



*1823 : LETU François Romain.

*1848 : ……………… 

*1867 : BAILLY Jean-Baptiste, ancien instituteur (où ?). {f.9 et 499}

*1905 : ………………

*1923 : DELARUELLE Charles, épicier à Vétheuil.

*1943 : Sa veuve.

*1947 : DELARUELLE Albert, épicier.

*1958 : Sa veuve, née Lucie LAUVRAY, épicière.

M. DELARUELLE Albert déclare ouvrir un débit de boissons (épicerie buvette), rue de la Croix Dialot (Pas de numéro à l’époque). Il est propriétaire des murs.

(Déclaration en mairie du 8 mai 1948 – Arch. Communales)

En réalité, M. DELARUELLE reprenait la licence de M. VERGNE, épicier, au 12 route de Drocourt, à Villeneuve, pour la transférer au 10 rue de la Croix Dialot. C’était une mutation de commerce.

Mme DELARUELLE Lucie conservera la buvette jusqu’en 1962. Le 15 février 1962, elle déclare en mairie qu’elle l’a fermée le 1er janvier 1962. Elle fermera son épicerie le 1er juin 1977. (Arch. Communales). C’est le deuxième commerce qui disparaît.

La salle du commerce et la pièce attenant à gauche du porche d’entrée, deviennent la propriété de Jean CARLOUX, son neveu. La partie habitation et le jardin sont vendus en viager à Mme LEFORT Madeleine.

Mme DELARUELLE décède le 28 août 1989 (E.C.).

Sa maison et son jardin sont achetés par Mme RAYMOND Nathalie.

En 1999, Mme RAYMOND vend à M. REMY et Mme LECOMTE.

Quant à Jean CARLOUX, il a vendu les deux pièces et la maison voisine dont il a hérité à la mort de son frère Roger, à M. et Mme RENARD, le n° 6 maintenant.


12 RUE de la CROIX DIALOT



Mce 1935                                           

Mces 1823 et 1913

Le Village A 610
Le Village A 611

Le Bas de Villers A 859(M)-860-861(S)

id. A 841-860

 



Parcelle A 859 Parcelle A 861
1823 : LUCE Nicolas
18… : LUCE N….
1871 : LUCE Louis, maçon à Chaussy
          Puis LUCE Henri Epicier puis charcutier

1823 : FOURNIER Philippe, veuve, cultivateur
1846 : DUPRE J. Louis

          Puis DUPRE Jacques Louis
1864 : DARAGON Jean-Baptiste
1901 : BEUVE François Fernand
1903 : LUCE Louis
         Puis LUCE Henr

.
Le 10 janvier 1886, LUCE L.H. demande l’autorisation de vendre de l’eau de vie au « Bas de Villers » (Parcelle A 859).

Le 10 mai 1886, il veut vendre de l’essence et du pétrole. (Registre des arrêtés du maire  - Arch. Communales).

Je n’ai pas trouvé la date de l’arrêt du commerce.

Je n’ai pas cité, dans les tableaux, les documents concernant les LUCE, les FOURNIER et les BEUVE par souci de clarté.

Les LUCE dans les registres de l’Etat civil :

Acte de mariage du 9 février 1843 de Jean Eugène LUCE, journalier, et de Marie Anne Marguerite MANCIRE, domestique. Il est le fils de Nicolas LUCE, journalier.

Un Nicolas LUCE, 68 ans décède le 2 janvier 1846.

Nicolas Hippolyte LUCE décède le 19 avril 1849 dans les services des hôpitaux militaires.

Louis Henri LUCE, né le 14 août 1854, charcutier, décède le 9 avril 1924.

Philippe FOURNIER, cultivateur, est témoin au baptême de Marie Virginie LETU, sa nièce, le 18 novembre 1813. {2è minute du registre paroissial de 1813 – Arch. Communales}

Acte de mariage n° 6 du 20 février 1873, de François Ferdinand BEUVE et de Marie Delphine LEFEVRE. L’épouse était la fille de Charles Alexandre LEFEVRE, 56 ans, coquetier, et de Marie Anne RICHOMME, 58 ans. (E.C.)

Je m’étais arrêté à LUCE Henri qui possédait les deux parcelles.

En 1927, on trouve Lucien LUCE, journalier.

En 1951, c’est LEGRET René.

En 1965, M. BASTIEN Robert.

En 1983, Alain VALEMBOIS et Corinne SELLMANN.


14 RUE de la CROIX DIALOT



Mce 1935                                 

Mces 1823 et 1913

Le Village A 613

Le Bas de Villers A 857-858(M)


*1823 : FOURNIER Pierre, cultivateur.

*1840 : FINET veuve, le jeune ( ?).

FOURNIER Pierre.

Puis RULENCE, veuve, née FOURNIER Marie.

*1844 : ………………………..

*1846 : MARIN François Frédéric, héritiers.

*1876 : FOURNIER Alfred Mesmin.

*1883 : ROGER François Alphonse.

Propriétaire cultivateur (cité dans la liste des cultivateurs - Commission – Délibération du Conseil municipal du 9 décembre 1909).

*1930 : ROGER Charles Alphonse.

*1945 : ROGER André.

Acte de mariage du 11 décembre 1924 d’André Charles ROGER, 19 ans, électricien, fils de Charles Alphonse ROGER, avec Hélène Alphonsine BOUCHER, 15 ans 8 mois, fille d’Alphonse BOUCHER.(E.C.).

*1952 : CAFFART Pierre.

*1971 : CAFFART Marcel.

J’ai connu dans cette maison M. et Mme CAFFART Emile, le père de Pierre CAFFART. Ce couple habitait auparavant à Chaussy.

.

2 Chemin des BOULEAUX


Mce 1935                                                       
Mces 1823 et 1913
Le Village A 486

Le Haut de Villers A 1022-1023-1024(M)-1025


*1823 : FOURNIER Pierre Jacques.

*1830 : FOURNIER Maurice.

*1844 : DUMONT Eustache.

Acte de naissance du 5 août 1855 de Justine Marie Blanche DUMONT, fille de DUMONT Eustache, 37 ans, cultivateur, et de Louise Justine JOUANNE, 35 ans, son épouse. (E.C.)

*1882 : DUMONT Vincent.

*1902 : OZANNE Alexandre, valet de chambre à Villers.

Acte de décès du 8 mai 1922 d’Alexandre OZANNE, époux de Rose Marie FOURNIER. .Le déclarant est Georges BINAY, son petit-fils. (E.C.)

Georges BINAY m’a toujours déclaré que son grand-père était maître d’hôtel au château et que son père, Paul Jules BINAY, était cordonnier. Ce dernier est décédé en 1906. (E.C.)

Un Claude OZANNE était garde-chasse au château à l’époque de Pierre Louis René CAHOUET, seigneur de Villers de 1763 à 1778. (17)

*1928 : BINAY Georges, maçon I

*1968 : BINAY Pierre, maçon. II

*1982 : BINAY Philippe, maçon. III Propriétaire depuis 1988.

I Il avait son siège social au 2 chemin des Bouleaux. Il exerça de 1928 à 1968. Il est décédé à Mantes la Jolie le 1er décembre 1982. Il était né en 1896.

II Son siège social était au 48 Grande rue et son dépôt était resté au 2 Chemin des Bouleaux chez sa sœur Raymonde TURLAN, née BINAY. Il avait travaillé avec son père, Georges, jusqu’en 1968. Il était plâtrier-carreleur de profession. Il travailla à son compte jusqu’en 1981. Il continua à aider son fils Philippe jusqu’en 1989. Il est décédé le 27 septembre 1991.

III Il habite au 2 Chemin des Bouleaux. C’est lui qui a restauré avec beaucoup de goût le dernier lavoir de Villers, celui de l’Aulnaie, durant le premier trimestre 1994, et la «fontaine », dite du Bas de Villers, fin 1996.

        (D’après E.C. et des témoignages)


4 Chemin des BOULEAUX


Mce 1935                                                          
Mces 1823 et 1913
Le Village A 488
Le Village A 503
Le Village A 501

Le Haut de Villers A 1026 (M) - 1031 (M)
Le Haut de Villers A 1032-
1033 (bât.) - 1035 (bât.)
Le Haut de Villers
A 1035 (bât.)


La parcelle A 488 est la maison actuelle des GAUDIAT, 4 Chemin des Bouleaux. La A 503, devenue A 1607, était l’étable en face des GAUDIAT. La A 501, devenue A 1692, puis A 1960, était l’étable à l’angle de la grande rue et du Chemin ces Bouleaux. C’est maintenant l’habitation du n° 1 Chemin des Bouleaux.

Parcelle A 1026(M) - 1 are

*1823 : DUMONT Grégoire.

*1845 : BERTHEAUME Jean (f.47).

Dans la matrice cadastrale de 1823, on note un Jean BERTHEAUME, maréchal-ferrant, qui possède les parcelles A 1026(Bât.M), A 1031(Bât.M), A 948(B.C.), au lieudit « Le Haut de Villers ».Les deux premières correspondent au n° 4 Chemin des Bouleaux ; la dernière au n° 4 route des Mares chez les SALAUN.

En 1716, un Jean BERTHEAUME est « collecteur des tailles (impôt) » avec Jacques LANGLOIS, Claude OZANNE, Pierre TROGNON et Gilles LELIEVRE( ?) pour Villers en Arthies qui compte 122 feux (foyers). Le curé s’appelle Claude POITOU et est exempté. Le plus imposé est …… LEGRAND, fermier à Villeneuve (107 livres et 7 sols); les moins imposés sont Antoine DELAMOTTE et Christophe BAILLY (10 sols chacun). (18) 

J’ai trouvé dans les archives de la mairie un registre des publications de mariages pendant l’année 1793, An II de la République. On peut lire : «…Dimanche 16 décembre 1792, 2è année de la République française, Jean BERTHEAUME, membre du conseil général de Villers en Arthies, district de Mantes, département de Seine et Oise, domicilié à Villers en Arthies, nommé par délibération à l’effet  de recevoir les actes de naissances, mariages et décès … » (19)

Il y a eu certainement plusieurs Jean BERTHEAUME (au moins deux). C’était la coutume de donner au fils aîné le même prénom que le père.

*1874 : BERTHEAUME Marie (f.699).

*1882 : GEROUT Pierre Marie, cultivateur (f.241).

*1816 : GEROU(L)T Marie Charles, gendre BEAUFOURD, cultivateur aux Mares (f.238).

Acte de naissance du 28 mai 1881 d’Henri Marie Charles GEROUT, fils de Pierre Marie Alexandre GEROUT, 49 ans, cultivateur, et d’Hortense Elésine Mélésine BERTHEAUME, 42 ans, cultivatrice. Il se mariera avec Alice Eugénie BEAUFOURD à la mairie de Vienne en Arthies le 4 juin 1908.(E.C.)


Parcelle A 1031(M) - 1,30 are

*1823 : BERTHEAUME Martin, veuve (f.22).

Un Martin BERTHEAUME, laboureur, est cité dans le rôle des tailles de 1788.

Il est imposé pour 72 livres 19 sols :     Taille 33 livres 4 sols

                                                        Accessoires 19 livres 8 sols

                                                        Capitation 20 livres 7 sols. (20)
Les exempts étaient Guillaume GALLAHER, curé, Nicaise LE GUEUX, maître d’école, Melle ……. ……. , maîtresse d’école, messire St PRIX, seigneur de Villers.

Je m’étonne car le seigneur de Villers était Roger de GADANCOURT, propriétaire du château, des dépendances et des terres de 1782 à 1806. C’est peut-être, encore une singularité de l’époque, le propriétaire d’un fief sur Villers. (21)

*1831 : BERTHEAUME Jean (f.47).

*1874 : BERTHEAUME Marie, domestique (f.699).

*1919 : GEROUT Marie Charles (f.238). (Toujours le problème des prénoms).

Parcelle A 1033 (Bât.) – 0,60 are

*1823 : LANGLOIS Pierre Nicolas (f.230).

*1848 : LANGLOIS Jean-Baptiste (f.227).

*1900 : LANGLOIS Alphonse Désiré (f.208).

*1915 : LANGLOIS Alphonse Maxime.

Parcelle A 1035 (Bât.) – 1,25 are

*1823 : BERTHEAUME Jean, veuve (f.19).

*1840 : …………………

*186.  : HARANGER Fortuné (f.425).

*1888 : GEROUT Pierre Marie Alexandre (f.241).

*1916 : GEROUT Marie Charles (f.238).

J’ai volontairement suivi toutes les parcelles bâties. J’abandonnerai la A 1033 qui passe à la famille LANGLOIS.

Sur la matrice des propriétés bâties établie en 1913, on trouve au compte de GEROUT Marie Charles :


Années

Lieudits

numéros

nature


1913-1923

Le haut de Villers

A 948

maison


1915-1923

id

A 94

Hangar (C.N.)

__________________
______________________
___________________
______________

1916-1924

id.

A 1026                        

Maison (C.N.)

__________________
______________________
___________________
______________

1916

Id.

A 1031                       

Maison (C.N.)










La parcelle A 948 passera au compte de RALLET Emile, menuisier au 4 route des Mares.

GEROUT Henri Marie Charles est tué à Estrées (Somme) le 21 juillet 1916. Sa veuve, née Alice BEAUFOURD, mère de trois enfants en bas âge, subit la résiliation de son bail à la ferme des Mares. Elle se retrouve au Chemin des Bouleaux. Elle était née à Vienne en Arthies le 15 avril 1886. Le 30 avril 1921, elle épousa Alphonse BOUCHER, né à Fontenay-Mauvoisin (78) le 8 juillet 1883.

Quand je suis arrivé dans le Vexin, à Chérence, en 1954, puis à Villers en 1957, M. et Mme BOUCHER exploitaient la ferme au 4 Chemin des Bouleaux.

M. BOUCHER décéda le 3 mars 1964. Mme BOUCHER mourut le 4 juin 1974.

Louis Henri GEROUT, dit Henri, fils de Mme BOUCHER, né à Villers le 23 août 1912, travailla comme aide familial jusqu’en 1964. Il exploita la ferme de 1964 à 1966. Il devint cantonnier de la commune de Vienne en Arthies (1966 – 1977). Il décéda le 10 février 1994, peu de temps après sa femme, née Suzanne RIGOLLET (D’après E.C. et témoignages de famille).

Passons à la matrice cadastrale de 1935 avec les nouveaux numéros.

Le Village A 488 : En 1935 : Mme GEROUT Marie

En 1937 : CAFFART Pierre, peintre.

M. et Mme BOUCHER Alphonse exploitaient les terres et habitaient à la ferme.

En 1951 : GEROUT Louis Henri, dit Henri, ouvrier agricole.

En 1978 : GAUDIAT Bertrand.

Ils habitaient en résidence secondaire au début. Ils y établirent leur résidence principale par la suite.

Le Village A 501 : En 1935 : RALLET Emile, menuisier.

En 1958 : GEROUT Louis Henri

Le Village A 503 : En 1937 : CAFFART ¨Pierre, peintre.

La famille BERTHEAUME – GEROUT :

Lors de l’examen des certificats de moralité et de capacité de Jean Louis PARMENTIER , candidat au poste de « maître d’école » à Villers, le maire cite un Jean BERTHEAUME, maréchal à Villers. Ce dernier accepte de louer une maison lui appartenant pour la somme de 30 F par an à compter du 1er novembre 1814 et qui servira d’école et de logement, comme c’est l’habitude. (22)


Acte de naissance n°11 du 18 mai 1881 d’Henri Marie Charles GEROUT, fils de Pierre Marie GEROUT, 49 ans, cultivateur, et d’Hortense Elésine Mélésine BERTHEAUME, 42 ans, cultivatrice.

Acte de décès de 1906 d’Alexandre GEROUT, 31 ans, fils de Pierre Marie GEROUT et d’Hortense

BERTHEAUME, cultivateurs.

Acte de décès de 1911 d’Hortense BERTHEAUME, 71 ans, épouse de Pierre Marie GEROUT, sur la déclaration de ses fils : Charles GEROUT, 29 ans, fermier, et Eugène GEROUT, 44 ans, propriétaire, domiciliés aux Mares.

Acte de décès du 8 octobre 1912 de Pierre Marie GEROUT. (E.C.)

Henri Marie Charles GEROUT est le père de Maurice et de Louis Henri GEROUT.



1 Chemin du PONT de PIERRE


Mce 1935                                         
Mces 1823 et 1913
Le Village A 600

Le Bas de Villers A 874 – 876(M)-840



*1823 : RICHOMME François

*1845 : RICHOMME Jean-Baptiste.

Acte de naissance du 21 mars 1817 de Jean-Baptiste Maximilien RICHOMME, fils de François RICHOMME, charpentier, et de Marie Barbe LOUETTE. (E.C.)

*1850 : LEFEVRE Charles.

Acte de mariage du 20 février 1872 de François BEUVE et de Marie LEFEVRE, fille de Charles Alexandre LEFEVRE, 56 ans, coquetier, et de Marie Anne RICHOMME, 58 ans. (E.C.)

*1878 : ……………………..

*…… : RICHOMME Jean-Baptiste, fermier.

Il est cité dans une liste lors d’une délibération du Conseil municipal du 9 décembre 1909.

*1926 : RICHOMME Geneviève, veuve.

*1928 : ……………………..

*1935 : SIMON Louis, marchand de vins.

*1962 : MILHAUD Gérard, docteur.


2 ROUTE de DROCOURT


Mce 1935 Mces 1823 et 1913

Villeneuve B 520
Villeneuve B 518 (J) 

Villeneuve B 1158 - 1159 (M) - 1161
Villeneuve B 1158 – 1160 – 1162

*1823 : BINAY François.

*…… : TROGNON Claude.

Acte de baptême du 3 décembre 1813 de Claude François Martin TROGNON, fils de Claude TROGNON, propriétaire cultivateur à Villeneuve. (Registre paroissial – 1813 – 2è minute)

*1858 : TROGNON Adolphe.

*1918 : TROGNON Edouard Désiré, fermier.

*1945 : TROGNON Julien, nu-propriétaire.

*1956 : TROGNON Julien.

Il a quitté Villers en laissant la ferme à sa sœur. Il a exercé la fonction de chauffeur de maître puis celle de concierge. Lorsqu’il prit sa retraite, il revint à Villers et s’occupa de son jardin qu’il entretenait méticuleusement ainsi que de ses bois. C’était aussi un passionné de la chasse.

Il était né à Villers en 1899. Il est décédé en avril 1995.

*Sa veuve, TROGNON, née FATON Irène, et les héritiers.


4 – 6 - 8 ROUTE de DROCOURT


Mce 1935                                      
Mces 1823 et 1913
Villeneuve B 510
Villeneuve B 517
Villeneuve B 511

Villeneuve B 1161 (M) – 1165
Villeneuve
B 1161 (M) – 1162 - 1165
Villeneuve
B 1161 (M) – 1165 - 1166




Voici un cas d’une grande simplicité !!!

Je vais tenter d’être clair. D’abord, situons ces terrains par rapport aux maisons actuelles.


Parcelles

Adresses

Propriétaires

B 510

8 route de Drocourt

BRACHET Alain

B 517

4 route de Drocourt

BRACHET Alain

B 511

6 route de Drocourt

DELECLUSE Mireille



Parcelle B 1161 – 3,20 ares à l’origine

*1823 : GUIMARD Jean (f.191).

Elle est partagée en deux :

I – B 1161p (2,13 ares) II – B 1161p (1,07 are)
*1839 : GUIMARD Jean
*1839 : MARY Jean Louis (f.473)

La (I) est partagée en deux :

III – B 1161p (1,07 are) IV – B 1161p (1,06 are)
*1861 : GUIMARD Jean *1861 : MARY Jean Louis

Jean GUIMARD vend la parcelle sa parcelle B 1161p (1,07 are) à MARY Jean Louis.

Ainsi, en 1864, Jean Louis MARY possède les trois parcelles B 1161p pour une surface totale de 3,20 ares, identique à celle de l’origine.

Jean Louis Joseph MARY,44 ans, cultivateur au hameau de Villeneuve est cité dans l’acte de mariage du 13 août 1855 de LENORMAND Louis et de Marie Véronique Zéline MARY. (E.C.)


*1871 : SOLLIER Louis (f.688).

*1899 : MARY Auguste Louis (f.682).

Acte de naissance du 3 décembre 1873 de Pauline MARY, fille de Auguste Louis MARY, 27 ans, cultivateur, et de Julienne Pauline PREVOST, 24 ans, cultivatrice, tous deux à Villeneuve. (E.C.)

Elle est à nouveau partagée en trois.


B 1161p (1,07 ares) et B 1161p (1,06 ares) B 1161p (1,07 are)
*1912 : BEGUIN Louis, cultivateur (f.561)
*1930 : LAROCHE Gilles Entrepreneur de peinture à Clichy
*1912 : ................
* ……………………..


Le cadastre est remanié en 1935. Nous continuons avec les nouveaux numéros.

B 517 – n° 4 route de Drocourt.

*1941 : Mme MOREL Eugène, veuve.

*1950 : RISCHMANN Roger.

Il avait acheté en viager à la précédente. Il était administrateur de société au canal de Suez.

*1978 : BRACHET Alain.

B 510 – n° 8 route de Drocourt.

*1936 : MATHIEU Jean.

*1938 : MATHIEU Jean, veuve.

*1941 : MOREL Eugène, veuve.

*1950 : RISCHMANN Roger.

*1978 : BRACHET Alain.

B 511 – n° 6 route de Drocourt.

*1935 : BOONEN Marie.

*1963 : SONTAG Aude.

*1981 : DELECLUSE, née GOIN Mireille.


12 ROUTE de DROCOURT


Mce 1935                                                               
Mces 1823 et 1913

Villeneuve B 502

Villeneuve B 1173 (J)-1174( C)-1175 (Bât.)-1181 (Bois)



*1823 : HARANGER Georges.

*18.... : HARANGER Nicolas.

*1864 : PILLEUX Aimé Louis.

*1900 : PILLEUX Louis Aimé ( ?).

*1913 : TROGNON Louis, coquetier, « café », charcutier, épicier.

M. THIERY Robert m’a précisé qu’il livrait les commandes avec un panier et qu’il était tambour et porte-drapeau dans la compagnie des sapeurs pompiers. L’état des présences de 1921 confirme ces affirmations (Arch. Communales).

*1935 : Mme TROGNON Louis.

*1938 : VERGNE Pierre.

Le 30 juin 1936, il déclare ouvrir un « débit » situé au hameau de Villeneuve (épicerie, charcuterie), succédant à Mme TROGNON Louis, veuve, pour «la vente de spiritueux, liqueurs alcooliques et apéritifs de moins de 23° (Loi du 9 novembre 1915) ». M. BOUCHER Alphonse, maire, signe.

Le 8 mai 1948, sa licence est reprise par M. Albert DELARUELLE qui s’installe au 10 rue de la Croix Dialot. (23)

*1940 : CLODOMME Pierre.

*1949 : GALLIOT Pierre.

*1952 : GRANDJEAN Lucien.

*1963 : Mme FLESSELLES, M. NOUAILHETAS, en résidence secondaire.

*1972 : NOUAILHETAS Philippe, leur fils, en résidence secondaire.


7 ROUTE de DROCOURT


Mce 1935                                       
Mces 1823 et 1913
Villeneuve B 531

Villeneuve B 1005 (M) – 1006 – 101



*1823 : PIED Alexandre, puis les héritiers.

*1847 : TRUFFAUT Antoine.

Lors de la bénédiction de la chapelle St Martin de Villers par LEFEBURE, doyen de Magny, sont présents : SALZARD, curé de la paroisse, Georges TROGNON, le maire, et un Antoine TRUFFAUT, adjoint au maire. {P.V. du 8 janvier 1838} – (24)

*1853 : ……………………

*1854 : PATROUILLEAUX Jean Louis.

*1894 : PATROUILLEAUX Louis, débitant d’eaux de vie.

Antoine PATROUILLEAUX, entrepreneur de maçonnerie, est adjudicataire le 17 juin 1887, pour la construction d’une nouvelle sacristie. A. PATROUILLEAUX et son fils Louis exécutent les travaux courant août – septembre. C’est celle que nous connaissons.

On le retrouve pour le carrelage de l’église et le dallage de la nef en 1881. (25)

*1935 : Les héritiers.

*1940 : PATROUILLEAUX Albert.

*1950 : PATROUILLEAUX Lucienne, sa veuve.

Acte de naissance du 2 avril 1865 de PATROUILLEAUX Albert, fils de Jean Louis Antoine PATROUILLEAUX, 40 ans, maçon, et de Marie Elise PILLEUX, 35 ans, couturière, à Villeneuve.

Acte de décès du 7 mars 1893 de Marie Elise PILLEUX . Le témoin est Ernest Louis PATROUILLEAUX, entrepreneur de maçonnerie à Villeneuve. (E.C.)

*19--- : PATROUILLEAUX Serge (Pourtant, c’est le neveu de la précédente qui lui a succédé et il se prénommait Fernand).

*19--- : PATROUILLEAUX Fernand. Il décède en 1998. (E.C.)

*1998 : PATROUILLEAUX, veuve.


16 ROUTE de DROCOURT


Mce 1935                                          
Mces 1823 et 1913
Villeneuve B 498-499 (B)-500-501

Villeneuve B 999 - 1178 -1179 (B) - 1180

 


C’est la ferme de Villeneuve.

Les numéros anciens cités dans une adjudication de 1895 semblent erronés. En effet, sur l’ancien cadastre, on lit nettement B 1178-1179(B)-1180.

Les nouveaux numéros (révision de 1935) correspondent :

*B 498 : le grand pré autour de la ferme.

*B 499 : les bâtiments de la ferme, maison comprise.

*B 500 : le jardin attenant à la ferme.

*B 501 : la petite maison pour l’ouvrier agricole quand il y en a un.


Puisque cela est possible, les archives du château le permettant, remontons jusqu’au XVIIè siècle. En effet, la ferme de Villeneuve appartenait aux LE TIRANT, seigneurs de Villers jusqu’en 1763.

Ces archives contiennent un grand nombre de procès, de successions difficiles, de mises en demeure pour le paiement de rentes ou de cens non versés, d’interventions d’avocats, de procureurs, d’huissiers. Parfois, d’appel en appel, on arrive à l’arbitrage royal.

Un procès familial (1689 –1707, ou plus tard), impliquant Jean LE TIRANT, père, décédé le 15 mai 1689 à Villers, puis son fils, Jean, va aboutir à une décision de saisie par bail judiciaire «des terres, de la seigneurie et autres dépendances ». La ferme de Villeneuve était comprise dans la saisie : « Item le fief terre et seigneurie de Villeneuve sise en ladite paroisse de Villers consistant en plusieurs bâtiments terres labourables droits de pâturage sur ladite commune le cens et les rentes ». (Saisie - Bail judiciaire – Adjudication du 3 mars 1692). Le 1er mars 1707, l’affaire se poursuit (versement de rentes, d’arrérages…) et a été portée devant le roi LOUIS XIV (Ordonnance du 17 février 1707).

Jean Achille René Romain LE TIRANT, celui qui vendra le château en 1763 à Pierre Louis René CAHOUET, « cède à titre de ferme et loyer pour neuf années et neuf dépouilles consécutives et dont la levée de jachère commencera du jour de la St Martin d’hiver 1756 pour ensemencer en 1757 et faire la première récolte en 1758 » au sieur Jean-Baptiste ROUGET et à Marie Anne LE ROUX, sa femme. Ce bail est passé le 16 avril 1753 par devant maître SANTERRE, notaire à Magny, et précise : « c’est à savoir ladite terre et seigneurie de Villeneuve consistant en une ferme composée d’une maison, écurie, granges, étables, bergeries, colombier, cour, jardin enclos, terres labourables, prés et bois ». La ferme du Grand Chemin est baillée en même temps. Il semble que ce soit toujours le cas.



Le 3 mai 1763, c’est à Georges BEUDON que sont baillées les deux fermes.


Après la vente en 1763, la seigneurie, les terres et les dépendances appartiendront successivement à :

*Pierre Louis René CAHOUET (achat du 20 septembre 1763).

*Jean Louis LOISEAU de BERENGER (achat du 20 février 1778).

*Pierre Victor Roger, seigneur de GADANCOURT, d’ARQUAINVILLIERS et de GOUSANGREZ (achat du 12 septembre 1782). Il décéda en 1806.

*Son fils aîné, Alexandre François ROGER de VILLERS (né en 1748 ; décédé en 1842) lui succéda et est à l’origine de la famille des ROGER de VILLERS.

A sa mort, la «liquidation de la succession » eut lieu entre :

*Madame Marie Geneviève Louise Henriette de MONGINOT, veuve d’Alexandre François ROGER de VILLERS ;

*Charles Marie Thiébault ROGER de VILLERS, propriétaire du château car son père, Alexandre Marie ROGER de VILLERS (1790 – 1828) mourut avant son père, Alexandre François.

*Louis Marie François ROGER de VILLERS, officier de marine demeurant à Paris.

*Victor Charles Marie ROGER de VILLERS, « mineur sous la tutelle de sa mère Jeanne Adélaïde TITON, veuve en premières noces d’Alexandre Marie ROGER de VILLERS, épouse en secondes noces de Joseph Claude Anthelme RECAMIER (1774 – 1852), célèbre médecin, demeurant à Paris, rue du Regard, n° 1 ».

Le vicomte Victor hérita de la ferme de Villeneuve. Il épousa Clémentine Marie Nicole VERGAUWEN, domiciliée à Gand (Belgique). Il décéda le 30 mars 1861. Sa fille, Anna Marie Clémentine Ghislaine ROGER de VILLERS, se maria à Jean-Baptiste Marie Emmanuel Félix Vincent Pierre, baron de BETHUNE. L’autre fille, Marie Louise Ghislaine, est «décédée en minorité au château de Banhout, commune de (Hertert) Les Coudrais » le 26 août 1868.

Madame de Monginot à qui on servait une rente, meurt à Paris vers 1848. « La rente viagère de 1.310 livres s’éteint ».

Anna ROGER de VILLERS obtient ainsi la ferme en bien propre.

Anna ROGER de VILLERS et son mari le baron de BETHUNE vendent la ferme par adjudication le 28 juillet 1895. C’est TOUTAIN Athanase, père, « cultivateur à la ferme de Villeneuve », qui l’obtient. 

Le corps de ferme proprement dit « section B 999, 1078, 1079, 1080 – lieudit Villeneuve ».Je conteste les trois numéros : ce sont B 1178,1179 ,1180 sur le cadastre ancien.

Et 31 ha 8 a 6 ca de terres et prés. (26)

Notons que M. TOUTAIN Athanase était fermier à Villeneuve (bail du 30 juin 1875).Dès 1871, il louait des terres à M. et Mme BENOIT Louis Marie. M. BENOIT était conseiller
            à la Cour d’Appel de Paris.

Son père, Armand TOUTAIN, est décédé à Villeneuve le 22 août 1883. Il avait épousé Marie Angélique Augustine Victorine HAMOT, décédée à Villeneuve le 8 février 1893. (E.C.)

Athanase TOUTAIN décède le 13 novembre 1917 à Magny. Son épouse, Marie CHERON, meurt en 1934.

Leur fils, Athanase TOUTAIN (1873 – 1951), épouse Louise SARAZIN (1878 – 1966). Elle décède dans sa maison, au n° 1 de la route de Drocourt à Villeneuve. C’est peut-être la maison
            qui servit « d’école » de 1857 au début de 1860. (E.C.)

M. et Mme SCHREVERE Germain reprennent la ferme en 1965.

Leur fille, Chantal, épouse de Jacques HARANGER, leur succède en 1972.

La ferme n’a pas toujours été exploitée par les propriétaires.

Athanase TOUTAIN, fils, signe un bail de «neuf années entières » à compter « du 1er novembre 1899 pour faire la première récolte en 1900 et la dernière en 1908 » avec ses parents TOUTAIN Athanase et CHERON Marie, le 3 février 1900, devant maître CALVET L., notaire à Magny en Vexin (Seine et Oise).

Désignation : « la ferme et ses dépendances d’une contenance de 45 ha 72 a 45 ca ».

« Un corps de ferme composé de :

*Bâtiments d’habitation, comprenant au rez-de-chaussée, cuisine, salle à manger et deux petites chambres; au premier étage une chambre à coucher, grenier au-dessus ;

Bâtiments d’exploitation consistant à la suite de l’habitation écuries et grenier au-dessus ;

En retour, vacherie, passage pour aller au jardin, grenier au-dessus :

Encore en retour, cellier au-dessus duquel sont trois chambres ; poulailler,(charretterie), grenier au-dessus, deux granges ;

En retour, bergerie, toit à porcs, passage pour aller dans le pré, clos, autre bergerie ;  

En retour, à droite de la porte d’entrée, deux bergeries et petite écurie, grenier au-dessus ;

Grande cour intérieure dans laquelle existent une mare et une pompe ;

Derrière ces bâtiments, du côté droit, un grand hangar couvert en tuiles, devant la ferme et à droite deux autres hangars, l’un couvert de tuiles, l’autre en chaume, dans la cour, un abri couvert en ardoises pour la machine à battre et auprès de la mare un travail à ferrer les animaux également couvert en ardoises ;

Autour des bâtiments, grand pré et grand jardin dans lequel est un petit bâtiment à usage de fournil…. »

FLEURIER Eloi signe à son tour un bail de 12 ans le 15 janvier 1921 avec les bailleurs :

*Mme CHERON Marie, veuve de TOUTAIN Athanase, demeurant à Magny ;

*M. et Mme MAIGNIEL Albert, demeurant à Magny :

*M. TOUTAIN Athanase fils, demeurant à Villeneuve.

Mademoiselle et (MM.) PEIRTSEGAELE obtiennent un bail de 12 ans le 23 avril 1932 avec les bailleurs ci-dessous :

*Mme CHERON Marie, veuve TOUTAIN, demeurant à Magny ;

*Mme TOUTAIN Berthe, veuve MAIGNIEL, demeurant à Magny ;

*M. TOUTAIN Athanase, demeurant à Villeneuve.

M. CODRON Raphaël et sa femme LECOQ Solange signent un bail les 14 janvier et 4 février 1944 par devant maître HERVIAULT, notaire à Magny, avec :

*M. et Mme TOUTAIN Athanase, demeurant à Villeneuve ;

*M. MAIGNIEL Fernand, cultivateur à Blamécourt (Seine et Oise). (27)

Comme je l’ai signalé, Chantal et Jacques HARANGER exploitent la ferme depuis 1972. L’exploitation s’étendait sur 100 ha en 1993. L’élevage des bovins a été abandonné en 1988. C’était un troupeau d’environ 70 têtes, le dernier à Villers, qui disparaissait, si on ne compte pas celui de la famille EVRARD, domiciliée à Cantiers (Eure), qui possède des prés à Villeneuve.

                                                                                                       (Témoignage des propriétaires)


8 ROUTE de BELLE VUE


Mce 1935

Mces 1823 et 1913

Le Tremblay B 1361

Le Tremblay B 1773 (M/C)-1774(S)-1781 (Bât.)-1782 (B/C)
B 1783 (S)-1784 (Bât.)


Parcelle B 1784(Bât.) Parcelles B 1782(B/C) et 1783(S)
1823 : HUPPE Jean
1828 : DUMONTIER Jacques Jean Charles
884 : PALLUET Moïse
1823 : …………………………
1860 : DUMONTIER Jacques Jean Charles (f.117)
11884 : PALLUET Moïse

Parcelle 1774(S) Parcelle 1781(Bât.) - 1,40 are
1823 : HUPPE Jean
1828 : HUPPE Pierre Jean ( ?)
1884 : PALLUET Moïse
1823 : NOYER Pierre Gilbert (f.302)
1839 : DUMONTIER Jacques Jean Charles

1884 : PALLUET Moïse



Parcelle B 1773(M/C) – 2,85 ares
1823 : PIED Charles (f.337)
1876 : DUMONTIER Jacques Jean Charles
1884 : PALLUET Moïse


En 1884, PALLUET Moïse possède les 6 parcelles. On dirait aujourd’hui qu’il a remembré les terres.

Acte de décès du 4 mars 1921 d’Adèle  Eugénie HUPPE, née le 3 novembre 1843, fille de Pierre Louis HUPPE et de Marie Rose Joséphine DUMONTIER, époux décédés. Elle avait épousé Moïse Athanase PALLUET, cultivateur, le 22 octobre 1868. Ce dernier décéda le 9 mars 1925. (E.C.)

Le bien n’avait pas quitté la famille : HUPPE - DUMONTIER – PALLUET.

Revenons à la famille PIED.

Acte de naissance du 28 mars 1842 d’Eloïse Eugénie PIED, fille de Charles Nicolas PIED, 30 ans, cultivateur, et de Virginie Elisabeth PLANQUARD (Est-ce PLANCOUARD ?), 20 ans, demeurant au Tremblay.

Ce n’est pas le Charles PIED de 1823. Charles Nicolas PIED est né vers 1812.

Acte de naissance du 27 décembre 1849 de Louis Charles PIED, fils de Charles Nicolas PIED, 38 ans, cultivateur, et de Virginie Elisabeth PLANQUARD, 28 ans, demeurant au Tremblay.

Louis Charles PIED est le frère d’Eloïse Eugénie PIED.

Acte de naissance du 17 mars 1853 de Léopold Arthur PIED, fils de Nicolas Charles PIED, 42 ans, cultivateur, et de Virginie Elisabeth PLANQUARD, 32 ans, demeurant au Tremblay.

J’ai trouvé un mariage qui a dû faire sensation à l’époque.

Acte de mariage du 6 Juin 1811 de Pierre Charles PIED, 33 ans, « tixerant », veuf de Catherine Constance RIBLET, avec Marie Brigitte Adélaïde TERROIR, fille de Michel TERROIR, cultivateur, décédé. Parmi les témoins, on trouve :Jean Michel TERROIR, 49 ans, cultivateur à La Goulée, frère de l’épouse ; Jean-Baptiste TERROIR, 47 ans, cocher chez Monsieur « de GOUZANGE » à Gadancourt (a), frère de l’épouse ;Alexandre Marie ROGER de VILLERS (b). {E.C.}

(a) Il s’agit de M. de GOUZANGREZ de la famille de ROGER de GADANCOURT qui a acheté la seigneurie de Villers en 1782.

(b) C’est le fils d’Alexandre François ROGER de VILLERS. Il décèdera en 1828.

Je n’ai pas pu suivre les propriétaires après la mort de PALLUET Moïse de 1925 à 1935.

1947 : LOCKERT Robert.

1963 : Mademoiselle DUSIRE Marie.

1966 : GRACY André.

1987 : Divers propriétaires se succèdent dont le docteur CORNIC qui fait construire une piscine recouverte d’une bulle.


7 ROUTE de BELLE VUE



Mce 1935                                            
Mces 1823 et 1913

Le Tremblay B 1357

Le Tremblay B 1813 (M)-1814 (M) - 1815


*1823 : DELAMOTTE Martin.

*1838 : DELAMOTTE (Marievonne) {Delle}

Acte de mariage du 18 novembre 1833 de Jean-Baptiste Martin DELAMOTTE, 31 ans, maréchal-ferrant à Aincourt, fils de DELAMOTTE Martin, 61 ans, cultivateur à Villers en Arthies, et de Marie Catherine Angélique BAILLY, avec Marie Catherine (Brijide) DELAMOTTE, 24 ans, fille de feu Martin DELAMOTTE, cultivateur, et de Marie Catherine (Brijide) (DAILLY),, 57 ans. (E.C.)

A relire à tête reposée !!!

*1900 : TROGNON Jules Alexandre.

Acte de naissance du 18 septembre 1863 de Jules Alexandre TROGNON, fils de Philippe Aimé TROGNON, 39 ans, lattier, et de Marie Reine Célestine GEROUT, 35 ans, demeurant au Tremblay.{E.C.}

*1901 : NOYER Adolphe.

*1910 : TROGNON Jules Alexandre, fermier.

*1935 : BOUTON Emile.

*1938 : LEROY Lucien.

*1956 : PRONIW Michel. C’était un bûcheron de nationalité polonaise, qui travaillait à tâche. Les pièces où il habitait étaient très rustiques. Il menait une vie très frustre.

*1965 : PRONIW Michel et MADZINSKA Julia. C’était l’alliance de deux personnes, de même nationalité, vivant chichement des maigres ressources que leur procuraient des travaux rudes. En effet, madame MADZINSKA était journalière. Elle travaillait aussi à tâche : travaux agricoles et dans les bois, besognes saisonnières : ramassage des pommes à cidre … Ils se déplaçaient à bicyclette.

*1968 : CHMIELECKI Jérôme. Il logea un certain temps les deux précédents. Il reprit ses biens après le décès de Michel PRONIW.


La Goulée vue des pentes de Chérence

Début du siècle, peut-être vers 1930


La vue d’ensemble n’a pas changé : la route de La Goulée en bas ; en haut, celle de l’Est qui lui est parallèle ; la rue du Nord qui les unit perpendiculairement. Au premier plan, les prairies ; les pentes boisées à l’arrière-plan.

Quelques maisons ont été construites. D’autres ont été remaniées pour les adapter aux besoins de la vie moderne.

Bien sûr, les ouvriers agricoles, hommes, femmes et enfants, sont remplacés par des engins motorisés. Toutefois, ce hameau a conservé son caractère rural. Dans les prairies des ANDERSON et de la famille DELAHAYE, s’ébattent quelques chevaux.

(Photo de la famille DELAHAYE)

*1980 : S.C.I. « Le Tremblay ». Cette société immobilière tenta de faire une opération immobilière qui échoua car le projet ne pouvait pas être accepté en milieu rural, dans une zone protégée du Vexin.

*1983 : GRACY Bernard qui fit aménager et restaurer des bâtisses disparates. Il y habite avec sa femme en résidence secondaire.


17 ROUTE de La GOULEE


Mce 1935                                                                      
Mces 1823 et 1913
La Goulée B 348 (S) La Goulée B145-143( S)-144 (S)-148-149( S) - 150-151 (Bât.)


*1823 : DUMONTIER Pierre, maréchal.

*1833 : PONTIS Antoine.

Acte de naissance du 2 juillet 1835 d’Antoine PONTIS, fils de Romain Antoine PONTIS, 27 ans, vigneron cultivateur, et de Marie Louise P… DUMONTIER, 21 ans. Acte de décès du 7 novembre 1905 d’Eloïse Justine PONTIS, veuve DUMONTIER. L’un des témoins était Paul ABRAHAM, 35 ans, cultivateur à La Goulée, son gendre. {E.C.}

Je n’ai pas pu situer la ferme de Paul ABRAHAM. Pourtant que d’ABRAHAM dans les registres paroissiaux et d’état civil ! Dans la matrice de 1823, je n’ai trouvé aucun Paul ABRAHAM.

*1917 : MONIER Hippolyte, cultivateur.

Acte de mariage du 13 avril 1907 d’Eugénie Françoise MONIER, fille de François MONIER, 56 ans, cultivateur à La Goulée, avec Hippolyte BESSE. Hippolyte MONIER, 25 ans, cultivateur à Villers, frère de l’épouse, est témoin. {E.C.}

*1938 : DELANOY Albert.

*1941 : Mme DEUTSCH Georges.

*1947 : Mme DELANOY Anna, veuve. J’ai bien connu Madame DELANOY qui avait fait construire une maison au 3 rue de l’Est. Elle avait pour dame de compagnie Mademoiselle VERGRIETTE Marie, la sœur de Madame CASTEL Fernande qui demeurait au 16 rue de l’Est.

M. D’HEYGERE Marcel André était fermier de Mme DELANOY. Sa fille Annie Dominique naît à La Goulée le 9 janvier 1952. {E.C.}

*1959 : Mme ANDLAUER Joséphine. Son mari, Maurice, ancien militaire de carrière, élevait des chevaux et cultivait ses terres pour assurer la nourriture des bêtes.

*1974 : FOURNIER Félix.

*1975 : ANDERSON Ian et sa femme Patricia, tous les deux de nationalité britannique.

Encore une date simplement pour un repère. En effet, M. ANDERSON m’a déclaré qu’il s’est installé à La Goulée en 1973. Depuis 1980, il accueille des touristes : « Self catering flats », « en location meublé » en français. Il ne sert ni repas, ni petits-déjeuners. Ce sont des locations pour des périodes d’une semaine au minimum à un mois. La plupart du temps, le séjour dure une quinzaine de jours.


9 ROUTE de La GOULEE


Mce 1935  Mces 1823 et 1913
La Goulée B 337 (S)
devenue B 1782
La Goulée B122 (M.B.C.)-123 (M.B.C.)-124-128


B122 (3,95 ares) B 123
*1823 : DUMONTIER Jacques Nicolas
*1826 : TERROIR Michel (f.411)*
*1851 : PONTIS Antoine

*1823 : TERROIR Michel

*1851 : PONTIS Antoine

La parcelle B 123 devait être divisée en deux avant 1823 car une parcelle B 123 appartenait en 1823 à DUMONTIER Pierre, maréchal charron. D’ailleurs, Antoine PONTIS possède deux parcelles B 123. Celle de Pierre DUMONTIER étant appelée « Le pressoir à bras ».

*1907 : MONIER Hippolyte.

Acte de mariage du 13 avril 1907 d’Hippolyte BESSE et d’Eugénie Françoise MONIER, fille de François MONIER, 56 ans, cultivateur à La Goulée. L’un des témoins est Hippolyte MONIER, 25 ans, frère de l’épouse, cultivateur à La Goulée. (E.C.)

*1937 ; Melle LONGUET Marie.

*1945 : Mme BUCQUET Max.

*1950 : M. BUCQUET Max.

Acte de décès du 22 septembre 1946 d’Hélène Georgette LONGUET, épouse de Max Charles BUCQUET. (E.C.)

*1952 : ARRAN Charles, herbager de 1952 à 1978.

Il était boucher à Bueil (Eure). Pour des raisons de santé, il dut s’arrêter et il devint herbager à La Goulée où il cultivait ses terres et entretenait ses prés pour nourrir ses bœufs

*1982 : Il vend à M. et Mme CAPELLE Gérard.

Il avait fait construire une nouvelle maison à la limite de Vétheuil le long de la route de La Goulée et de la sente des grands jardins, mitoyenne avec Vétheuil. Cette sente prolonge la rue du Midi, elle-même mitoyenne avec Vétheuil. Ses bâtiments agricoles se trouvaient au bord de la rue de l’Est

En 1995, M. et Mme ARRAN quittent La Goulée et vont s’installer en Bretagne dans les côtes d’Armor. Ils vendent à ce moment la maison qu’ils ont fait construire à la limite de la commune.


« Le Poulailler » RUE de L’Est


Mce 1935                
Mces 1823 et 1913
La Goulée B 342 La Goulée B 126 (M)


Ces bâtisses, appelées communément « Le Poulailler », étaient les bâtiments de l’exploitation de M. ARRAN Charles.

Des BUNEL semblent avoir tenu une ferme à cet endroit. Le mauvais état de la matrice cadastrale ne m’a pas permis d’obtenir des précisions. C’est donc encore dans les registres de l’Etat civil que j’ai trouvé les BUNEL.

Acte de mariage du 20 novembre 1837 de Jean-Louis RICHOMME, 29 ans, cultivateur, fils de François RICHOMME, 65 ans, cultivateur, et de Marie Barbe LOUETTE, 60 ans, avec Marie Marguerite Julienne BUNEL, 20 ans, fille de Louis Marie BUNEL, 45 ans, cultivateur, et de Marie Henriette Geneviève NOYER, 45 ans.

Acte de décès du 25 novembre 1903 de Jean-Louis Marie BUNEL, 79 ans, cultivateur, à La Goulée.

Louis Marie, né vers1792, devait posséder la parcelle en 1823. Jean-Louis Marie avait dû lui succéder.

Cette parcelle B 342 est devenue B 1785.

M. ARRAN Charles vendra cette parcelle à M. et Mme HOCQUET Michel qui habitent, en bas, à l’angle de la rue du Midi et de la route de La Goulée


4 RUE de L’Est


Mce 1935 Mces 1823 et 1913
La Goulée B 288

La Goulée B 161(T) - 162 (MBC)-163 (MBC) - 165 (B) - 166 (B)
B 167 (Cave/C) - 168 (T)


On trouve, dans l’ordre, de l’entrée vers le fond : B 162 – 163 – 165 – 166.


Parcelles B 162 et 165 Parcelles B 167 et 168
*1823 : DELAHAYE André Noël (f.93)
*1831 : DELAHAYE Marie Elisabeth
            et DELAHAYE Etienne Nicolas (f.138)
*1823 : COLLANTIER Jacques (f.74)
*1836 : ……………….

*1838 : GUILLAUMET Pierre François
*1868 : DELAHAYE Marie Elisabeth
            et DELAHAYE Etienne Nicolas

Les quatre parcelles vont passer au compte de :

1871 : DELAHAYE Emile Prudent (f.675).

1910 : DELAHAYE Emile Jules (f.877).

Acte de décès du 24 Ventose An X (15 Mars 1802) de Jean-Baptiste COLLANTIER, 40 jours, fils de Jacques COLLANTIER, maçon, et de Marie Magdeleine LEFEVRE.

Acte de décès du 1er Brumaire, An VII (22 octobre 1798) de Claude DELAHAYE, 69 ans, à La Goulée, fils de défunt Claude DELAHAYE et de Marie-Françoise SEHEUT. Les témoins étaient André DELAHAYE, 32 ans, son fils, et Guillaume BAVEUX (Plutôt BAVOUX), 32 ans, son gendre.

Acte de décès du 22 mai 1867 de Marie Marguerite GUILLAUMET, 73 ans, épouse de André Noël DELAHAYE, cultivateur à La Goulée. Les témoins sont ses neveux : Evodé LANGLOIS, 39 ans, et Léon GUILLAUMET, 30 ans, cultivateur à La Goulée.

André Noël DELAHAYE est né le 5 Nivose An VII (25 décembre 1798). André DELAHAYE, cité dans l’acte de 1798, aurait 57 ans en 1823 ; André Noël DELAHAYE, cité dans l’acte de 1867, aurait à peu près l’âge de sa femme et pourrait être celui de la matrice cadastrale de 1823. (E.C.)

(Photo de la famille DELAHAYE – Vers 1907)


DELAHAYE Emile Jules et sa femme, née Marie RENARD, charcutiers.

L’enfant à droite est Henri DELAHAYE ? Ce sera le père de Louis DELAHAYE.

En 1884, Jean-Baptiste RENARD, charcutier, demande l’alignement de sa propriété afin de drainer du bout longeant le chemin du Haut de Villers aux Bouleaux d St léger.

Sur la matrice de 1913, il possédait les parcelles A 986(J)-987(S)-988(S)-989(J)-990(S)-991(J)-992(J) au lieudit Le Haut de Villers. C’est à droite, en montant, à l’angle de la rue du château, au n° 7 (Famille ERHART-TESSIER). La boutique était-elle à cet endroit ?

Les DELAHAYE affirment que les RENARD tenaient boutique chez les MABILLE (voir p. 25 et 27).

Les prénoms de la famille DELAHAYE se répètent très souvent. Cela ne facilite pas les recherches. En outre, c’est une famille ancienne. C’est encore dans l’état civil que nous allons essayer de trouver les propriétaires des parcelles citées ci-dessus.

Pour justifier l’ancienneté de la famille, voici l’acte de baptême du 13 octobre 1619, de Nicolas DELAHAYE, fils de Gilles DELAHAYE et de Marie DELAUNAY, ses père et mère. Son parrain Panthaléon ROUSS… et sa marraine Marie, fille de défunt Richard LEMASSON.

Acte de mariage du 19 octobre 1807 d’Etienne Nicolas DELAHAYE, 36 ans, fils de défunt Claude DELAHAYE, vigneron, et de Louise DELAMOTTE, à La Goulée, avec Marie Geneviève SEHEUT, 24 ans, fille de Claude SEHEUT, vigneron, et de Jeanne DUMONTIER, à La Goulée. Les frères de l’époux sont témoins : Nicolas DELAHAYE, 49 ans, et André DELAHAYE, 42 ans, à La Goulée. Pour l’épouse, ce sont Claude SEHEUT, 61 ans, son père, et Nicolas SEHEUT, 62 ans, son oncle.

Acte de naissance n° 28 du 21 octobre 1873 de Louise Céline DELAHAYE, fille d’Emile Prudent DELAHAYE, 29 ans, cultivateur, et d’Aimée Zénaïde GOSSELIN, 29 ans. Les témoins sont Antoine Romain PONTIS, 67 ans, cultivateur, et Etienne Nicolas DELAHAYE, 65 ans, charcutier, domiciliés à La Goulée. (E .C.)


Parcelle B 163 (1,35 are) Parcelle B 166 ( 0,20 are)
*1823 : GUILLAUMET Nicolas (f.189)
*1840 : GUILLAUMET Louis (f.184)
* : GUILLAUMET Léon f.654)
*1916 : DELAHAYE Emile Jules
*1823 : DELAHAYE Etienne (f.95)
*1844 : DELAHAYE Jacques (f.94)
*1898 : DELAHAYE Emile Prudent
*1910 : DELAHAYE Emile Jules

En 1916, toutes les parcelles appartiennent à DELAHAYE Emile Jules.

RELEVE de la matrice cadastrale de 1913

Compte d’Emile Jules DELAHAYE (f.150)

Charcutier, puis cultivateur

La Goulée B 123(T)-125(B)-136(T)

B 137(J)-139(S) qui seront vendu, en 1924 à Charles SCHAMBER, bijoutier (f.677).

C’est au 6 rue du Nord.

B 156(T)-158(T)-159(T)-160(T)-161p(T)-162(S) qui était en 1823 (M.B.C.)-165(B)-166(B)-167(Cave)-168(B) qui était (T) en 1823.

B 163(M.B.C.) entrera en 1916.

B 138(J) entrera en 1924, tiré de Charles CARON, domestique, puis garde-champêtre.

B 152(masure)-154(cour)-155(T),entrés en 1932, tirés de CARON Charles (f.125).

Revenons aux GUILLAUMET. Léon GUILLAUMET a déjà été cité.

Acte de décès du 2 Août 1817 de Jean-Baptiste DELAHAYE, 50 ans. Les témoins sont Nicolas GUILLAUMET, son beau-frère, André DELAHAYE, frère de Jean-Baptiste, et Jacques POMMIER, gendre du défunt. (E.C.)

En 1938, le tout passe au compte de DELAHAYE Emile jules, veuve, et les héritiers.

Un échange entre les DELAHAYE et M. et Mme HAVARD Victor va permettre de mieux comprendre la suite.



On m’a communiqué un acte reçu par Maître Paul Gaston DAUVERGNE, notaire à La Roche-Guyon, les 5 novembre et 12 décembre1937, concernant un échange entre les consorts DELAHAYE et M. et Mme HAVARD Victor, leurs voisins.

On y lit : « Par contrat de vente passé devant Maître DELAPLANE, notaire à La Roche-Guyon, les 24 avril et 12 mai 1869, André Noël DELAHAYE, cultivateur à La Goulée, cède la pièce de terre (celle de l’échange ci-dessus) à M. DELAHAYE Emile Prudent et à son épouse Aimée Zénaïde GOSSELIN ».

Plus loin, on signale : « Mme DELAHAYE, veuve, née GOSSELIN, fait donation entre vifs à M. DELAHAYE Emile Jules » du 2è lot, par acte établi par Maître GUY, notaire à La Roche-Guyon, le 25 février 1908. {28}

Le 10 novembre 1936, M. DELAHAYE Emile Jules décède. (E.C.) Les héritiers sont les suivants :

*Sa veuve, Marie RENARD.

*Ses enfants, DELAHAYE Maurice, cultivateur à La Goulée, et DELAHAYE Henri Augustin, surveillant d’usine à Amiens (Somme).

DELAHAYE Maurice

En 1956, il possède, sur La Goulée, avec les nouveaux numéros :

*B 1651(M) tirée de B 287/288.

*B 1694(M) tirée de B 281 et 1651.

*B 1695(Garage) tirée de B 281 et 1651.

*B 1652(Bois) tirée de B 287.

DELAHAYE Henri

En 1956, il possède sur La Goulée :

*B 288, formée avec les parcelles anciennes B 161 à B 168 pour 5,50 ares.

*B 282(T)-285(T)-287(Bois)-1653(Pré).

La femme de Maurice DELAHAYE, née Gillette DAUVERGNE, habitait les bâtiments du fond de la cour. Celle d’Henri, née Germaine DARRAS, logeait dans la maison à l’entrée de la cour. Toutes les deux étaient veuves.

En 1966, on lit sur la matrice : DELAHAYE Henri, les héritiers.

1968 : DELAHAYE Louis, fils de DELAHAYE Henri, devient propriétaire de la totalité. Il modifia et améliora très sensiblement l’ensemble des bâtisses où il vécut avec sa femme, née Nelly DOLE.

Depuis la mort de son mari, elle est propriétaire avec les héritiers des parcelles : B1696, 1695, 1694, 1697, 1652, 287(Cour) et 286(T) en montant vers la plaine, lieudit La Goulée.




6 RUE DE L’EST



Mce 1935                                  
Mces 1823 et 1913
La Goulée B 289
La Goulée B 290 (Bois)

La Goulée B 169 - 170 (M)-171 (S)
La Goulée B 169 - 172 - 207 - 208

 


*1823 : POMMIER S. (f.342).

*1861 : ………………

*1910 : GUILLAUMET Léon.



Acte de décès du 2 janvier 1910 de Virginie TRUFFAUT, épouse de GUILLAUMET Léon. L’un des déclarant est HAVARD Victor, 24 ans, cultivateur à La Goulée, son petit-fils. (E.C.)

*1916 : Mme HAVARD François, veuve, née Léonie GUILLAUMET.

M. HAVARD François, cultivateur, est décédé le 10 février 1907 à l’âge de 51 ans. (E.C.)

*1935 : HAVARD Victor, cultivateur.
 

Le contrat de mariage de Victor Joseph HAVARD du 7 mai 1920, passé par devant Maître GUY Louis, notaire à La Roche-Guyon, va nous renseigner sur la famille HAVARD.

Il était né à La Goulée le 13 janvier 1885, fils de François Louis HAVARD, décédé, et de Léonie GUILLAUMET.

Le 8 mai 1920, il épousa, à Vétheuil, Marie Isabelle ISARD, née à Vernon (Eure) le18 avril 1883, veuve de Denis Ferdinand LESEINE, demeurant à Vétheuil, fille d’Augustin Fromentin ISARD, décédé, et d’Emilie Antoinette DUCOTE. Elle avait trois enfants mineurs.

Le contrat énumère les biens et, en particulier page 3, les biens immobiliers :

« Un corps de ferme situé à La Goulée, commune de Villers, comprenant :

*une maison d’habitation élevée sur terre-plein, d’un rez-de-chaussée composé de cuisine et une chambre à coucher ; d’un premier étage composé d’une chambre à coucher ; grenier au-dessus couvert en tuiles.

*Bâtiments à la suite, couverts en tuiles, comprenant grange, écurie, étable, cave et cellier.

*un hangar avec grenier au-dessus couvert en tuiles ».

L’épouse apportait « divers effets et objets mobiliers, meubles et meublants », des terres sur Vétheuil et « une maison d’habitation sise à Vétheuil, rue du Moutier, comprenant cuisine, deux chambres, cellier sous la cuisine, cave dessous, écurie, grenier dessus ; salle servant de chambre à coucher, grenier au-dessus ».

L’apport du futur époux s’élevait à 1.400 francs ; celui de la future épouse était estimé à 4.500 francs en 1920.

Il décède à Villers en Arthies le 12 avril 1959. {29}

Sa veuve conservera la maison jusqu’à son décès, mais elle finira sa vie presque aveugle.

*1956 : PLAULT Marcel, un de ses petits-fils acquiert la maison.

*1974 : CORBEL Claude, paysagiste, l’achète. Il m’a déclaré s’être installé en 1972.



6 ROUTE de St LEGER

Encore une fois, je vais revenir plus en arrière. Il y a eu, à cet endroit, un prieuré qui existait, selon les Pouillés (a) de l’abbaye de St germain des Prés à Paris, dès le XIIè siècle.

Dans un aveu du 27 avril 1684, le prieuré faisait partie de la manse (b) conventuelle de St Germain des Prés. {30} C’était bien des Bénédictins qui possédaient ce domaine. Pauvre domaine !!!

(a) Un pouillé est un registre des biens et des bénéfices ecclésiastiques.

(b) Une mense est un revenu ecclésiastique ou une manse qui est un petit domaine féodal agricole.

«… A St Ligier en Artie, un prioré où il y a un prieur religieux et un de nos compagnons, une maison toute détruite par les guerres, séant auprès des boiz esquels nous avons usurgé pour édifier et ardoir sans vendre… ». {31} C’était en 1384 pendant la guerre de CENT ANS.

LE GRAND SAINT LEGER


Dès 1060, les cartulaires de l’abbaye de St Germant des Prés mentionnent le prieuré de St Léger de Villers.

En 1384, durant la guerre de Cent Ans, il existe à « St Ligier en Arie, un prioré où il y a un prieur religieux et un de nos compagnons, une maison toute détruite par les guerres, séant auprès des boiz esquels nous avons usurgé pour édifier et ardoir sans vendre ».

Le dénombrement du 20 mai 1768 se termine ainsi : « Le sol est spongieux et graveleux ».

Aux alentours de 1830, une raffinerie de sucre était installée au Grand St Léger. Sur les factures, on pouvait lire :

Raffinerie de Villers

Jacques FABRE et compagnie

Rue du Faubourg Poissonnière

N° 8 à Paris

Il n’y a plus de trace des anciens bâtiments bien que certains déclarent, sans le prouver, que des caves voûtées dateraient de cette époque. Et si on met à jour quelques ossements, rien ne prouve qu’il s’agisse de ceux des moines. Il y en eut si peu !

C’est maintenant la propriété de M. et Mme VIENOT.



Le prieuré fut habité épisodiquement par les religieux. L’état de la ferme était lamentable au XVIIè. En 1658, le prieur, Dom Bernard Audebert, baille à ferme les bâtiments pour 9 ans à Jean DOUTE, laboureur à Villers. {32}

Un dénombrement du 20 mai 1768, en donne une idée : « … Une chapelle négligée depuis longtemps quant à la bâtisse, aux linges et aux ornements quoiqu’on dise une messe par semaine – Une ferme composée de corps de logis, une grange, plusieurs toits à porcs, une étable à vaches, un fournil, un petit jardin et un pâté de 9 arpents planté en bois de mauvaise venue, peu de chênes et d’ormes, 4 arpents de terre labourable – La moitié des dîmes du village…». L’acte se termine par cette remarque : «  Le sol est spongieux et graveleux ». {33}

La ferme et 15 arpents de terre furent loué au sieur SARRAZIN, laboureur demeurant à Chaussy, le 1er mai 1789, pour 1.000 livres par an. Il n’en jouit pas longtemps car le prieuré fut liquidé en 2 lots : l’un acheté le 8 février 1791, par René LE ROY, greffier de la municipalité de Mantes, pour Etienne PINEL de Vétheuil, moyennant 4.525 livres ; l’autre comprenant « le corps de ferme, circonstances et dépendances avec chapelle, enclavés dans 11 arpents de petites bruyères et de méchants bois et 75 perches de jardin », à Jacques BAILLY, marchand de chevaux, à Vétheuil, le 8 septembre 1791. {34}

Il n’y a plus de traces des anciens bâtiments, même si certains déclarent, sans pouvoir le prouver, que des caves voûtées dateraient de cette époque. Et, si on met à jour quelques ossements, rien n’indique qu’il s’agisse de ceux des moines. Il y en eut d’ailleurs si peu !

Nous voici à l’aube du XIXè siècle et nous allons retrouver nos sources dans les registres communaux.


Mce 1935 Mces 1823 et 1913
Le Grand St Léger A 80

Le Grand St Léger A 782 (maison)-782 (serre-bûcher) - A 782 (orangerie) - A 782 (logement concierge)
A 783 (logement écurie) - A 784 (abri lavoir)


*1823 : Ce sont les ROGER de VILLERS qui possèdent le Grand St Léger.

Quand l’ont-ils acquis ? Qui l’a acquis ? Les LE TIRANT ? Roger de GADANCOURT ? Son fils aîné ?

C’est ROGER de VILLERS Alexandre (f.375) qui est propriétaire, très certainement Alexandre François, fils aîné de Roger de GADANCOURT.

*1830 : Les parcelles sont attribuées à ROGER de VILLERS, fils, puis à ROGER de VILLERS Thiébault (f.362 et f.529).

Le fils est Alexandre Marie ROGER de VILLERS (1790-1828). Thiébault, dit Théobald, succède à son grand père qui meurt en 1842.

Curieusement, aux environs de 1830, une sucrerie existait au Grand St Léger. Des factures (les unes datées du 9 juillet 1830 et du 7 août 1830, une autre sans date, mais mentionnant celles des livraisons de 1829 et 1830) communiquées par Mme ROGER de VILLERS Sylvie attestent l’existence de la « Raffinerie de Villers (lieu dit St Léger) – Près et par Magny (Seine et Oise) ». Le sucre était vendu par pains {Archives du château}.

*1857 : On trouve LANGEVIN Jean Théodore, graveur (f.529).

*1864 : GILLES Marie Elisabeth, à Kief en Russie (f.618).

*1876 : GILLES Séverin (f.704).

*1912 : RIVOIRE François, artiste peintre.

L’abbé GUIBOURGE, curé de Villers, le qualifiait « d’aquarelliste distingué » dans son bulletin paroissial n° 34 d’octobre 1926. Les RIVOIRE se retrouvent plus tard au Petit St Léger où habitent, de nos jours, Mme Francine RIVOIRE et son fils Yves.

Dans l’ancien cimetière, une tombe de la famille RIVOIRE porte des inscriptions encore bien lisibles :

GAMBLIN Pierre Auguste (décédé le 18 mars 1896 dans sa 75è année).

GILLES Marie Elisabeth, veuve GAMBLIN (décédée le 2 mars 1915 dans sa 83è année).

AMBELOUIS Georges (né le 5 mars 1861-décédé le 19 juin 1917).

Mme AMBELOUIS Georges (décédée le 14 juillet 1935 dans sa 79è année).

RIVOIRE Auguste (1878-1962).

AMBELOUIS Adèle, veuve RIVOIRE (1890-1974).

Ces derniers sont les parents de Mme RIVOIRE Francine.

*1933 : GOUJON Charles Emmanuel.

*1935 : PITAVAL. En réalité, c’est au nom de sa société « Publications minières ». A sa mort, ce sont les héritiers, mais les biens indivis restèrent au nom de la société.

C’est au cours de cette période que les époux LEVAVASSEUR habitèrent ou occupèrent la maison durant un cours séjour qui se termina par leur expulsion quelque peu rocambolesque en présence des gendarmes, des reporters et des cameramen de la télévision. Ces derniers avaient été alertés par les LEVAVASSEUR.

*1986 : VIENOT Marc.

En 1994, M. VIENOT est directeur de banque, la Société Générale. « Il a commencé de la manière la plus classique réservée aux plus brillants inspecteurs des finances : Directeur du Trésor, étape au Fonds monétaire et à la Banque mondiale… ». {35}

20 Chemin des CAVIERES



Mce 1935                                                            
Mces 1823 et 1913
Les Cavières A 197(M)
Les Cavières A 198(J)

Les Cavières A 522(fournil)-523(J)-524(M)-525(J)

*1823 : TROGNON Martin, fils.

*1841 : HARANGER Jean-Baptiste.

*1878 : BOUTIGNON Louis.

Acte de décès du 19 juillet 1920 de Rose Eugénie HARANGER, 72 ans, épouse de BOUTIGNON Louis Sylvain, cultivateur aux Cavières.

Maurice GEROUT, de Vienne en Arthies, m’a affirmé qu’il cultivait avec un âne.

*1923 : BOUTIGNON Eugène, jardinier/laboureur.

*1926 : MANSARD Edouard.

*1928 : HENRY Aimé, représentant de commerce.

*1943 : ETERLIN Edouard, dessinateur.

*1967 : GIROD de L’AIN Bertrand, journaliste.

NOTA : Louis Gaspard Amédée GIROD de L’AIN (1781-1847), né à Gex et mort à Paris, fut, sous la Monarchie de Juillet, Président de la Chambre des députés et ministre de l’Instruction publique.





22 Chemin des CAVIERES



Mce 1935                                               

Mces 1823 et 1913

Les Cavières A 199(M)
Les Cavières A 200(J)

Les Cavières A 526(Bât.)-527-531-532(M)
Les Cavières A 527-528-529-531


*1823 : NOYER Alexandre.

*1827 : BELLANGER Eléonore.

Acte de décès du 19 septembre 1822 de Marie Louise TROGNON, 52 ans, épouse de Jean Alexandre NOYER, cultivateur aux Cavières. Les témoins sont Martin Alexandre NOYER, 28 ans, maréchal-ferrant, son fils, Martin FOURNIER , 32 ans, cultivateur, et Honoré (BELLANGE), 28 ans, marchand-« thuilier », ses beaux-fils.

Dans l’acte de naissance du 18 mai 1826 de son fils Louis Eugène Adolphe BELLENGER, Honoré BELLANGE porte les prénoms de Jean-Baptiste Honoré et est domicilié aux Mares, à la tuilerie puisqu’elle existait près de la ferme.

Martin Alexandre NOYER, le maréchal-ferrant, habitait « à Villers » sans autre précision. (D’après E.C.)

*1837 : BOUTIGNON Armand, héritiers.

*…….  HORNEZ Charles.

*1877 : HORNEZ Charles, veuve née BOUTIGNON.

*1891 : HORNEZ Charles Eléonore, marchand de vin à Paris.

Acte de naissance du 27 février 1854 de Charles Eléonore HORNEZ, fils de Charles Hubert HORNEZ, 24 ½ ans, domestique au château, et de Marie Célestine BOUTIGNON, 25 ½ ans, cuisinière au service du comte de Villers. (E.C.)

Le bien n’est pas sorti de la famille si on tient compte des alliances familiales.

*1907 : BOUTIGNON Louis, cultivateur. (Déjà cité au 20 chemin des Cavières)

*1923 : BOUTIGNON Eugène, jardinier, et BOUTIGNON Maxime, indivis.

*1929 : LEGENDRE Henri, maréchal-ferrant.

Mme THIERY, née Reine LEGENDRE, sa fille, affirme qu’il exerçait dès 1922.

*1951 : MERCIER Pierre et sa femme, née Yvette LEGENDRE, sœur de Reine THIERY, tous les deux commerçants sur les marchés (La mère des deux femmes se nommait Andrée Louise BOUTIGNON). A cette époque, Madame VEQUE Pauline était l’occupante des bâtiments très vétustes. Un arrêté préfectoral de péril obligea M. et Mme MERCIER P. à consolider l’ensemble.

*1980 : MERCIER Jean-Pierre, le fils des précédents.

C’est lui qui fit les travaux de restauration. La maison est une résidence secondaire des époux MERCIER J.P.

47 Chemin des CAVIERES


Mce 1935                          

Mces 1823 et 1913

Les Mares A 274 Les Mares A 295-296(S)-297

 


*1823 : DELAMOTTE François Toussaint.

*1854 : TRUFFAUT Jean-Baptiste, cultivateur.

Enterrement du 22 avril 1813 de Marie Elisabeth COCHARD, épouse de Jean-Baptiste TRUFFAUT, cultivateur. (Registre paroissial – 1813 – 2è minute)


*1883 : LAMARRE Louis Auguste.

Acte de décès n° 6 du 26 avril 1876 d’Antoinette POURFILET, 36 ans, fermière, épouse de Louis Auguste LAMARRE, 39 ans, fermier aux Mares.

Acte de naissance du 17 avril 1889 de Jules Désiré LAMARRE, fils de Louis Auguste LAMARRE, 53 ans, cultivateur aux Mares, et de Victorine Hortense LESUEUR. (E.C.)

*1893 : LANGLOIS Evodé Louis.

Acte de décès du 22 mai 1867 de Marie Marguerite GUILLAUMET, 73 ans, cultivatrice, épouse d’André Noël DELAHAYE. Les témoins sont Evodé LANGLOIS, 39 ans, et Léon GUILLAUMET, 30 ans, ses neveux, cultivateurs à La Goulée. (E.C.)

*1910 : LANGLOIS Evodé, gendre PILTEAU.

*1922 : LANGLOIS Evodé Louis.

*1935 : SARAZIN Lucien.

*1941 : DUBOUT Charles.

*1970 : DUBOUT Jean. C’est le fils d’Albert DUBOUT, le célèbre dessinateur humoriste, né à Marseille en 1905.

                                                                        1 Impasse de la GROTTE




Mce 1935

Mces 1823 et 1913

Les Mares A 261
Les Mares A 260

Les Mares A 307p (M)
Les Mares
A 307p (M)


*1823 : NOYER Martin (f.296).

A l’origine, la parcelle A 307 contient 2,80 ares. Par la suite, elle est divisée en deux lots notés A 307p. Pour faciliter la compréhension, je vais les suivre séparément.

Parcelle A 307p (1,40 ares)

C’était le n° 1 Impasse de la Grotte où habitait Mme HUAN, née Suzanne NOIN.

*1838 : LETU François.

*1866 : DAVION Félix.


Acte de mariage du 9 avril 1839 de Félix Auguste DAVION, 21 ans, et de Geneviève Hortense Alphonsine TRUFFAUT, 20 ans, fille de Jean-Baptiste TRUFFAUT, 65 ans, cultivateur, et de Marie Adélaïde BENARD, 51 ans, demeurant aux Mares. Acte de décès du 8 juin 1877 de Félix DAVION, 59 ans, charretier, époux de Geneviève TRUFFAUT, fils de Philippe Bénigne César Noël DAVION et de Marie Anne GEORGETTE,demeurant aux Mares.

(D’après E.C.)

*1882 : DAVION Hippolyte.

*1923 : BENARD Louis, matelassier.



Mme Suzanne HUAN m’a raconté qu’il allait travailler à domicile. J’ai connu dans ma jeunesse, entre 1939 et 1946, chez ma grand-mère, un des derniers matelassiers qui réparait les vieux matelas ou qui en fabriquait des neufs. Il parcourait encore à pied la banlieue, au sud de Paris, dans la région de Viry-Châtillon et de Juvisy-sur-Orge (91). Louis BENARD était né le 17 juillet 1868 et est décédé le 14 mai 1944. (E.C.)

*1940 : HUAN Rodolphe, boulanger. Il décéda le 17 avril 1985. (E.C.)

*1985 : HUAN Suzanne, sa veuve.


Parcelle A 307p (1,40 are)

C’est la maison à l’angle de l’impasse de la Grotte et du chemin des Cavières, chez M. et Mme SAGNOT de nos jours.

*1838 : HUPPE Pierre.

*1863 : PETIT Moïse.

*1879 : PILTEAU Michel.

*1900 : MORISSET Désiré.

Acte de mariage du 28 novembre 1874 de Désiré Edouard MORISSET, 21 ans, charpentier, et de Marie Franceline Clémence PILTEAU, 21 ans, couturière. (E.C.)

*1901 : BENARD Modeste.

*1913 : BENARD Modeste, veuve, née DESOINDRE, journalière.

Mme BENARD, veuve, se mit en ménage avec Louis BENARD, son voisin (témoignage).

*1949 : HUAN Rodolphe.

*1985 : HUAN Suzanne, sa veuve.

*1989 : M. et Mme SAGNOT Philippe.

Ils obtiennent un permis de construire (arrêté P.C. n° 95 676 90 V 0001 du 14 septembre 1990) pour l’extension et la restauration des bâtisses existantes. Ils ont acheté depuis peu la 3è maison des HUAN à côté de la leur, chemin des Cavières, et la maison du n°I Impasse de la Grotte. (Succession au décès de Mme HUAN),


AVANT de CONCLURE

Je ne prétends pas avoir tout dit, tout trouvé, tout expliqué, tout justifié. Encore une fois, je rappelle qu’à partir de quelques documents, j’ai tenté de brosser un tableau des activités agricoles, commerciales et artisanales du village durant les deux derniers siècles.

J’ai été conduit à parcourir diverses archives. Ces recherches m’ont obligé à essayer de résoudre de nouvelles questions : liens de famille, prénoms en désordre ou incomplets, désignation des lieux trop vague, orthographe changeante, documents parfois en mauvais état ou contradictoires en apparence. Je suis conscient d’avoir omis ou pas pu situer d’autres cultivateurs, commerçants ou artisans.

Que de laboureurs, de cultivateurs, d’épiciers, de charcutiers, de coquetiers, de couturières, de cafetiers, « demeurant à Villers » !!!

Je mentionnerai toutefois quelques noms pour lesquels, mes recherches n’ont pas pu être menées avec assez de précision.


            Ainsi, un Léon Gérard Hilfroïde SEHEUT, 69 ans, tourneur sur bois, demeurant à La Goulée, décède le 17 janvier 1906.L’un des témoins est Paul Jules BINAY, 36 ans, cordonnier, son neveu.

(D’après E.C.)






Sur la matrice cadastrale de 1823, Jean Charles SEHEUT, tourneur, possède trois parcelles à La Goulée : B 141(B.M.C.)-B 195p (M)-B 140(M). C’est au folio 398.

La première parcelle passe au compte de Léon Gérard SEHEUT (f.462). C’est le n° 2 de la rue du Nord. (Encore un problème de prénoms)

Toujours à La Goulée, en 1913, une Stéphanie CAMILLARD était couturière. Elle possédait la parcelle B 199 (Mce 1913), devenue B 316 (Mce 1935), qui appartiendra à M. Georges MORICET. C’est au n° 26 rue de l’Est. Il décède le 12 février 1987. La maison passe au compte de sa veuve Mme MORICET, née Fernande CHAMPAGNE, et à son fils Serge. Elle décède en mai 1995.

Un LABORIER Claude possédait à La Goulée, de 1895 à 1937 : B 181(M)-183(B)-179(J)-182(J)-187(J)-188(J)-184(Bois) …C’est la parcelle B 300 de la matrice cadastrale de 1935. Sur la matrice de 1823, la mention « menuisier » sera ensuite barrée et remplacée par cultivateur. Sur celle de 1913, on lit cultivateur. Pourtant, tous ceux qui l’ont connu affirment, sans se concerter, qu’il était sabotier et qu’il fabriquait des brouettes. C’est au n° 12 rue de l’Est.

Au lieudit du « Pont de Pierre », dit « Les Bruyères », route de Maudétour, MM. PLESTAN et ROUSSEAU obtiennent un permis de construire un hangar-bergerie le 7 décembre 1964 (A 840 – Le Pont de Pierre). Cette bergerie ne fonctionnera jamais.

Paul Jules BINAY, 36 ans, cordonnier, témoin au décès de Léon Gérard Hilfroïde SEHEUT, le 17 janvier 1906, possédait la parcelle A 865, lieudit « Le Bas de Villers » (Mce 1823), devenue A 606, lieudit « Le Village ». C’est au n° 6 rue de la Croix Dialot, chez les RENARD.

Séverin PREVOST était cultivateur. Sur la matrice cadastrale de 1823, il est garde-chasse à Trie-Château (Oise) {f.243}. Sur celle de 1913, il est cultivateur aux Mares. Il était propriétaire de la parcelle A 301 (S), lieudit Les Mares (Mce 1823), devenue A 258, lieudit Les Mares (Mce 1935 – formée avec A 300 et 301). Actuellement, c’est la parcelle A 1766. Ce serait en face du n° 1, impasse de la Grotte, où habitait Mme HUAN Suzanne avant son décès. En 1957, quand je suis arrivé à Villers, il restait les ruines d’une cave.

Acte de décès du 24 mars 1927 de Mathilde Eugénie LEFEVRE. Le témoin est Julien Séverin PREVOST, 50 ans, cultivateur aux Mares, gendre de la défunte. (E.C.)

Je veux achever ce parcours au long des rues en citant quelques métiers relevés dans le registre de publications de mariage de l’année 1793 (An II de la République) : un carrier en grès, un tisserand, un bonnetier, un cordonnier et dans le registre paroissial de 1813 (2è minute) : 3 carriers en grès, un marchand de veaux à Chaudray, un « thuilier », un couvreur en chaume, un « tixerand » …

(Archives communales)

CONCLUSION


Je ne reprendrai pas les conclusions des divers paragraphes de cette étude. Ce sera plutôt des pistes de réflexions, une sorte de plan détaillé pour une future enquête dans laquelle les chiffres, les tableaux, les graphiques, les études de spécialistes auront une grande place.


I° - L’AGRICULTURE 

On a vu le travailleur de la terre évoluer : du manouvrier ou du journalier à l’exploitant agricole, en passant du laboureur au fermier, du cultivateur à l’agriculteur, puis à l’exploitant agricole.

Le nombre des « fermes », devenues « exploitations agricoles », diminue. Les surfaces cultivées se réduisent, mais celles des exploitations augmentent.

La mécanisation s’est accélérée. Le coût du matériel, de son utilisation, de son entretien et de son remplacement grève très sensiblement les budgets. L’endettement devient un phénomène chronique. La gestion devient de plus en plus compliquée et nécessite le concours de spécialistes (comptable, conseiller financier, conseiller technique…).

Des contraintes sont apparues : élevage réglementé, quotas laitiers, usage de nouveaux engrais et traitements pour diminuer la pollution des nappes phréatiques (ce qui est un progrès)…

Celles engendrées par la P.A.C. (Politique agricole commune) et le G.A.T.T. (Général agreement on tariffs and trade) – accords sur le commerce et les tarifs douaniers (« libre échangisme érigé en dogme » d’après Bernard DEBRE) {36} - ne facilitent pas l’exercice de la profession surtout pour les petits exploitants et les jeunes agriculteurs.

L’arrachage des haies pour faciliter les manœuvres des engins modernes, mais aussi pour travailler sur des pièces plus grandes afin d’augmenter la rentabilité, et l’abandon de l’entretien des ravines sont à l’origine d’inondations des routes et de coulées de boues, surtout lors des orages violents et des pluies répétées de ces dernières années. On note une érosion importante des sols arables, phénomène lié à la disparition des haies et au comblement des ravines, mais aussi à l’usage des desherbants et à la diminution du nombre des prairies devenues inutiles depuis l’abandon de l’élevage dans nos régions.

L’information, la documentation, la communication nécessitent des moyens de plus en plus modernes et plus pratiques, mais aussi plus coûteux (minitel, fax, radio sur les véhicules ou téléphone portable, ordinateur…).

Il faut ajouter « le gel des terres ». La jachère, qui n’est pas le friche ou l’abandon de la terre, a des avantages (repos du sol et régénération de la faune), mais présente aussi des inconvénients puisque l’exploitant doit effectuer un labour, un ensemencement d’une plante qui apportera de l’azote au sol, un entretien du terrain et l’enfouissement sans récolter les fruits du travail.

Enfin, les quatre fermes de Villers exploitent plus de 100 ha chacune (terres réparties sur plusieurs communes), mais elles n’emploient plus d’ouvriers agricoles. L’une d’entre elles fait exploiter ses terres à l’entreprise.


II° - LE COMMERCE et L’ARTISANAT

Les commerces ont disparu à l’exception d’une crêperie-brocante tenue par M. et Mme Didier MABILLE, créée en remplacement d’un café-épicerie. Les artisans se raréfient.

La société évolue. Il faut aller chercher du travail à l’extérieur de la commune. La population du village a rajeuni et a augmenté (236 habitants en 1962 – 426 en 1999), mais le couple est obligé de travailler (remboursement de l’emprunt pour l’achat ou la construction de la maison, études et activités extra-scolaires des enfants, loisirs de la famille…). Souvent, les parents exercent leur métier sur des lieux différents et à des horaires eux-mêmes différents ou variables.

Le travail évolue lui aussi : plus de carrière à vie, nécessité des recyclages, rentabilité toujours exigée, mobilité de l’ouvrier de plus en plus souvent réclamée et le chômage encore important, malgré l’inversement de tendance signalé cette année. Il en résulte pour les familles des contraintes, des difficultés financières et familiales, des situations parfois critiques.

On comprend mieux pourquoi commerçants et artisans ont disparu car la population est plus souvent à l’extérieur du village. Les membres du Foyer rural de Villers en Arthies semblent comprendre la situation et tentent, par des activités diverses, de réunir les villageois (Repas - Galette des Rois – Feu de la St Jean ­- Randonnée à pied ou à VTT – Initiation au théâtre – Exposition d’art – Gymnastique volontaire …).

Les stages de formation ou de recyclage ne permettent pas toujours aux demandeurs d’emploi de retrouver du travail. C’est pourquoi on voit se créer dans le village de petites sociétés, tenue, gérée et animée par une seule personne, celle qui l’a créée. J’ai ainsi relevé dans l’annuaire des téléphones :

*SARL GEMMA : 22 route de Vétheuil.

*CLC INTERNATIONAL : 30 route de Vétheuil (Chaudray).   

*COCOON LIMITED DEVELOPPEMENT : 6 Chemin du Lavoir (Villeneuve).

*ITEM TECHNOLOGIE SARL : 30 route de Drocourt (Villeneuve).

*SCI VANESSA : 6 Chemin du Rocher.

*WONDERSOFT TECHNOLOGIES : 23 route des Mares.

*MAGS SERVICES : 50 route de Vétheuil.

Depuis 1987, Eric LEVEL a son entreprise de maçonnerie route des Mares.

Alain ANDRE, gendre de Mme DELAHAYE Louis, née Nelly DOLE, avait créé « Tout pour le cheval », 8 rue du Nord à La Goulée. Depuis1996, il a ouvert un commerce ambulant avec sa femme. C’est « POM D’API » qui propose fruits, légumes, épicerie.

Certaines activités ont disparu :

*Le laboratoire de charcuterie, installé dans le garage des SAMBET, grande rue, sur la droite en sortant de Villers, en direction de Villeneuve, a été fermé au départ de M. Georges LANGE.

*S.O.P.R.A.C. – n° 1 grande rue – Cette société fournissait des carnets d’achat, des bons de réduction … aux autres sociétés et aux comités d’entreprise. M. MOLINS Manuel en était le créateur. Il avait acheté la maison à M. et Mme QUILLET J.P. qui avaient construit un F7 en 1974 (Permis de construire : PC 95 3 48.697 0 du 4 février 1974 – maison achevée le 8 janvier 1975) sur un terrain acheté à M. ROGER de VILLERS Thibault. Selon la tradition, on appelait cet endroit « le Clos salé ». J’ai retrouvé cette appellation dans des aveux anciens de l’époque des LE TIRANT, seigneurs de Villers (Archives du château).

La propriété passe au nom de Mme MOLI NS et les héritiers. A sa mort, en 1990, c’est sa fille, Mme FAYAUD qui en hérite.


III° - Enfin, pour que nos villages ruraux survivent et, surtout, pour qu’ils protègent leur identité, des questions se posent.

Quelle doit être l’action des corps constitués (Conseils municipaux, Conseil général, Conseil régional de l’Ile de France) ?

Quels doivent être les rapports avec les administrations ( DDE : équipements et constructions ; DDA : agriculture au sens large du mot, culture et élevage, forêts, problèmes hydrauliques, assainissement ; Bâtiments de France, les anciens Beaux Arts, protection de l’environnement et du patrimoine…) ?

L’espoir, car il faut toujours rester positif, réside dans les textes qui doivent poser des limites et présenter des modèles, mais ils ne doivent pas être, à mon avis, trop contraignants et produire une standardisation de la construction et la négation, par des technocrates, des préférences et de l’imagination des propriétaires, à condition, bien sûr, qu’il s’agisse de bon goût.

Mettons notre confiance et notre espérance dans le Parc Naturel Régional du Vexin Français qui vient de se doter d’une « très belle maison du Parc : le château de Théméricourt ».


Villers en Arthies, le 8 décembre 2000.


NOTES et REFERENCES


(1) - Matrice cadastrale de 1823 : pages des augmentations et des diminutions survenues dans les contenances et les revenus fonciers. (Archives communales) -


(2) - Registre des mutations.  (Archives communales) -


(3) - Registre paroissial de 1813 - 2è minute - (Archives communales) -


(4) - id.


(5) - id.


(6) - Registre des mutations. (Archives communales) -


(7) - id. -


(8) - id.


(9) - Registre du Conseil de Fabrique paroissial (1879)-{Archives du diocèse - Pontoise}-


(10) - Témoignage de la famille -


(11) - Les seigneurs de Villers en Arthies du XIVè au XVIIIè siècle - Jean ROCHEFORT - (1996) -

Etude dactylographiée -


(12) - id.


(13) - id.


(14) - Rôle des tailles de Villers (1716 à 1788) - Archives départementales du Val d’Oise - C 365

Noté AD.VO plus (Rce) -


(15) - Ouvrage collectif édité par le groupe de recherches et d’éditions mantaises (G.R.E.M.) -

Mantes et Mantes la Ville de 1789 à nos jours (3è partie - 50 ans d’histoire - 1939-1989)

paru en 1993 -


(16) - La Roche-Guyon - L’un des plus beau village de France -

QUENNEVILLE - DELAHAYE - BROUTIN -


(17) - Les seigneurs de Villers en Arthies du XIVè au XVIIIè siècle - Jean ROCHEFORT -

Etude dactylographiée (1996) -


(18) - Rôle des tailles de 1716 - AD.VO - C365 -


(19) - D’après registres paroissiaux qui remontent jusqu’à 1617 et ceux de l’état civil.

Archives communales -


(20) - Rôle des tailles de 1788 - AD.VO - C365 -

La taille seigneuriale était une redevance payée au seigneur par les serfs et les roturiers.

La taille royale était un impôt direct payé au profit du Trésor royal par les roturiers.

La capitation était une taxe levée par tête (par individu).

Les accessoires : logement des troupes; quartiers d’hiver; fourrage; impôt exceptionnel…


(21) - Etude de J.ROCHEFORT. (Voir 17) -


(22) - Registre des actes de l’administration temporelle, ouvert le 19 mai 1806, arrêté le 1er novembre

1814. (Archives communales) -

(23) - Registre des déclarations d’ouvertures, mutations, translations et fermetures des débits de

boissons (Archives communales) -


(24) - Procès verbal du 18 janvier 1838 - Registre de la Confrérie St Martin de Villers (1831-1893) -

Archives de diocèse à Pontoise -

Il doit s’agir de la chapelle St Joseph (transept gauche) que certains anciens appelaient la

chapelle St Martin.


(25) - Registre de l’église ……. (1789) - Archive du diocèse à Pontoise -


(26) - Adjudication de la ferme de Villeneuve du 28 juillet 1895.

Etude de Maître VOLAND, notaire à Mantes (Seine et Oise).

(Archives de la famille TOUTAIN-FLEURIER-SCHREVERE-HARANGER) -

Mme SCHREVERE est née Madeleine FLEURIER.


(27) - id. -


(28) - Actes notariés de la famille LESEINE - HAVARD - BENOIST -


(29) - id. -


(30) - Description géographique et historique de la Haute Normandie.

(Tome 2 - Le Vexin - 1970 - Dom TOUSSAINT- C.DUPLESSIS) -


(31) – Le Vexin français à travers les âges (Pontoise – 1979).

Centre d’animation pédagogique et d’audio visuel de la région de Pontoise.

LACHIVER - RIVIERE - VASSEUR -


(32) - Bulletin paroissial n° 33 de septembre 1926 - abbé GUIBOURGE.

Noté B.P. n° … Date… -


(33) - id.


(34) - B.P. n° 34 d’octobre 1926 - abbé GUIBOURGE -


(35) - Article paru dans le Figaro Magazine n° 34 du 23 avril 1994 –


(36) - id. (Référence omise) -


SOURCES


ARCHIVES COMMUNALES :

Registres des arrêtés du maire (du 7 juillet 1852 à nos jours).

Registres des délibérations du Conseil municipal (du 9 juin 1816 à nos jours) : noté C.M. et date.

Registres divers : déclarations, enquêtes, constructions …

Registres paroissiaux (depuis 1617) et d’Etat civil (jusqu’à nos jours).

Dossiers « agriculture ».

Plans cadastraux (du 30 déc.1819 ; d’avant 1860 ; de 1935  à nos jours. 

Matrices cadastrales (1823 ; 1837 ; 1913, 1935 et après, puis micro fiches en 1990).

Etat de sections (1935 à nos jours).

Etat des propriétaires (1820).

ARCHIVES du DIOCESE de PONTOISE :

Registres de l’église et de la Fabrique (1807-1873 et 1874-1906).

Registre des dons et travaux (1879- ?).

Registres de la Confrérie de St Martin (1831-1893 et 1850-1920).

ARCHIVES PRIVEES :

Actes notariés – Inventaires – Baux – Donations – Ventes – Successions – Photos – Collections de cartes postales anciennes …

ARCHIVES du VAL d’OISE à CERGY :

Rôles des tailles de Villers (1716 à 1788). {C 365}


BULLETIN paroissial de l’abbé GUIBOURGE : 

« Les échos de l’Arthies » de 1924 à 19….


BROCHURES – ETUDES – REVUES :

Le Vexin français : architecture rurale (1970) - Les Amis du Vexin.

Le Vexin français : restauration des maisons rurales (oct. 1980) - Les Amis du Vexin.

Les P.O.S. du Val d’Oise - Plaquette de la D.D.E. du V.O. d’octobre 1974.

Le guide du constructeur : la construction dans le Vexin français (D.D.E. du V.O. de Juin 1974).

Le Figaro Magazine.


Etudes dactylographiées :

Les seigneurs de Villers en Arthies du XIVè au XVIIIè siècle (Jean Rochefort – déc.1996).

Villers en Arthies : bâtiments et petits édifices existants ou disparus (Jean Rochefort – oct.1993).


BIBLIOGRAPHIE :

Le Vexin français à travers les âges – LACHIVER – RIVIERE – VASSEUR (Pontoise 1979).

Centre d’animation pédagogique et audio visuel de la région de Pontoise.

Description géographique et historique de la Haute Normandie – Tome 2 - Le Vexin - 1970. Dom TOUSSAINT – C.DUPLESSIS

Mantes et Mantes la Ville de 1789 à nos jours (ouvrage collectif du G.R.E.M. – 1993)

(3è partie – 50 ans d’histoire – 1939-1989)

La Roche-Guyon – L’un des plus beaux villages de France.

QUENNEVILLE – DELAHAYE - BROUTIN


DOCUMENTS


ANCIENNES :

   

Collection GAGUIN PILLEUX Editeur
Collection GASSE     Photos LAVERGNE, Vernon (PILLEUX, Ed.)
Collection TELLIER 
Edition Sadi THIERY
Collection MONNIER 
Photos ANDRE, Vernon
Collection LODDE     Photos ALAIN
Clichés BERTRAN A., Mantes Editeur
Cette liste peut être complété

                                                                                                                                                                     
DOCUMENTS :

p.3 Le bourg de Villers en Arthies aux environs de 1970.

On draine et on améliore la route des Mares à cette époque.

p.5 Le bourg de Villers en Arthies (Plan de 1819).

A 381 : le château et l’orangerie.

A 380 : grange et poulailler.

A 384 : bûcher. (La remise et le bûcher sont démolis en 1926).

A droite de la parcelle A 943, l’abreuvoir du bourg.

p.8 Maison vexinoise (aspect extérieur).

p.10 Le potager du château vers 1920.

p.19 « Le Haut de Villers » (Plan d’avant 1860).

p.22 Rue du Château (aux environs de 1905).

p.25 Hôtel-Restaurant « La Glycine » - 16 grande rue.

p.27 Commerce « Sadi » - 18-20 grande rue.

p.29 Carrefour (Grande rue, Route des Mares et Chemin des Bouleaux).

Avant 1860.

p.31 Place du village, grande rue.

p.34 Grande rue : ancienne « Maison des sœurs ».

p.35 Plans : ancienne « Maison des sœurs ».

p.37 « Le Bas de Villers » (Plan d’avant 1860).

Parcelle A 695, lieudit l’Escalier : la mairie école n’existait pas.

Sur la A 936 : pas de maison si ce n’est deux bâtisses sur A 935.

C’est au n° 39, grande rue chez M. et Mme BOURLIEU.

Sur la A 907, près de l’église, il semble qu’il y ait une ferme ( ?).

p.41 Route des Mares, entre l’allée du château et la grande rue. (Avant 1860)

p.48 La ferme des Mares : B 278-279-280-281. (Plan d’avant 1860)

Terrain de l’ancienne tuilerie : B 287.

p.53 La ferme du Grand Chemin : A 741-740-742, lieudit Devant l’église.

(Plan d’avant 1860)

p.56 Chaudray (orthographes diverses – Plan de 1819).

p.58 Maison (à l’angle de la grande rue et n° 2 rue de la Croix Dialot)

p.70 La ferme de Villeneuve (Plan d’avant 1860).

B 1179 (ferme)- (1180(pré)-1178-1176(maison pour l’ouvrier).

p.75 Photo de La Goulée vers 1930.

p.77 La Goulée (Plan d’avant 1860)

Notons l’existence de la ravine et d’habitations sur la Haute Goulée.

p.80 Commerce DELAHAYE (Photo de famille).

p.84 La Goulée (Plan d’avant 1860).

p.82 La Goulée (rue de l’Est - rue du Nord)

p.86 Le Grand St Léger (en 1994).

p.87 Le Grand Saint Léger (Plan d’avant 1860).

B 782-783-784

p.90 Les Cavières (Plan d’avant 1860).

p.93 Les Mares du côté des Sablons (Plan d’avant 1860).

p.95 Un hameau disparu : « La Haute Goulée ».

(Plan d’avant 1860)


ANNEXE n°1


Le CULTIVATEUR « tributaire du climat et des épidémies »


Je ne peux m’empêcher de remonter à l’hiver 1709 qui fut particulièrement rigoureux. Il a marqué les esprits de l’époque. Le curé le relate sur une page presque complète dans le registre paroissial destiné à noter les baptêmes, les mariages et les enterrements : « … Il a commencé le 6 de janvier et a duré 3 mois et qu’il a fallu semer de l’orge … Cette année a été bien fâcheuse tant pour le pain que pour le vin, toutes les vignes (il y en avait à Villers) et les arbres ont été gelés … ».

En 1825, une épidémie de typhus sévit à Vétheuil et à Villers. On l’impute aux terrains humides et aux eaux croupissantes, aux fumiers dans les cours, au défaut d’aération des pièces d’habitation. (1)

Le 15 juillet 1882, un orage violent cause des dégâts sur la commune. Une liste des habitants les plus nécessiteux est établie : Simon DELAHAYE, Léon TRUFFAUT, Louis COLMAS, Julien PREVOST, Louis Auguste LAMARRE, Moïse PALLUET fils, Edouard TROGNON.

Le 19 avril 1885, un arrêté du maire stipule : « … La rage constatée chez les animaux, de quelque espèce qu’ils soient, entraîne l’abattage qui ne peut être différé sous aucun prétexte… ». La rage était redoutable jusqu’à cette époque. C’est l’année où Pasteur mit au point son vaccin contre la rage.

En 1913, c’est une épidémie de fièvre aphteuse qui touche le bétail. Des avis annonçant cette maladie sont publiés :

*A Vétheuil, le 10 février.

*A Chaussy, le 13 mai.

*A Aincourt, le 26 mai (étable BAILLY).

*A Genainville, le 12 juin.

*A Vienne, le 17 décembre.

Des zones infectées sont isolées. Des périmètres de protection sont établis.

Un orage de grêle s’abat sur la commune début juillet 1970. Une lettre du Maire du 17 juillet déclare que la commune est sinistrée à 35/40% des cultures à cause de l’orage de grêle du début de la semaine dernière.

Une série d’orages, plus particulièrement les 17, 18, 19 et 20 juillet : c’est tout le département du Val d’Oise qui déclaré sinistré. En novembre 1972 : orages et tempêtes.

Janvier 1975 : épidémie de fièvre aphteuse :

*Zone interdite : toutes les communes des cantons de Marines et de Magny en Vexin.

*Zone de sequestration : ferme de M. PINCHON à Montreuil sur Epte.

*Zone d’observation : le canton de Vigny.

(Arrêté préfectoral du 27 janvier 1975)

Les mesures sont levées par l’arrêté préfectotal du 15 février 1975. (2)

Eté 1976 : sécheresse inhabituelle.

Hiver 1980 : grand givre sur l’ensemble du Val d’Oise. Les dégâts sont importants : lignes électriques rompues, arbres fendus ou abattus, routes barrées et détériorées, eau et électricité coupées …On entendait les arbres qui se fracassaient, avec un bruit de canon, sous l’effet du gel intense. Le réseau routier est très dégradé à l’arrivée du printemps suivant.

1996 : grande sécheresse.

Fin décembre 1999, après Noël : terrible tempête : vents soufflant à plus de 170 km/h. Les dégâts sont considérables : forêts, réseau électrique et téléphonique, maisons …

2000 : année anormalement pluvieuse et tempétueuse : inondations, coulées de boues, récoltes difficiles ou perdues dans certaines régions.

(1) La vie rurale dans le Mantois et le Vexin au XIXè d’Eugène BOUGEATRE.

Annoté et publié par Marcel LACHIVER – Meulan - 1971

(2) Archives municipales.

ANNEXE n°2


ACTE de décès du 2 décembre 1794.

de Jean-Baptiste DELAHAYE

« Ce jour d’huit douze de frimaire lan troixième de la république françois une indivisible à huit heures du matin par devant moy Martin TROGNON officier publique membre du conseil général de la commune de Villers en ratie districte de Mante département de Seinne et Oise et leu pour recevoir les acte destiné à contater les naissiance et mariage et décès des citoyens Son comparu ans la maison commune Jean-Baptiste DE LAHAE âgé de trente trois ans aconpanier de Claude SEHEUT âgé de quarant huit ans et de André DE LAHAE âgé de vingt sept ans toutes deux domicilié dans cette commune de Villers an Artie On déclaré à moy Martin TROGNON que Jean-Baptiste DE LAHAE est mort douze de frimaire à deux heures du matin âgé de vingt deux mois anfant de Jean-Baptiste DE LAHAE cultivateur et de Marie Madelienne GARPATIER âgé de vingt six ans an légitime mariage D’après cette déclaration je me suis sur le champ et je me suis asuré du descès des Jean-Baptiste DE LAHAE et j’en ai dressé le présent acte que Claude SEHEUT et André DE LAHAE signe avec moy Fait en la maison commune de Villers en Artie les jours et mois et an ci dessus ».

Suivent les signatures : Martin TROGNON – Claude SEHEUT – André DELAHAY.

Baptiste DELAHAYE

Ce jour d’hui douze de frimaire l’an troisième de la république française une et indivisible à huit heures du matin par devant moi Martin TROGNON officier public membre du conseil général de la commune de Villers en Arthies district de Mantes département de Seine et Oise élu pour recevoir les actes destinés à constater les naissances mariages et décès des citoyens, sont comparus Jean-Baptiste DELAHAYE âgé de trente trois ans accompagné de Claude SEHEUT âgé de quarante huit ans et de André DELAHAYE âgé de vingt sept ans tous deux domiciliés en cette commune de Villers en Arthies, ont déclaré à moi Martin TROGNON que Jean-Baptiste DELAHAYE est mort douze de frimaire à deux heures du matin âgé de vingt deux mois enfant de Jean-Baptiste DELAHAYE cultivateur et de Marie Madeleine GARPATIER âgée de vingt six ans en légitime mariage. D’après cette déclaration je me suis sur le champ et je me suis assuré du décès de Jean-Baptiste DELAHAYE et j’en ai dressé le présent acte que Claude SEHEUT et André DELAHAYE signent avec moi. Fait en la maison commune de Villers en Arthies les jour et mois et an ci-dessus.

Suivent les signatures.


ANNEXE n°3


VILLERS en ARTHIES : « un village éclaté » aux activités diverses


            Le village est implanté sur un relief vallonné. Il est constitué d’un bourg avec le château des ROGER de VILLERS, l’église St Martin, la mairie-école, les gîtes et la ferme du Grand-Chemin, des                 hameaux de Villeneuve, du Tremblay, des Mares, de La Goulée, de Chaudray et des écarts du Saint Léger, des Cavières, de la Hêtraie (route de Maudétour).

Certains autres écarts sont cités dans les registres paroissiaux et ceux de l’Etat civil.

La lecture de ces registres permet de découvrir les métiers exercés.


VILLENEUVE

Acte de naissance du 1er Vendémiaire An V (22 septembre 1796) de Marie Anne Sophie TOUTAIN, fille de (Louis) Antoine TOUTAIN, cultivateur à Villeneuve, et de Marie Sophie CARVILLE (CAUVILLE), son épouse.

Enterrement du 16 janvier 1813 de Marie Marguerite DARE, veuve de Jean LALLEMAND, laboureur à Villeneuve. Les témoins sont Joseph TROGNON, tailleur, et Jean DUPRE, instituteur.

Acte de baptême du 3 décembre 1813 de Claude François Martin TROGNON, fils de Claude TROGNON, propriétaire cultivateur à Villeneuve.

Acte de décès du 29 juin 1814 de Marie Louise HERSAN, quarante cinq ans dix mois, femme de Félix PETIT, cultivateur à Villeneuve.

Acte de mariage du 9 décembre 1823 de Nicolas Quentin TROGNON, 31 ans 10 mois, tailleur d’habits, fils de Joseph TROGNON, 76 ans, tailleurs d’habits, et de Marie Thérèse DAMOVILLE, 70 ans, domiciliés à Villeneuve, avec Marie Geneviève TROGNON, 32 ans, domestique, fille de Martin TROGNON, 57 ans, échalasseur, et de Marie Geneviève DUBOCQ, 55 ans, domiciliés aux Cavières. Deux des témoins sont Claude OZANNE, 49 ans, garde au château, beau-frère de l’époux, Antoine DUBOCQ, 47 ans, scieur de long, oncle maternel de l’épouse, domicilié au Grand Chemin.

LE TREMBLAY

Acte de mariage du 27 octobre 1813 de Nicolas Antoine MEUNIER, cultivateur, fils majeur de défunt Nicolas MEUNIER, de son vivant cultivateur au Tremblay, avec Marie Magdeleine …………… .

Acte de naissance du 17 août 1854 de Marie Justine DELAHAYE, fille de Jacques Simon DELAHAYE, 31 ans, cultivateur, et de Marie Alphonsine Anastasie BAILLY, 29 ans, demeurant au Tremblay.

Acte de naissance du 18 septembre 1863 de Jules Alexandre TROGNON, fils de Philippe Aimé TROGNON, 39 ans, lattier, et de Marie Reine Célestine GEROUT, 35 ans, son épouse, sans profession, demeurant au Tremblay.

Acte de décès du 8 avril 1865 de François Théodore MEUNIER, 59 ans, meunier, demeurant au Tremblay.



CHAUDRAY

Acte de naissance du 23 Nivose An XIII (3 janvier 1805) de Louis Antoine BUNEL, fils de Louis BUNEL, maçon, et d’Elisabeth GUYAU, demeurant à Chaudray.

Acte de décès du 3 janvier 1813 de Julien Alexandre BUNEL, 5 ans 6 mois, fils de Louis BUNEL, marchand de veaux , et d’Elisabeth GUYAU, domiciliés à Chaudray.

Acte de décès du 7 juillet 1825 de Julie SORET, 44ans, épouse de Louis Pierre SOYER, tisserand à Chaudray.

Acte de naissance du 7 juillet 1871 de Louise Elise Emilie, fille de Emile Pierre François DESJARDINS, 39 ans, ciseleur sur métaux, et de Marie DUPRE, 21 ans, lingère, demeurant à Chaudray.

Acte de naissance du 11 mai 1889 de Frédéric Auguste Marcel PARIS, fils de Joseph PARIS, 34 ans, berger, et de Louise Marie PREAUX, domiciliés à Chaudray.

Acte de décès du 28 janvier 1894 de Léa Louise MARIE. Le déclarant est Alexandre DUPRE, 52 ans, charpentier à Chaudray.


LES MARES


Baptême du 29 mars 1813 de Clotilde Ambroisine BELLANGER, fille de ……….. François BELLANGER, « thuilier », et d’Ephrosine LANCHANTIN.

Acte de naissance du 10 septembre 1814de Pierre Frédéric Auguste TRUFFAUT, fils de Jean- Baptiste TRUFFAUT, cultivateur aux Mares, et de Marie Adélaïde BENARD.

Acte de naissance du 6 février 1823 de Justine Aglaé TROGNON, fille de Jean Georges Lubin TROGNON, 31 ans, échalasseur aux Mares, et de Marie Anne DAMERLANT, 30 ans. Les témoins sont Martin TROGNON, 46 ans, et Pierre Louis Michel FOURNIER, 40 ans, cultivateurs à Villers.

Acte de mariage du 23 juillet 1832 de Jean-Baptiste TRUFFAUT, 29 ans, « chartier domestique », et de Reine Félicitée DELAMOTTE, 19 ½ ans.

Acte de décès du 11 juillet 1926 de Augustine Louise BENARD, 41 ans, épouse de Jules Marie EONO, journalier, fille de Modeste BENARD, décédé, et de Louise Léontine DESOINDRE, journalière aux Mares.


LA GOULEE

Acte de naissance du 24 novembre 1807 de Marie Geneviève Catherine SEHEUT, fille de Jean-Baptiste SEHEUT, vigneron à La Goulée, et de Marie Barbe DUMONTIER.

Acte de décès du 3 juillet 1814 de MEUNIER André, 68 ans, « charron cultivateur » à La Goulée, époux de défunte Marie Marguerite HARDELAY.

Acte de mariage du 20 octobre 1864 de Eugène Honoré DUPRE et d’Augustine Elise DELAHAYE, 19 ans, couturière, fille d’Antoine Célestin DELAHAYE, 49 ans, cultivateur à La Goulée.

Acte de mariage du 9 mai 1874 de CAHUREL Henri Jean Marie, 23 ans, mécanicien, et de NICOLLE Désirée, 22 ans, fille de NICOLLE Louis Valentin et de CAUCHOIS Rose Aimée,
            cultivateurs à La Goulée.

Acte de mariage du 29 août 1903 d’Isidore BAILLIVET et de Marie Jeanne LABORIER, 19 ans, couturière, fille de Claude LABORIER, 53 ans, menuisier à La Goulée.


LES CAVIERES

Acte de décès du 5 Frimaire An XII (26 décembre 1803) d’un nourrisson chez Martin TROGNON et Marie Geneviève DUBOST, domiciliés aux Cavières.

Acte de décès du 19 juillet 1920 de Rose Eugénie HARANGER, 72 ans, épouse de Louis Sylvain BOUTIGNON, cultivateur aux Cavières.


LE GRAND CHEMIN

Avant 1935, ce lieudit se trouvait aux deux angles de la route de Chérence et de la route de Vétheuil en descendant vers Vétheuil. La ferme du Grand Chemin était sur le lieudit « Devant l’église ».

Après 1935, « le Grand Chemin » s’étend autour du carrefour de la route de Chérence et du chemin du Rocher jusqu’autour du carrefour de cette même route avec la route de Vétheuil.
            La ferme du Grand Chemin porte alors logiquement son nom.

Acte de naissance du 11 Fructidor An III (29 août 1795) de Marie Anne TOUTAIN, fille d’Athanase TOUTAIN, cultivateur, et de Marie Anne LEGOUT, son épouse.

Acte de décès du 30 janvier 1888 de Louis Marcel DELAMOTTE, 78 ans, né le 14 août 1809. L’un des témoins est André Eugène DUBOCQ (DUBOST ?), 55 ans, charpentier au Grand Chemin.

Acte de mariage du 9 décembre 1823 de Nicolas Quentin TROGNON et de Marie Geneviève TROGNON. Antoine DUBOCQ (DUBOST ?), oncle maternel de l’épouse, 47 ans, scieur de long,
            est témoin.



LE SAINT LEGER

Il existe deux propriétés : la première en allant vers les bois, dite le Petit St Léger où habite la famille RIVOIRE,la seconde, dite le Grand St léger où réside la famille VIENOT.


            Acte de naissance du 31 juillet 1793 de Jacques François TRUFFAUT, fils de Jacques François TRUFFAUT, tailleur de pierre, et de Marie Catherine TROGNON.

Acte de naissance du 23 octobre 1865 de Jules Désiré PROVOST, fils de Frédéric Julien PROVOST, 29 ans, scieur de long, au Grand Saint Léger, et d’Estelle Alexandrine PERCHE, 20 ans, son                 épouse.

Acte de décès du 29 Vendémiaire An X (21 octobre 1801) d’Ambroise LEMAIRE, 8 ans, fils de Jacques LEMAIRE, berger, et de Suzanne LASNE (LAISNE).


LA GENOUILLERE

C’est le lieudit en face du lavoir de l’Aulnaie, route des Mares. Il est cité dans l’acte n° 22 du 11 novembre 1866. Quand je suis arrivé dans le Vexin en 1954, il n’y avait plus de maisons.
            Les constructions nouvelles de ces dernières années ont recréé un paysage bâti.


Le CLOS du BOIS

Je n’ai toujours pas pu situer cet écart.

Acte de décès du 29 janvier 1853 de Marie Geneviève Honorine COMBAULT, 67 ans.


LA HAUTE GOULEE

Ecart disparu déjà cité dans cette étude (voir pages 78 et 96)

1806 : Jeanne GUERBOIS, 88 ans, fille de Louis GUERBOIS et de Jeanne LEMASSON, est décédée le 10 « may » à 11 heures du matin en la maison de l’hospice de Mantes, domiciliée au hameau             de la Haute Goulée. Les déclarants sont Louis BINAY, 53 ans, son fils, cultivateur à Villeneuve, et Martin NOYER, 42 ans, cultivateur aux Mares.


LA MAISON du BOIS

C’est la maison située après l’étang du château en allant vers Chaussy. Le CLOS du BOIS  était-il une autre dénomination de ce même lieudit ?

Acte de décès du 8 décembre 1922 de Paul VAILLANT, époux de Léocadie PHILIPPE. L’un des témoins est Eugène BOULAY, 34 ans, commerçant à Villers.

LA HETRAIE

Sur la Hêtraie, route de Maudétour, il existait une station américaine dite « Le RADAR ». En réalité, c’était un relais « microwatt » destiné à guider la navigation aérienne.

Plus tard, après le départ des militaires et l’abandon de la station, les bâtiments, longtemps déserts, sont achetés par M. et Mme DEPIERRE qui les modifient et les transforment en
            une habitation individuelle


Camille HAVARD m’a communiqué cette photo de famille qu’il date des années 1920-1930.

Son père, Vincent HAVARD tient le cheval par la bride.

La scène se passe à La Goulée dans le champ situé en face de la propriété des ANDERSON.

A l’époque, le fermier était Monsieur MONNIER.